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Le pape, les glaouis et moi, quelle histoire !

Publié le 22 novembre 2010 par Ruminances

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Les commentateurs n’ont pas manqué de le souligner : le pape s’est légèrement incliné sur la capote, mais tout « doucement ». Faut pas non plus enfiler ça comme un sauvage ! C’est la première fois pour un pape ! Avec le temps… Avec le temps…

Je me souviens de l’époque d’avant la contraception féminine où on appelait ça un condom. Un vrai tuyau PVC ! Bonjour la sensibilité ! Une fois enfilé, le braquemart avait des allures de massue préhistorique. Tu m’étonnes que, voyant ça, la pucelle prenait la poudre d’escampette en hurlant au loup ! Or on sait bien ce que la peur du loup – entretenue par toutes les églises – peut causer comme dégâts dans l’esprit des jeunes gens. Et pour l’esthétisme – bien que là n’était pas l’urgence –  n’en parlons pas ! Quelle époque !

Quant au parfum de friandise dont les condoms sont aujourd’hui pourvus, cela relevait carrément de la science-fiction !  Dans certaines familles de pauvres – ça coutait cher à l’unité – on lavait méticuleusement la chose après utilisation, pour la fois suivante. Au bout de trois lavages le caoutchouc arborait une capillarité que le premier spermatozoïde venu traversait en prenant la clé des champs. On ne compte plus le nombre d’enfants-condom venus au monde par ce procédé, ainsi que par la célèbre méthode Ogino, celle qui consistait à éviter de faire frottis-frota en période de fécondabilité féminine. Dur de tenir le cap au milieu de tant de chaleur ! Que des bons souvenirs, la morale catholique ! La transgresser devenait une mission… presque religieuse !

C’est donc la première fois qu’un pape ouvre les vannes à la rétention spermatozoïque. Avant de célébrer cet événement comme une avancée dans le monde rétrograde de la pensée religieuse, attardons-nous un instant sur son aspect tordu.

Interrogé par un journaliste allemand – un communiste repenti, comme on les aime chez les bigots de sale espèce – Benoît XVI, dans cet ouvrage d’entretiens, « Lumière du monde », ne donne qu’un exemple sur lequel il semble transiger, celui d’un « homme prostitué » – bien ! – utilisant « un préservatif » pour se prémunir du mal qui le guette à chaque coup de b(r)aguette.

« Cela peut être un premier pas vers une moralisation, déclare-t-il en bonne enflure, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n’est pas permis et que l’on ne peut pas faire tout ce que l’on veut… »

Et les autres ?… Ils font quoi, les autres ?… A commencer par le peuple des catholiques que Sarko cherche à séduire ? Ils font tintin ! Ou, ce qui est le plus probable, ils font comme tout le monde, ils niquent, pratiquent l’adultère, vont chez les putes, vivent dans la culpabilité et, pour finir, se livrent au triptyque du bon croyant hypocrite, contrition, confession, pénitence, en récitant l’ancienne version du pardon à la prière du soir : « Mon Dieu, je te demande pardon pour mes péchés. Je regrette de t’avoir fait de la peine. Aide-moi, je ne veux plus recommencer ». A la semaine prochaine, mon père ! De semaine en semaine, de mensonge en frustration, de coups de canif en contrition, on atteint le seuil de la vie, le corps emprisonné et les boyaux tordus par les remords. C’est ça la vie selon Benoît ?… C’est ça la vie selon la religion ?…

La franchise sexuelle ne fait toujours pas partie des magasins catholiques ni de l’arsenal idéologique d’une église qui, perdant de la vitesse, livrant campagne de séduction, entrouvre les lourdes portes de sa citadelle, pour mieux coincer la guibole quand le gogo passe le seuil.

Et Dieu dans tout ça ?, direz-vous. Aux dernières nouvelles, il se les grattait comme un bonobo du côté de Bornéo.

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