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Deltell et le gaz de schiste...

Publié le 22 novembre 2010 par Lawrence Desrosiers

Gérard Deltell, l’ancien organisateur conservateur et journaliste de TQS, chef de l’Action démocratique du Québec et député de Chauveau, a eu l’air gêné dimanche soir à l’émission Tout le monde en parle. Au sujet des gaz de schiste, il s’est vu isolé par le panel d’invités et les spectateurs. Il a dit que son parti était en faveur de l’exploitation des gaz de schiste, mais qu’il faut davantage informer les gens, que le gouvernement actuel avait commencé à l’envers. Le problème, c’est que la population a reçu de l’information et qu’il n’y a personne pour leur en dire plus. En d’autres mots, nul ne connait vraiment les dangers que comporte l’exploitation de cette richesse naturelle. Les expériences d’exploitation par les mêmes compagnies à l’extérieur du Québec, se sont avérées extrêmement négatives pour l’environnement et les gens qui vivent à proximité des puits. Mais qu’ont donc nos politiciens à raisonner comme des casseroles?

Si jamais il y avait exploitation

Toutes les richesses naturelles du Québec appartiennent de plein droit à tous les Québécois. Elles n’appartiennent surtout pas au gouvernement en place, encore moins à la ministre des Ressources naturelles. Le gouvernement a pour tâche de gérer ces richesses. Il doit en tirer le meilleur parti, monétaire ou autre, pour la population. Dans certains pays, comme la Norvège, le gouvernement retire 75 % des profits, ce qui sert à éliminer sa dette nationale et à assurer l’avenir de sa jeunesse. Ici au Québec, on parlait de seulement 13 % de cette richesse qui reviendrait à la population. L’industrie gazière voulait tout récemment abaisser ce chiffre à 2 %. Il faudrait lancer un sérieux avertissement aux gazières : en bas de 75 %, ramassez vos cliques, vos claques et foutez le camp. N’oubliez pas de laisser les lieux propres, comme ils étaient avant que vous vous y pointiez.

Nous devons considérer comme essentiel le fait que cette richesse ne serve pas à enrichir les anciens ministres, sous-ministres libéraux ou les amis du gouvernement en place. Actuellement, on ne peut se fier au gouvernement pour gérer cette richesse à cause de son manque de transparence et d’honnêteté.

Où s’informer?

Pour ceux qui veulent être informés, je trouve le reportage de l’émission Découverte très intéressant et surtout neutre. Je vous le recommande. C’est par ici. Je n’ai rien vu ailleurs et personne n’a mieux fait jusqu’à présent. Tout y est.

Si on parlait d’environnement

Pour exploiter ces gaz, il faut beaucoup d’eau, énormément d’eau. Les camions-citernes font du va-et-vient toutes les dix minutes, 24 heures sur 24. Déjà là, il y a hyper pollution, que ce soit par le carbone rejeté par les camions, par le bruit et le dérangement qu’ils provoquent dans le sillon de leurs déplacements ou par le gaspillage d’eau. Dépenser autant de mazout pour exploiter du gaz, il faut que ce soit payant pour quelqu’un.

Le procédé

On ajoute à l’eau du sable et des produits chimiques (chaque compagnie gazière a sa propre recette tenue secrète). On envoie cette eau chimique sous pression dans le trou afin de fracturer le schiste et d’en retirer le gaz. Le problème, c’est que cette boue chimique et polluante remonte à la surface et qu’elle est pratiquement impossible à éliminer complètement. Les gazières veulent acheminer cette boue chimique et peut-être cancérigène aux usines d’épuration des municipalités, que nous contribuables, avons payé avec nos taxes et impôts et dont nous défrayons les frais de fonctionnement. Il y a pire; ces usines de traitement des eaux sont conçues pour éliminer les déchets biologiques, pas les déchets chimiques. Donc, les petites recettes chimiques secrètes des gazières se retrouvent dans l’environnement. Adieu consommation de poissons, mollusques et crustacés. Sans compter les dangers pour la nappe phréatique.

Si on se fie à ce qui s’est fait ailleurs, les constats d’infraction à l’environnement se comptent par millier et les gazières acceptent de les payer seulement après plusieurs avertissements. Les contribuables doivent constamment utiliser les tribunaux pour faire valoir leurs droits.

Ici au Québec, même si l’exploitation en est à ses balbutiements, plusieurs infractions à l’environnement sont constatées.

Conclusion

Tant que rien n’est clair, il faut arrêter cette exploitation polluante, qui ne profite qu’aux initiés. Surveillons attentivement le gouvernement en place; il est le pire de toute l’histoire du Québec depuis l’époque Duplessis, au niveau de l’honnêteté, de la corruption et de la magouille. Un moratoire et une réflexion profonde s’imposent.

Lo x


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