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Ecole du Moulin de Chennevières : Occupation par les parents

Publié le 26 novembre 2010 par Glaco

Suite à la décision brutale et sans concertation de l’Académie de remplacer une institutrice temporaire d’une classe de 1ère section maternelle par une stagiaire également temporaire (jusqu’au retour de l’institutrice titulaire), les parents d’élèves de l’école du Moulin ont occupé l’école jeudi 25//11. En effet, 146 profs stagiaires ont été nommée mardi 23/11 par l’académie du Val-de-Marne sans aucune concertation, ni information préalable des directeurs et encore moins des parents. Cela a entraîné bien évidemment de nombreuses protestations dans les écoles du Val-de-Marne, notamment l’école du Moulin de Chennevières. Voir article du parisien ci-dessous…

Article du Parisien : Ils ne veulent pas de profs stagiaires dans les écoles

Alors que 146 profs stagiaires ont été nommés hier dans les écoles, parents et enseignants se mobilisent déjà dans certaines villes pour dénoncer une éducation au rabais.

L’arrivée des professeurs stagiaires dans les écoles passe mal dans certaines villes du Val-de-Marne. Des blocages ont ainsi été organisés par des parents d’élèves à Marolles, Fontenay-sous-Bois et Chennevières pour s’opposer au jeu de chaises musicales entraîné par leur déploiement.

D’autres manifestations sont prévues ce matin, notamment à Mandres-les-Roses et Nogent.
Hier, 146 des 286 professeurs des écoles stagiaires ayant obtenu leur concours en juin ont été nommés à leur poste, à la surprise des enseignants et des parents. « La maîtresse actuelle effectuait un remplacement et devait rester jusqu’en avril. On a appris mardi qu’elle devait laisser sa place à un nouveau professeur stagiaire. Ça n’a pas de sens! s’exclame Georges Dos Reis, parent à l’école du Moulin-à-Vent de Chennevières. On met des gens qui n’ont quasiment pas d’expérience alors que les enfants sont en petite section de maternelle et commencent leur cursus. Il y a une réelle perte de repères. » Les parents et certains enseignants dénoncent également la brutalité de la décision : « On nous jette quelqu’un sans nous expliquer quoi que ce soit. On n’a aucune information et quand on demande, on nous répond que ce n’est pas notre problème », peste une directrice d’école.
Cette situation résulte directement de la réforme de la formation des professeurs des écoles inaugurée cette année. Un bouleversement néfaste, selon les syndicats, pour les enseignants et les élèves. « Le but de tout cela, c’est de réaliser des économies. On utilise ces stagiaires comme des remplaçants au lieu de les former, s’indigne le Syndicat national unifié des directeurs, instituteurs et professeurs des écoles de l’enseignement public FO, section du Val-de-Marne. De plus, on ne souhaite pas que les stagiaires aillent dans des écoles difficiles. Or certains vont être affectés dans des zones d’éducation prioritaires (ZEP), voire dans des CP ou des CM 2, là où on mettait plutôt des professeurs formés. On doit respecter les droits des stagiaires et assurer une continuité dans les écoles. »
Pour Pierre Moya, inspecteur d’académie du Val-de-Marne, une mise au point est nécessaire : « Les remplaçants n’auraient de toute façon pas été gardés. De plus, les stagiaires ont été reçus à un concours et ont suivi trois mois de formation, deux mois en observation dans une classe et trois semaines de formation théorique. Ils sont complètement capables. » Il avance que leur entrée dans le métier a été reculée au maximum et qu’il faut désormais qu’ils soient « en responsabilité ». Certains enseignants n’en démordent pas : la formation dispensée est nettement insuffisante.


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