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Dette de la France : hallucination collective

Publié le 02 décembre 2010 par Kalvin Whiteoak

Dette de la France : hallucination collectiveComme disait un certain Dominique au sujet de la perception publique de Ségolène, il y a de l’hallucination collective dans la  mesure de la véritable dette publique française. La froide Lagarde agite son casque d’acier pour faire accroire que tout va bien.

Baroin lui emboîte le pas à journées faites. Et le bon peuple est ragaillardi par des chroniqueurs opportunément fort peu diserts et critiques sur la question : la France c’est du triple A, point à la ligne.

Sauf que depuis la joyeuse époque des rois de France, la sublime contrée hexagonale n’a jamais fait autrement que de vivre outrageusement à crédit. Et, en faisant certes un saut dans l’histoire sinon dans le mode de gouvernance, depuis 1981 sans discontinuer, la contrée du râleur patenté ne peut afficher que des déficits et une augmentation drastique de son endettement public.

Lequel, aux alentours officiels de 1600 milliards d’euros (plus de 80% du PIB), est en réalité nettement plus élevé si l’on prend la peine de faire de la comptabilité réelle et non pas du dessin artistique.

En avril 2008, un rapport de la Cour des comptes (« Le réseau ferroviaire : une réforme inachevée, une stratégie incertaine ») critique les « artifices comptables et statistiques » pratiqués par l’État pour désendetter la SNCF en créant une nouvelle structure, Réseau ferré de France, afin de respecter plus facilement les critères de Maastricht.

De même, le Rapport Pébereau sur la dette publique note: « Depuis 25 ans, la plupart du temps (19 années sur 25), le déficit public (et donc la dette correspondante) n’a pas servi à financer de nouveaux éléments d’actifs mais d’autres dépenses : le renouvellement des équipements existants et des dépenses de fonctionnement courant. »

En fait, Sarko paye ses chaussettes et ses gugusses à crédit, et emprunte donc pour ce faire sur le marché des capitaux. Or depuis 2007, il a encore aggravé la situation française au point que sa note AAA n’est plus qu’une illusion bien temporaire.

La France est dans un état plus précaire que l’Espagne et le Portugal, et ne prend pas de mesures adéquates pour y remédier. Son sort est scellé à terme sur les marchés : elle devra payer beaucoup plus cher, si elle le peut.

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