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Budget, le maire Tremblay copie le ministre Bachand

Publié le 02 décembre 2010 par Magazinenagg
En 2011, le budget de la Ville de Montréal augmente de 5% pour atteindre le montant record de 4,5 milliards. Puisque la croissance de la population est nulle, le seul facteur pouvant justifier une augmentation du budget demeure l’inflation.
Historiquement, le taux d’inflation oscille autour de 2 %. Rien pour justifier le déluge d’augmentations de taxes et de tarifs imposés aux Montréalais :
• Taxes foncières : + 2,5 %
• Taxe spéciale pour le fond de l’eau : + 1,2 %
• Nouvelle taxe pour la voirie : + 0,5 %
• Taxe sur l’essence : + 1 %. En vigueur depuis le début de l’année.
• Taxe sur l’immatriculation : + 45 $. Cette taxe s’ajoute à celle de 30 $ en vigueur depuis plusieurs années.
• Taxes des arrondissements : varient d’un arrondissement à l’autre.
• Tarifs de la STM : + 4 %
Malgré ce déluge d’augmentation, le maire Tremblay prétend qu’il doit en plus réduire les dépenses de 250 M$ pour équilibrer le budget. Mais là, tout comme le ministre Bachand, le maire a simplement gonflé les dépenses pour ensuite prétendre que la Ville devra se serrer la ceinture. Un stratagème grossier cousu de fil blanc. J’en veux pour preuve le fait que le budget est suspicieusement silencieux sur les moyens à prendre pour réduire le gaspillage.
Budget, le maire Tremblay copie le ministre BachandCe vieux truc pour berner la population ne fonctionne plus. Neuf citoyens sur 10 ne croient pas le maire de Montréal quand il dit vouloir faire le ménage dans les dépenses de la Ville.
Pourtant ce n’est pas les occasions qui manquent :
• Selon l’Institut de la Statistique du Québec les employés municipaux sont déjà les fonctionnaires les mieux payés au Québec. Pourtant, la masse salariale augmente de 11,3 %.
• Il y a plus d’élus et de fonctionnaires par 1 000 habitants à Montréal qu’à Toronto. À Québec, le maire Labeaume a sabré le nombre d’élus et a mis les fonctionnaires au pas. Malheureusement, le maire Tremblay fuit les confrontations comme la peste, alors les Montréalais devront payer.
• Les structures superposées se multiplient et croissent à un rythme effarant.
• Les gains d’efficacité et de productivité des organismes municipaux et des fonctionnaires sont anémiques, voire négatifs.
• Etc.
Le maire Tremblay aurait pour objectif d’encourager les Montréalais à aller vivre en banlieue qu’il ne pourrait pas mieux s’y prendre.

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