la rocade bordelaise sous bonne garde
Publié le 05 décembre 2010 par Bordeaux7
A Lormont, tout près du Pont d’Aquitaine, le Centre d’Ingénierie et de Gestion du Trafic (CIGT) permet la surveillance et la gestion du trafic sur la Rocade et les pénétrantes de l’agglomération grâce au système Aliénor. Dans le futur, des informations sur l’état de la circulation seront disponibles bien en amont de Bordeaux.

La vue est superbe mais pas symbolique. Du nouvel immeuble de la CIGT, Centre d’Ingénierie et de Gestion du Trafic, on peut observer le Pont d’Aquitaine. Inauguré vendredi dernier, le bâtiment regroupe les services de la DIRA (Direction interdépartementale des routes Atlantique) et ceux de la CRS autoroutière Aquitaine. C’est d’ici qu’est géré et surveillé grâce au système Aliènor le trafic des 43 km de la rocade mais aussi de 20 km d’axes pénétrants comme l’A10, l’A63 ou l ‘A62. Ce système, «un outil digne des plus grandes métropoles » selon le président du Conseil général Philippe Madrelle, permet grâce à 29 panneaux d’informations, 100 stations de comptage du trafic, 54 caméras de vidéosurveillance et 22 caméras de détection automatique d’incident sur le pont d’Aquitaine, d’indiquer avec précision les temps de trajets sur la rocade. Le nouveau bâtiment comprend une salle de crise pour les événements majeurs et une salle d’exploitation dernier cri. Avec un mur d’images de 8,5m de long et de 1,5m de haut, opérateurs de la Dira et permanents de la CRS peuvent repérer tout incident avec rapidité et fournir des infos précises pour les automobilistes comme le temps de trajet mais aussi la mise en place des déviations. On recense « 10.000 événements routiers par an » explique le préfet Dominique Schmitt, dont le dernier d’ampleur n’est autre que l’épisode neigeux de jeudi dernier.
Phase 2Et demain, la phase 2 du système Aliénor d’un coût de 13 M d’euros se profile. Le préfet a notamment évoqué les possibilités d’informer les usagers bien en amont de l’agglomération de l’état de la rocade, des possibilités de se garer aux parc-relais pour prendre un tram, de mieux gérer le trafic poids lourds et de donner des indications de vitesse pour fluidifier la circulation. Alain Rousset, le président du Conseil régional a profité de l’occasion pour évoquer l’expérimentation d’une « taxe poids lourds » comme en Alsace. Quant à Philippe Madrelle, il annonçait pour 2012 « la modification du réseau Transgironde avec un cadencement et le rabattement des parcours vers les gares de Gironde ». Avec au passage un ticket unique à 2,5 € quel que soit le trajet. De quoi préférer le bus et mieux fluidifier un trafic routier journalier de 100.000 véhicules en moyenne.•
Jean-Yves Saint-Céran