Magazine Journal intime

Ecole buissonnière

Par Isabelledelyon

Je viens de passer une semaine mouvementée. Ma fille aînée J. a été opérée de l'appendicite mardi dernier. Je pensais que le diagnostic était facile à poser, hé bien, c'est loin d'être le cas...
A son retour de son cours de natation, elle a eu une douleur subite localisée en bas à droite de son abdomen. Elle se tenait pliée en deux comme pour comprimer ce point douloureux. J'ai immédiatement pensé à l'appendicite. Je l'ai aussitôt emmenée voir le pédiatre de garde. Il était très dubitatif, ne savait pas quoi me dire et ça je l'ai compris tout de suite. Il a prescrit du spasfon et m'a dit d'attendre le lendemain. Il pensait à une inflammation des ganglions. Je sais que J. en a déjà eue et n'avait pas cette réaction ni cette douleur particulière. Il m'a avertie que si la douleur persistait, il fallait qu'elle passe une échographie.
Elle a passé une mauvaise nuit, en se réveillant tôt. Elle était inquiète et moi aussi. Je voulais éviter l'hôpital pour enfants de Lyon où tout a été centralisé et le temps d'attente aux urgences peut atteindre 7H. J'ai appelé une clinique ayant une excellente réputation et dotée de plusieurs spécialistes en pédiatrie. Un médecin de porte m'attendait et allait faire passer une échographie à J.
3H après, une échographie et une radio réalisées, il n'avait aucune idée de ce qu'elle avait. Le radiologue n'avait pas trouvé d'appendicite. Il a eu une idée de génie, tester son urine et bingo, il a trouvé des leucocytes. Il était très content de sa trouvaille. Il a conclu par une infection urinaire, lui a mis une liste longue comme le bras d'anti-douleurs divers et un antibiotique. Il n'a prescrit aucune prise de sang, ni analyse d'urine par un labo.
Le lendemain, ma puce avait toujours autant mal. J'ai attendu le lundi, toujours la même douleur. Je n'ai pas voulu l'envoyer à l'école. Nous sommes allées voir mon super généraliste. Il m'a questionnée, l'a auscultée et m'a dit qu'il ne croyait pas du tout à une infection urinaire mais penchait lui aussi pour une appendicite. Il m'a dit d'attendre et si la douleur persistait le soir ou le lendemain matin, il nous orientait vers un chirurgien. C'est ce qui s'est passé. Nous sommes allées dans une autre clinique. Le chirurgien ne croyait pas à l'appendicite. Il lui a fait repasser une échographie et enfin, un bon radiologue, a attendu 15 mn face à son écran pour établir avec certitude qu'il s'agissait bien d'une appendicite. Elle a été opérée en urgence le soir même. Je suis évidemment restée à ses côtés pendant les 48H qu'ont duré son hospitalisation. J'ai eu droit à un lit dans sa chambre mais placé sous la fenêtre. De l'air glacé s'en échappait et après deux nuits soumise à ce traitement, je suis rentrée chez moi enrhumée.
L'opération s'est bien passée, j'ai pu l'accompagner jusqu'au bloc. Tout le personnel était aux petits soins avec elle, ils ont très peu d'enfants dans leurs services. Elle s'est réveillée avec une sorte d'asthme. Elle a dû rester une heure de plus en salle de réveil avec un masque pour l'aider à respirer et enfin, ils me l'ont ramenée. J'étais vraiment heureuse de la retrouver et que ça soit derrière nous. J'ai pu compter une fois de plus sur mon petit mari. Il a pris lui aussi deux jours pour gérer notre plus jeune fille E. et me permettre de faire des siestes l'après-midi pour compenser ses nuits peu reposantes.
Cette semaine, je reste avec elle, chez nous. Mes infirmiers passent tous les jours changer son pansement. J'aime bien les voir pour autre chose que pour mes perfusions, ça change un peu de contexte. Son institutrice a appelé pour prendre de ses nouvelles, J. comme moi avons été touchées par cette attention. Tous les soirs, je trouve la liste du travail effectué dans la journée à l'école ainsi que les devoirs à faire pour le jour d'école à venir. Je peux ainsi faire travailler ma fille et elle pourra retourner à l'école, la semaine prochaine, sans avoir rien perdu, sans retard.
Nous avons dû annuler notre week-end à la montagne, je n'ai pas voulu qu'elle fasse de la route à peine sortie de la clinique. Nous sommes allés au cinéma, "L'apprenti du Père Noël", "Rayponce" à laquelle ma plus jeune fille s'est complètement identifiée et aujourd'hui, rien que toutes les deux, "No et moi".
Je lui ai lu "Le chevalier Arthur" que nous avons beaucoup aimé. J'apprécie ces moments passés ensemble, le calme après la tempête.
Elle est interdite de sport jusqu'aux vacances. Le chirurgien l'autorise à faire du ski pendant les vacances de Noël, de préférence après Noël. Ses entraînements de ski débutent le premier samedi des vacances, une semaine avant Noël, j'espère qu'elle sera assez en forme pour y assister. Heureusement, elle n'a qu'une semaine de stage intensif de ski et pour une fois, elle débute le 25 décembre avec démonstration de sauts en ski le 31 décembre avec descente aux flambeaux. C'est sa passion, elle s'investit beaucoup, j'espère qu'elle n'en sera pas privée. Heureusement que cette appendicite est arrivée avant les vacances.
Nous en avons profité samedi pour peaufiner nos équipements pour cette nouvelle saison de ski qui s'annonce. Je trouve que c'est primordial pour ce sport d'être bien habillé, de ne surtout pas souffrir du froid et de rester étanche. Compte tenu des conditions dans lesquelles mes deux filles skient parfois, je ne veux surtout pas craindre pour leur équipement.
Alors à nous les pistes enneigées dans moins de deux semaines. Je préfère la neige à la montagne qu'en ville même si Lyon est si belle sous son manteau blanc...
(Photos prises depuis les pentes de la Croix-Rousse, en revenant de l'école des filles)

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Fourvière

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Le vieux Lyon et au fond,
on aperçoit la grande roue de la place Bellecour

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A droite, la fameuse piste de ski de Lyon, la Sarra.


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