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Top 14: Brive doit redevenir gaillarde pour éviter la relégation

Publié le 07 décembre 2010 par Moodds

Depuis le départ en 2008 de son mécène Daniel Derichebourg, Brive, qui vient de conforter l'entraîneur Ugo Mola dans ses fonctions, ne cesse de dégringoler dans la hiérarchie du Top 14 pour se trouver relégable à l'issue de la phase aller. Il fut un temps, pas si lointain, où le CAB rêvait de reconquérir l'Europe.

C'était en 2007 et l'objectif d'alors, énoncé par l'animateur de télévision Patrick Sébastien et Daniel Derichebourg, était de construire une équipe ambitieuse capable de viser une finale européenne en trois ans.

Ce rêve s'est définitivement envolé depuis, et il n'est désormais plus question que de survie après le passage d'Agen, concurrent direct au maintien et vainqueur réaliste et efficace (30-12) samedi au Stadium.

L'espace de 80 minutes, Agen a pointé les carences sportives actuelles des Corréziens, mais aussi et surtout rappelé tous les errements plus ou moins coupables qui ont émaillé le quotidien briviste ces dernières années. Rappel des faits.

Un propriétaire mécène (Derichebourg) arrivé par hasard en 2006 mais qui se pique au jeu au fil des matches, un nouveau président (Robert Rousseau) en 2007 qui congédie les entraîneurs Tim Lane et Laurent Rodriguez, le retour de Patrick Sébastien, homme des années Europe (coupe d'Europe 1997, finale en 1998) qui séduit Derichebourg et son portefeuille, et attire dans son sillage François Duboisset, ex-joueur, et Simon Gillham, en qualité de directeurs généraux.

Brive veut redevenir gaillard et avec son nouveau manageur Laurent Seigne, de retour après le titre européen de 1997 et un limogeage en 1999, obtient l'accord de plusieurs joueurs britanniques de renommée mondiale, comme Ben Cohen qui rejoint Steve Thompson déjà en Corrèze.

La première saison est houleuse, avec un maintien acquis dans les dernières journées, la seconde prometteuse avec les renforts dans le staff des anciens internationaux Ugo Mola et Christophe Laussucq, et sur le terrain des Gerhard Vosloo, Alix Popham ou encore Andy Goode. Brive termine 6e et retrouve l'Europe onze ans après.

Lendemain radieux ? Plutôt boiteux. Derichebourg, dont les investissements colossaux (23 millions d'euros en trois ans) font grincer des dents au sein de son groupe (multiservices) en pleine crise mondiale, décide de vendre le club et d'en demeurer un simple partenaire.

Racheté par un pool d'actionnaires, le CAB entre dans l'ère du rationnement financier. Sportivement, les résultats ne sont pas à la hauteur, et après le départ volontaire de Duboisset, Patrick Sébastien, débarqué de son rôle de président d'honneur, va au clash avec la nouvelle direction avant d'être congédié. Seigne est remercié une semaine plus tard (fin octobre 2009) et le club se classe 8e après une belle phase retour.

Impératif économique oblige, -"Brive n'est plus un club de milliardaires" selon le président Jean-Jacques Bertrand-, le club, visé par la DNACG qui l'auditionnera le 16 décembre, doit se séparer de certains de ses joueurs (Thompson, Flutey), voit ses meilleurs éléments (Palisson, Estebanez, Vosloo) de plus en plus courtisés, et son jeu partir en déliquescence progressive.


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