Magazine Environnement

Le Prix de la croissance verte numérique récompense 6 entreprises innovantes

Publié le 08 décembre 2010 par Sequovia

Le Prix de la croissance verte numérique récompense 6 entreprises innovantesLa cérémonie de remise de la 2ème édition du Prix de la Croissance Verte Numérique a eu lieu le 23 novembre 2010 à 18h00 à l’auditorium du MEDEF. Fort du succès de sa première édition, le Prix de la Croissance Verte Numérique a distingué, cette année encore, 6 entreprises et centres de recherche exemplaires qui ont atteint un des objectifs visés : inventer, créer, expérimenter, développer des technologies numériques au service du développement durable (économie bas carbone, bâtiment intelligent, mobilités durables, économie localisée, diminutions de l’empreinte des TIC, réseaux intelligents de gestion d’énergie-smart grids, innovation…).

  • Les heureux gagnants

Pour remettre les prix et départager les 80 candidats en compétition, le jury présidé par Claude Haigneré, présidente de la Cité des sciences et de l’industrie s’est basé sur les critères suivants : originalité, pertinence de l’utilisation des technologies numériques pour l’environnement, création de richesses et d’emplois, politique RSE (pour les entreprises) …
Les 6 lauréats sont :
- Masternaut (groupe Hub télécom) dans la catégorie “Grandes entreprises”
- IBM dans la catégorie “Recherche”
- Télécom SudParis, Institut Télécom dans la catégorie “Prix Spécial du Jury”
- RayCreatis et Trinov dans la catégorie “Start’Up”
- DotRiver dans la catégorie “Coup de coeur”

  • A propos de

Le Prix de la Croissance Verte Numérique est le fruit de la collaboration entre les entreprises : MEDEF et les Fédérations du secteur TIC et informatique (Alliance TICS, Fédération Française des Télécoms, FIEEC, Syntec Informatique) et l’Etat : Commissariat au développement durable, MEEDDM, le Secrétariat d’Etat à la Prospective et au développement de l’économie numérique, la Délégation aux usages de l’Internet, l’ADEME, OSEO… Ainsi que des Partenaires expertises : Institut Telecom, Cap Digital, Caisses des Dépôts. Ces acteurs ont en effet souhaité valoriser les initiatives innovantes : le MEDEF et la Fédération Française des Télécoms – sous le pilotage d’ACIDD* – ont ainsi proposé la création d’un prix national qui a trouvé toute sa place dans le « Plan France Numérique 2012 » et dont le succès de la première édition a justifié l’organisation de la seconde.

*ACIDD est une association à but non lucratif dont la vocation est de contribuer à accélérer la diffusion des idées et outils novateurs répondant aux enjeux de développement durable, de créer des liens entre les individus et les réseaux, d’expérimenter de nouvelles formes de collaborations et de communication et de faciliter la concrétisation de projets de développement durable. Fondée en 2000 et présidé par Gilles Berhault, ACIDD compte aujourd’hui 350 membres.

  • « 3 questions à »

- Claude Haigneré Présidente de la Cité des Sciences et de l’industrie et Présidente du jury 2010
- Gilles Berhault, Président ACIDD et organisateur du Prix de la Croissance Verte Numérique

Qu’appelle t’on croissance verte numérique ?
C.H : la croissance verte numérique symbolise un lien, une capacité à travailler ensemble. Il s’agit de croiser intérêt pour la planète et création de valeurs et d’emplois. Tout l’enjeu de ce prix est de faire collaborer les entreprises innovantes et les chercheurs, mais aussi le grand public, particulièrement les jeunes adultes qui se sentent souvent moins concernés par le développement durable.
G.B : la croissance verte numérique est la création d’activités en elles-mêmes peu impactantes sur l’environnement (énergie, déchets, consommation de ressources, pollutions) et qui se mettent au service des grands enjeux sociétaux actuels : efficacité énergétique, bâtiment et mobilités durables, réseaux intelligents, localisations économiques, process industriels, RSE des entreprises

Quels sont les moteurs de cette croissance ?
C.H : cette croissance nouvelle se fonde sur le projet de prospérer sans impacter la planète. Cela repose sur quatre principes : innover, expérimenter, évaluer et mettre en réseau.

Que symbolise la présidence du jury ?
C.H : je suis fière que la présidence du jury ai été confiée à Universciences. J’ai pu démontrer dans mes différentes expériences passionnantes, tant scientifiques que politiques, que tout est possible quand on le met en oeuvre avec sérieux et passion. Mon rôle a été de coordonner les membres du jury, qui ont des visions très différentes. Nous avons pu évaluer tant l’originalité des démarches que les capacités réelles d’aider à la prise en compte de l’environnement dans toutes nos activités humaines.

Qu’est ce que cette initiative a de remarquable ?
C.H : des points très forts ont émergé cette année dans une très grande diversité. La question des réseaux intelligents d’énergie a été très présente, ainsi que la mobilité, totalement révolutionnée par la géolocalisation.

En tant qu’organisateur, quels sont à vos yeux, les enjeux de demain ?
G.B : un enjeu important est d’éviter de créer de nouveaux problèmes avec les solutions numériques. Nous nous devons de diminuer les consommations énergétiques du réseau, la consommation de ressources. Ce doit devenir un enjeu mondial. Les entreprises du numérique s’y emploient, il faut accélérer ce mouvement. C’est aussi une question d’accessibilité et donc d’infrastructures. Evidemment, il s’agit avant tout de mettre en oeuvre les bonnes initiatives technologiques efficaces dans la lutte contre les changements climatiques et l’équité sociale. Nous devons changer d’échelle, généraliser la démarche et donc valoriser les innovateurs. C’est tout l’enjeu de ce Prix, dépasser la bonne pratique, pour « massifier » ces démarches, portées par des femmes et des hommes d’entreprise.

Qu’attendez-vous de cette seconde édition ?
G.B : plus d’innovation, plus d’originalité et encore plus d’enthousiasme. J’espère que des partenariats pourront se nouer plus largement, avec une ambition à la hauteur de nos priorités planétaires. L’économie a pleinement un rôle à jouer. Les entreprises peuvent prendre toutes leurs responsabilités sociétales dans les métamorphoses actuelles.

  • DotRiver pour la réduction de l’empreinte environnementale du matériel informatique (PC et ordinateurs portables) et de son utilisateur : Prix Coup de Coeur

Suite à une étude menée par le groupe de travail du CNRS, EcoInfo (dont DotRiver collabore aux travaux) en 2008, il ressort que la phase de fabrication des PC a un impact énorme sur  l’environnement (fabrication, utilisation, destruction). Pour fabriquer un nouveau PC (source cabinet Forester), il faut 240 kg d’énergie fossile, 1500 litres d’eau et 22 kg de produits chimiques (dont du plomb, du mercure, de l’arsenic, du chrome, des plastiques non biodégradables). L’écosystème vertueux mis en place par DotRiver repose essentiellement sur l’économie de l’usage.
L’objectif de DotRiver est d’utiliser le plus longtemps possible les PC et les ordinateurs portables. Cette utilisation prolongée (au moins pendant 10 ans) permet de :

  • diminuer fortement les déchets électroniques,
  • préserver les nombreuses ressources naturelles nécessaires à la fabrication des ordinateurs,
  • d’améliorer la compétitivité des entreprises et organisations grâce aux sommes économisées par un usage prolongé et radicalement différent des matériels.

L’originalité de la solution de DotRiver réside dans le fait qu’il s’agit de la seule entreprise à proposer ce type de services qui permet de minimiser l’impact de l’informatique sur l’environnement et d’améliorer la compétitivité des entreprises et/ou organisations grâce aux sommes économisées par un usage prolongé et différent des matériels informatique.
DotRiver conçoit, développe et maintient une technologie complète et sécurisée qui permet de travailler à distance, sur ses dossiers informatiques, sans jamais les faire transiter par Internet, et ce, avec ses programmes et son environnement. Ses solutions facilitent la mobilité et le télétravail, réduisent énormément les coûts (écologiques et financiers) de la bureautique.
L’ensemble des données et des programmes ne sont plus sur l’ordinateur de l’utilisateur mais sont sur un serveur ce qui permet d’utiliser aussi des postes qui ne sont pas très puissants, donc non récents, ou qui consomment peu d’énergie.

  • L’avis Sequovia

La Green IT offre de nombreux atouts écologiques d’avenir. Récompenser les entreprises innovantes dans ce domaine semble légitime dans un monde de plus en plus tourné vers le virtuel. Par ailleurs, les entreprises ont beaucoup à gagner en optant pour la Green IT : économie d’énergie considérable, réduction de l’impact environnemental, réduction des coûts liés au matériel informatique, bonne image de l’entreprise, etc.

Pour en savoir plus : Fiche solution Green IT
Economie d’énergie


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Sequovia 1882 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossiers Paperblog