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Disciples III Renaissance : retour inattendu à Neveendar

Publié le 06 décembre 2010 par Cyberstratege

Disciples 3 Renaissance

Sorti l’été dernier, Disciples 3 a ramené d’entre les morts une série vieille de presque dix ans et lui permet de revenir se faire une place au soleil des RPG tactique sur PC… Objectif atteint, tant bien que mal, pour ce classique proposant un univers sombre et onirique, un jeu que ne sauront renier les amateurs du genre !

Rarement un jeu aura aussi bien porté son nom. Agréable jeu de stratégie inspiré de Heroes of Might & Magic, Disciples semblait définitivement abandonné depuis la version 2, paru en 2002, c’est-à-dire un sacré bail ! Pourtant, cela faisait bien des années qu’on entendait parler de cette version 3, brinquebalée entre divers éditeurs, du Canadien Strategy First à l’Allemand Koch Media. Mais l’acharnement – certains diront thérapeutique – d’une vaste coalition de « geeks » et programmeurs russes, prêts à partir en croisade dès qu’il s’agit de tour par tour médiéval-fantastique, aura finalement eu raison de toutes les difficultés. Disciples renaît de ses cendres, pou venir se caler, non sans difficulté, entre un Heroes of Might & Magic V omnipotent mais plus si respectable et un King’s Bounty qui gagne à être connu !

Bonne vieille soupe dans bonne marmite

Disciples III, c’est du super classique : des héros à balader sur une carte stratégique, des combats tactiques en tour par tour, trois races, des villes à gérer et développer, des armées à recruter et des personnages avec pleins de compétence à apprendre et objets magiques à équiper !

Disciples 3

Carte stratégique où vos héros vont explorer et batailler.

Comme les deux premiers, Disciples reprend la recette magique de Heroes III, moyennant quelques subtilités. L’univers est bien évidemment différent, ne serait-ce que par l’approche graphique, reprise à la sauce russe, c’est-à-dire bien chargée d’ors et de dorures, inspirée d’un âge chevaleresque rêvé, avec de graves guerriers et de sublimes héroïnes blondes et slaves. Mais le tout est traité avec une certaine sensibilité et offre un environnement graphique et sonore cohérent, plutôt sombre et marqué en tout cas par une indéniable maturité. Le moteur de jeu est en 3D et les cartes assez belles, malgré des effets de brouillard un peu envahissant.

Les races sont celles des précédents Disciples : l’Empire, des humains adeptes de magie et de chevalerie lourde, la Légion des Damnés, les infâmes méchants de principe, et l’Alliance elfique, qui rassemble tout le reste ! Trois campagnes, une par race, sont d’ailleurs proposées, ce qui permet de varier les points de vue. La principale innovation de Disciple III repose sur le déroulement des combats tactiques, qui ne se contentent plus maintenant de prendre place sur deux lignes de front fixes, mais présentent un large champ de bataille hexagonal, plus important que celui de Heroes. On peut donc réellement mettre en place quelques petites stratégies, comme un bon vieux RPG tactique. Précisons qu’à la différence de Heroes, le joueur ne recrute pas des armées, mais des combattants individuels, qui accompagnent alors le héros au combat. On est bien dans un RPG tactique plus que dans un jeu de stratégie, même si les guerriers qui escortent les héros ne peuvent pas monter de niveau. De même, les héros combattent, ils ne servent pas simplement de généraux et d’artillerie en appui comme dans Heroes (sauf comme dans le IV où c’était d’ailleurs un problème).

Inversement, certains pourront regretter le combat en deux lignes qui faisaient le charme des anciens Disciples par sa simplicité et la nécessité d’optimiser les combats. C’est un choix mais il aurait peut-être été préférable d’améliorer les règles de magie ou de développement de ville que de mettre en place ces combats tactiques plus complexe, où l’IA est d’ailleurs rarement à l’aise.

Dans l’ensemble, l’amateur de fantasy en aura pour son grade, avec une foultitude d’objets magiques, lieux à explorer, monstres à combattre. Chaque mission s’avère toutefois plus accessible que celles de Heroes V, qui sont parfois interminables. La fiche des perso de Disciples est par ailleurs vraiment sympa, avec de nombreux emplacements pour placer des objets, tous aux effets variés, et un arbre de compétence assez étonnant, organisé sous forme de labyrinthe et demandant d’avancer à tâtons.

Disciples 3

Des graphismes très soignés.

Le joueur pourra diriger trois héros au total, guerrier, voleur ou magicien, tous permettant de diriger des armées et dotés de multiples pouvoirs, à utiliser lors des combats tactiques ou sur la carte stratégique. Chaque héros peut utiliser un sort stratégique par tour, certains permettant par exemple d’affaiblir des monstres avant de les engager au combat.

Disciples III Renaissance : retour inattendu à Neveendar, 7.0 out of 10 based on 5 ratings

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