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FaceBook : poème Le tablier de grand-mère pour Agnès

Par Illusionperdu @IllusionPerdu
Enfant, délicieuse enfant comme Agnès disait, penchée en avant du haut de mon tabouret je regardais cuisiner grand-mère !!!!
ah !!!!!! comme l'odeur des parfums me reviennent en mémoire soudain !!!!
mes neurones olfactives se réveillent,
ma langue tourbillonne, mes papilles bouillonnent !
Vive les tomates farçies de grand-mère !
Joliment apprêtée d'un gigantesque tablier,
pas par la grandeur des poches qu'il pouvait avoir mais par le tour de taille de l'arrière mémé !!!! c'est qu'elle était imposante l'arrière grand-mère, cheveux blancs, front dégagé, chignon vers l'arrière, elle était bonne comme du bon pain,
et tendre comme la brioche qu'elle fabriquait !
le matin , sautillant rapidement les marches du grand escalier,
je descendais de ma chambre , l'esprit gustatif ensorcellé
pieds nus, sans faire de bruit, je me hissais dans la grande cuisine , là ou chauffait la cuisinière à charbon,
dès le matin , un bon petit café au lait avec pour cela de fines tartines au pain frais beurré,
c'était un délice de dormir chez elle,
un délice de dormir même si je dormais d'un lit où j'aurai pu me tuer,
un délice même de rêver dans cette vielle chambre où quelques araignées venaient s'y ballader,
un délice encore même d'entendre le tic tac affolant de non discrètion du réveil matin,
le bon réveil métallique qui faisait tic tic tic ......
Le midi , radis du jardin, beurre salé fait maison,
et ses lentilles au lard à la grand-mère !!!!!!
je m'en souviens encore
de ces odeurs, de ce décor,
la grande table en chêne pour y manger,
toujours propre, toujours cirée,
on y retirait la nappe pour les grandes occasions, les dimanches quand la famille au complet venait.
alors là Agnès y sortait l'artillerie,
pâtés, rillettes, je vous le dis !
et moi comblée, repue j'allais dehors jouer,
souvent pieds nus ou en fines sandales, à la course aux poules j'allais,
je me prenais deux trois coups de becs ne voulant pas me confier leurs oeufs ,
les ingrates, les méchantes, les sacripantes,
souvent la semelle du sabot en bois dérapait
sur un ou deux postérieurs des galinettes qui venaient me piquer.
alors l'arrière grand-mère grondait au loin, m'ordonnant de rentrer
mais chez elle , point de fessées, jamais !!!!!
ma punition vous l'auriez deviné ....
était ...
de finir la brioche entamée ......
avec confiture des fruits du jardin s'il vous plait ...... Sylvia

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