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Etat chronique de poésie 1077

Publié le 14 décembre 2010 par Xavierlaine081

1077 

Que serons-nous, une fois les cieux déchaînés et la boue coulée ? 

Ciel noir sur le jour, 

Ombre sur les branches désormais nues 

Mais toujours la même course 

Indifférente aux signes 

*

La perte du symbole est un traumatisme plus grand 

Affirmant une misère allant au-delà de la misère 

Il est une identité arrachée maintenant 

Celle qui de culture se nourrissait 

Non de celle-ci hégémonique et bourgeoise 

Mais celle qui signe l’attachement symbolique à un travail 

Celle qui est à l’œuvre dans la création de soi 

Dans l’apprentissage quotidien d’une façon d’être 

Non dans l’accumulation d’un avoir

Je te regarde 

Lis en tes yeux l’incrédulité d’un temps sans sincérité

Tu te méfies de la chaleur humaine 

Elle qui a déserté depuis longtemps la qualité du jour

Humains pourtant, 

Nous sommes comme deux étrangers, 

Deux langues, deux cultures, 

Ne sachant plus quel média pourrait nous réunir. 

Il n’en est besoin d’aucun 

Juste celui d’exister 

D’observer nos souffles s’unifier 

Dans la qualité d’un échange. 

Solidaires par nature 

Rien n’est à inventer 

Tout est à vivre 

Manosque, 16 novembre 2010

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