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Il faut comparer le comparable

Publié le 14 décembre 2010 par Jeanjacques

Lorsqu'on compare la FEM (e² c²/ 10E7) et la FG (mmG/R²)  respectivement à l’œuvre dans la liaison proto-électronique de l'hydrogène, on trouve une différence considérable qui devrait les rendre à jamais irréductibles l'une à l'autre. (FEM / mp.me.G = 2.269 E39 !)  Or, il est présupposé que cette comparaison soit possible alors même qu'on ne sait rien de très précis sur les points qui leur sont communs. Cette comparaison révèle en effet  des faiblesses sur plusieurs aspects essentiels.

1) Il parait peu logique de mettre sur le même plan le produit de charges (e²) et celui de masses (mm) Dans le cas de la liaison proton / électron nous avons en effet deux charges attractives de même valeur supportées par des masses de poids différent. Or si nous savons que la constante de gravitation G s'applique au produit des masses - des masses célestes jusqu'aux particules - on se rend bien compte qu'elle est redevable d'une caractéristique profonde qui tient à leur poids alors que la charge e présente justement la caractéristique inverse d'effacer les différences de masse.

Dans le rapprochement FG/ FEM la charge de l'électron e est considéré à l'égale d'une masse puisque effectivement proton et électron ont une charge identique, ce qui a pour effet de faire disparaître la divergence du poids des masses au profit d’une identité des charges.

Ce produit des charges multiplié par la constante   " k "(C²/10.E7) serait semblable au produit de masses multiplier par la constante G (mmG) et on en déduit la valeur relative entre la FG et la FEM. Or, si l'on respecte les contraintes dimensionnelles, cette comparaison devrait être interdite.

2) Le coefficient K est purement théorique et se trouve simplement relié aux équations de Maxwell sur les ondes E.M qui se propagent dans le vide à la célérité C. C’est donc à partir de C qu’on parvient à mesurer la charge e (en passant par la définition de l’ampère et la permissivité du vide). L’introduction de la vitesse de la lumière n’a donc aucune signification autre que  d’indiquer que  la force se propage à la vitesse C. On ne pose aucun lien avec un phénomène qui serait à l’origine de la force.

3) La notion d'état stationnaire est inconnue en FG de même que les niveaux quantifiés d'énergie. Un corps soumis à la F.G peut être mis sur différentes orbites en conservant son énergie cinétique. Il en va différemment en FEM puisque l'électron se place  " spontanément " sur une orbite stationnaire précise et que tout changement d'orbite pour atteindre un niveau quantifié engendre une émission de rayonnements

4) Dans la FG, les masses chutent toutes à la même vitesse ce qui veut dire que l'accélération g croît ou décroît selon le carré de la distance mais la valeur de la force peut varier selon le rapport des masses en présence. A priori la charge E.M est invariable quelque soit la masse de la particule. Elle croît et décroît également au carré mais sa valeur est fixe.

5 ) Dans la FEM, nous avons affaire à un système d’énergie clos entre proton et électron. Tout apport d’énergie extérieur au système se traduit par une émission de rayonnement (lorsque l’électron quitte son orbite stable). La gravitation est un système ouvert où une énergie transmise se traduit par un accroissement du mouvement.

6) Divergence essentielle : la FEM est AUSSI répulsive alors que la FG n’est qu’attractive (bien que certains, en cosmologie ont pu concevoir la FG comme répulsive pour « freiner » l’expansion de l’espace, sans la moindre justification « mécanique » du phénomène !!)

7) Paradoxe remarquable que nous avons déjà signalé : deux forces de nature assez radicalement différentes produisent le même effet d’attraction, au même moment, dans la même direction, si bien qu’on peut se demander s’il est possible de les distinguer, de mesurer leur effets respectifs, de savoir si le mouvement observé est redevable de l’une ou l’autre force. Plus remarquable encore, c’est de savoir si cette différence exorbitante ( 2.26 E 39 : 2260000000000000000000000000000000000000) peut bien avoir un sens, correspondre à une réalité physique quelconque.

8) Qui dit force, dit énergie pour la produire car on voit difficilement qu’un mouvement puisse être initié sans dépense d’énergie. Aussi, puisqu’on suppose ces deux forces comme différentes, nous devrions avoir deux sources d’énergie non identiques produite par des phénomènes tout aussi dissemblables. Or, dans l’un et l’autre cas aucune explication n’a été fournie sur l’origine de cette énergie qui nous apparaît d’essence illimitée.

En définitive, pour pouvoir comparer la FEM et la FG, encore faut-il en définir les caractères communs.  Cependant, les premières descriptions  présentées ci-dessus semblent " techniquement " en interdire tout rapprochement. On comprend pourquoi la gravitation résiste opiniâtrement à toute tentative de se fondre dans une grande théorie du tout. Aussi, il nous semblerait plus raisonnable de réfléchir aux principes et mécanismes par lesquels ces deux forces fonctionnent et de déterminer auparavant si elles possèdent un fond commun identique avant même de pouvoir opérer une quelconque unification de type mathématique. Il s’agit donc de poser les bases pour pouvoir comparer ce qui est comparable.


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