Selon le ministère de la Culture, 50 000 cartes ont été commercialisées depuis son lancement, début octobre. Mais ces chiffres sont déjà contestés sur la Toile. En effet, à chaque ouverture de carte, un email est envoyé afin de valider la création du compte. Sur ce dernier figure le numéro ID + un chiffre qui correspond au nombre de dossiers traités. Or, le 9 décembre dernier ce chiffre indiquait qu’il n’y avait eu que 22 137 inscrits. Ainsi, même si l’on compte 10 000 inscrits par semaine, on n’arriverait seulement à moins de 35 000 inscrits.
Pourtant, le lendemain. Le numéro indiquait comme par magie 50 064 inscrits. Trop beau pour être vrai. Mais au-delà de la bagarre des nombres, le constat est sans appel. Cette nouvelle offre n’a pas séduit les jeunes. Grâce à cette carte les jeunes de 12 à 25 ans pouvaient disposer d’une remise de 50 % sur l’achat de musique en ligne sur 14 plateformes partenaires (avec une réduction maximum de 25 euros par achat). On comprend déjà les raisons de l’échec : un choix de plateformes limité, des achats à la chanson et des prix élevés malgré la réduction. Pour résumer, l’Etat accepte de financer une partie du racket opéré par les majors de la musique.
