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Journalisme

Publié le 28 décembre 2010 par Christophefaurie
Quelques observations venues de mes rencontres avec les journalistes :
  • Trompé peut-être par ce que me disent mes amis ex-journalistes, je pensais que les bons journalistes avaient quitté le métier. C’est faux. La profession compte de grands professionnels. Bizarrement plutôt en position un peu subalterne et menacée.
  • Mon problème principal. J’ai fini par comprendre que ce qui bloquait le journaliste vis-à-vis de mon sujet. C’est qu’il ne m’écoute pas. Implicitement, il connaît mieux la question que moi. Heureusement, à partir du moment où il comprend que ce dont je lui parle, c’est ce qu’il vit tous les jours, son attitude change. Mais il y a alors danger d’enlisement, je ne suis plus capable de répondre à ses questions sans lui faire un cours.
  • Plus surprenant, dans son domaine de spécialité il arrive parfois que j’en sache plus que lui. Ma lecture de The Economist me donne des années lumières d’avance sur lui. Plus étrangement ce que dit The Economist, et la presse anglo-saxonne, semble impubliable, car trop subversif !, à la fois au journaliste de gauche et de droite. Même de vieilles théories économiques, qui ont reçu depuis longtemps le prix Nobel, sentent le soufre. Personne ne semble avoir la moindre idée de ce qui se passe en Angleterre ou aux USA et des leçons que la France pourrait en tirer…
Le journaliste français penserait-il qu’il sait parce qu’il est journaliste, et donc qu’il n’a rien à apprendre ? Ce qu’il sait serait-il défini par une sorte de pensée commune à sa profession et à l’élite qu’il fréquente ? Serait-ce ce que dit l’ambassade des USA en France ?
les grands journalistes français sont souvent issus des mêmes écoles élitistes que beaucoup de responsables gouvernementaux. Ces journalistes ne considèrent pas forcément que leur premier devoir est de surveiller le pouvoir en place. Nombre d'entre eux se voient plutôt comme des intellectuels, préférant analyser les événements et influencer les lecteurs plutôt que de reporter des faits.
le secteur privé des médias en France – en presse écrite et audiovisuelle – continue d'être dominé par un petit nombre de conglomérats, et les médias français sont plus régulés et soumis aux pressions politiques et commerciales que leurs équivalents américains.

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