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Doctor Who – Christmas Special 2010

Publié le 28 décembre 2010 par Speedu
. / A Christmas Carol
Diffusion vo : BBC 1 – 25 décembre 2010
Diffusion vf : France 4
Le docteur doit faire retrouver sa joie de vivre à un grincheux afin qu’il permette de sauver Amy et Rory coincés dans une navette coincée dans un banc de poissons volants.
Doctor Who – Christmas Special 2010 Doctor Who – Christmas Special 2010 Doctor Who – Christmas Special 2010

Commencons par la bonne nouvelle du jour. Rory est enfin crédité au générique de la série. Manque de bol, c’est un des épisodes où on le voit le moins. Et quel gachis quand même. C’est un bon personnage et il porte bien la tenue du centurion romain. Mais qui dit Rory, dit Amy donc c’est un mal pour un bien de peu le voir puisqu’ainsi, on voit peu Amy. C’est d’ailleurs l’une des leçons de cet épisode, ou plutôt une confirmation, la série se porte mieux sans Amy.
Pour rester sur le jeune couple romano-policier, ils sont donc coincés à bord d’un vaisseau spatial coincé dans les nuageux bancs de poissons volants et le docteur doit les sauver de ce mauvais pas. Sauf qu’il y a un très gros problème. A aucun moment, il n’y a de peur ou de danger pour ces deux-là. Il y a même toute une partie, un bon tiers de l’épisode où je les avais totalement zappé. C’était lorsque le docteur enchaine les Noel avec Abigail et l’enfant puis le clone de Sherlock version Moffat (encore lui !). « Ah oui, tiens, c’est vrai qu’ils sont coincés les autres. Faut vraiment les sauver ? » Ce n’est pas que je veuille que Amy meure dans d’horribles souffrances mais si quand même un peu beaucoup mais ce pauvre Rory ne mérite pas cela.
Au passage, on notera la bassesse de la parodie de Star Trek, version JJ Abrams, et sa réalisation avec abus de reflets lumineux.
Pendant ce temps, le docteur s’occupe de les décoincer et pour cela, il faut rendre gentil un vieux monsieur grincheux qui a la maitrise du nuage qui coince. Et voilà, le docteur qui profite et abuse de sa capacité à réécrire le temps pour réécrire la vie de ce vieux monsieur afin d’en faire quelqu’un de suffisament gentil pour qu’il daigne faire l’erreur de sauver Amy Pond.
Et c’est assez sympa de voir défiler les Noel avec un docteur qui rame à réussir son tour de cartes ou qui donne des conseils en roulage de pelles. C’est globalement le meilleur passage de l’épisode et ça dure à peu près 5 minutes. Le reste est de saison, c’est à dire guimauves et niaiseries comme on en a bouffé 5x par jour sur TF1 et M6 depuis 3 semaines grâce aux merveilleux téléfilms de Noel que même la bande annonce m’écoeure. Alors cela n’est pas forcément mauvais et c’est même au dessus du lot quand on apprécie ce type de fiction de Noel mais ce n’est clairement pas mon cas. Les acteurs sont plutôt bons avec mention spéciale pour Abigail parfaitement campée par une cantatrice. Une voix et un physique qui, combinés à sa cryogénisation, en font un être hors du temps, un peu magique, irréel et très sympathique. J’ai vraiment aimé ce personnage, tout comme le vieux grincheux ou sa version gamin.
Par contre, le problème est que derrière, il n’y a rien. J’ai déjà évoqué plus haut le problème de l’absence totale d’enjeu et de stress quelconque mais il faut y ajouter une écriture peu finaude puisque tout se voit arriver des kilomètres à l’avance. Dès que Abigail calme le requin, j’ai compris qu’elle serait la clé pour sortir de là Amy et Rory. Et l’épisode enchaine cela avec le gros 8, qui était une évidence que c’était le nombre de jours restants à vivre pour Abigail. Dès lors, il était évident qu’il y aurait dilemme au dernier jour de sa vie : faut-il la décongeler et qu’elle meure pour sauver les autres ou faut-il la conserver encore. La question est bien posée « quel est le bon jour pour être le dernier jour ? » mais cela reste mal exploité. Il y avait matière à faire bien mieux avec cette thématique, comme remettre plus en question les actions du docteur, notamment le fait qu’il aurait pu être la cause du coté grincheux du vieux par ses actions passées. Mais cela n’est pas vraiment évoqué. En fait, l’épisode esquive toutes les questions de ce type pour ne s’attarder que sur le coté magique et féérique de Noel qui rend tout le monde bon et joyeux. Cela poursuit la thématique contes et merveilles de la saison 5 mais à cette période, cela est la fiction de trop pour moi dans ce domaine mielleux de la fiction de Noel.
Je ne reviendrais pas sur les effets spéciaux de cet épisode qui me font dire rétroactivement que le requin de Mega shark vs giant octopus n’était pas si mal que ça en fait. Et je fais l’impasse sur les incrustations ratées des photos des Noel des trois compagnons.
Bref, 3 ou 7/10

Tout dépend de votre degré d’amour pour les fictions de Noel où tout le monde il est beau et gentil ou le devient. Moi, j’en peux plus donc je me situe plus du coté du 3. Et même si on aime ce type de fiction, il était vraiment nécessaire d’en faire une aussi prévisible de tout son long ? On m’avait pourtant affirmer que Moffat était un bon scénariste, inventif et intelligent. Je crois que l’épisode Blink est en fait l’erreur qui confirme la règle, un excellent épisode pondu par hasard quoi.

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