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Mémé Kamizole au fond de son lit, terrassée par la grippe… H1N1 ?

Publié le 03 janvier 2011 par Kamizole

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Je ne lui ai pas demandé ses papiers – c’est bon pour Brice Hortefeux ! – non plus que sa fiche génétique. Je savais que la grippe H1N1 avait fait son grand retour – plutôt mortifère - en Grande-Bretagne : la grippe A a fait 24 morts (Flash-actu du Figaro, 23 déc. 2010) et que la France n’était pas à l’abri de l’épidémie La grippe A (H1N1) sévit en Grande-Bretagne, avant la France ? (20 minutes 21 déc. 2010). Un petit morceau de bravoure du spécialiste en matière de grippe, interviewé par Julien Ménielle : «Lors de la pandémie, les plus touchés avaient été les jeunes, pour des raisons «pas très claires»…

Je ne sais pas si les raisons n’étaient «pas très claires» mais je suis certaine d’une chose : dès le départ de l’épidémie au Mexique en mars-avril 2009, ce furent les jeunes hommes entre 25 et 40 ans qui payèrent le plus lourd tribu. Plutôt que de nous bourrer le mou avec leurs vaccins, au demeurant iatrogènes dans un certain nombre de cas, ces spécialistes à la petite semaine eussent été mieux inspirés de creuser cette question qui contredisait la mortalité naturelle de la grippe saisonnière – personnes âgées et/ou fragilisées par des pathologies graves et non de jeunes adultes en bonne santé.

Sinon, rien de changé sous le soleil cette année : «Ce sont les groupes à risques qui vont être touchés» et «Les morts en Grande-Bretagne, mais aussi en Espagne, sont des gens qui auraient dû être vaccinés» et «l’ennemi c’est le virus, pas le vaccin». Voire ! Toujours est-il que la polémique de l’hiver dernier sur l’innocuité du vaccin a laissé des traces dans la population La vaccination contre la grippe est en retard, le virus A (H1N1) fait son retour (20 minutes 16 déc. 2010).

Selon les propos de Didier Houssin, directeur général de la Santé : «Le taux de vaccination contre la grippe saisonnière est en dessous de ce que nous observons d’habitude les années précédentes» qui «confirme ce que l’Assurance maladie a nié dans un premier temps : les Français sont fâchés avec les piqûres, surtout lorsqu’il s’agit de grippe. Des séquelles de la campagne 2009 contre le virus A (H1N1), qui avait suscité toutes les craintes». Toujours cette manie de nier les évidences avant d’être forcés de les admettre ! Ridicule.

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Je refuse énergiquement de me faire vacciner. Non par une quelconque idéologie ou autres raisons obscurantistes mais bien au contraire fondées scientifiquement. Ma sœur jumelle se fit une fois vacciner contre la grippe. La veille d’un de ses week-ends de congé. C’est beau la conscience professionnelle des infirmières, n’est-il pas ? Qu’elle passa au lit, avec exactement les mêmes symptômes grippaux : fièvre élevée, etc. Il m’est évident que présentant le même “terrain” génétique, je réagirais très certainement de la même façon, d’autant que plus j’avance en âge plus je deviens allergique à une foultitude de substances, dont les médicaments et que j’ai depuis belle heurette développé des réactions assez violentes aux vaccins.

Ce n’est bien évidemment pas la première grippe de ma déjà longue vie mais si j’avais pu être bien secouée à plusieurs reprises, jamais je n’avais passé un peu plus de deux jours dans un état aussi lamentable. KO debout, et même couchée. Tout a commencé mardi dans la soirée. M’étant levée dès potron-minet, ayant beaucoup travaillé pour préparer des articles et sans avoir sacrifié à ma sieste assez coutumière, j’étais fatiguée – mais cela devient tellement une habitude que je ne m’en étonne plus guère – et me suis donc couchée en début de soirée.

Je ne pensais absolument pas à la grippe. Je ne me sentais pas le moins du monde fiévreuse. Je n’aurais certainement pas pris ma température si je n’avais frissonné dans mon lit. Je regarde le thermomètre : quasi 39 ° degrés ! J’y croyais si peu que, pensant à une défaillance du thermomètre, je la repris immédia-tement : même résultat. Rien d’autre à faire que se planquer sous la couette et faire un gros dodo. Mercredi matin la fièvre était un peu retombée, aux alentours de 38 ° mais je subodorais qu’il s’agissait du fameux «V grippal» - une descente avant une remontée tout aussi importante – que j’avais déjà expérimenté à plusieurs reprises. Ce qui fut effectivement le cas.

J’ai rarement passé 48 heures dans un tel état d’hébétude. Essayant de lire – des choses relativement simples ! – ou d’écouter la radio. Mais m’endormant rapi-dement à chaque fois et bâtissant d’étranges scénarios autour de ce que j’écoutais. Rien de bien surprenant, je suis dotée d’une indubitable propension à délirer sous l’effet d’une forte fièvre. J’écrivis même de nombreux articles qui furent sans nul doute fort intéressants mais… sur Word et sans l’ordinateur

:)
et dont j’ai oublié le sujet.

Mais tout cela ne serait rien s’il n’y avait eu les douleurs. Outre celles des habituelles courbatures provoquées par la fièvre élevée – excès d’acide lactique ce me semble. Une barre sur la région dorsale, une autre sur la région lombaire. Plus des maux de tête qui ne devaient rien à la grippe mais à un blocage intempestif de ma vésicule. Atrocement douloureuses. Au point que j’en pleurai en attendant l’effet bien tardif d’un di-antalvic. Et pourtant, avec toutes les épreuves par lesquelles je suis passée, je suis plutôt dure au mal.

Pendant plus de 48 heures je fus incapable d’avaler quoique ce soit hormis un peu de café pour faire passer les antalgiques. C’est dire l’état de faiblesse dans lequel je me trouvai. Par quel miracle trouvé-je les ressources suffisantes pour éplucher des légumes, préparer une soupe et la mixer ? Potage poireaux, pommes de terre, carottes : tel fut le menu de mon réveillon de la Saint-Sylvestre 2010.

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