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La peau de la vache sert a garder la vache ensemble

Publié le 30 décembre 2007 par Monsieur L'Adulte

Contrairement à mes semblables avec qui je cohabite dans une société dite civilisée, je reconnais volontiers tous les défauts que l’on voudra m’attribuer : barbu, cynique, rêveur, curieux quoique inapte à l’aventure, attrait particulier pour les nénés, trop calme pour brouiller les pistes, absence systématique de remords, solitaire mais obligé de vivre avec d’autres animaux sociaux (comme les chiens, les abeilles et les humains). En revanche, ce don d’authenticité envers mes propres paramètres défectueux est aussi aiguisé lorsqu’il s’agit d’analyser les autres. Imaginer ainsi le vif plaisir ressenti lors d’un temps des fêtes particulièrement familial. Manifestement difficile pour moi de jouer les hypocrites incandescents et faire comme si une discussion avec un obscur cousin qui ne m’adresse la parole qu’une fois par année était passionnante et rassurante, surtout si le dit cousin invoque le respect parce qu’il a une moustache et deux maîtresses. Oh oui j’oubliais : et «un esti de beau hummer mon homme.» D’autres que moi accuseraient le ciel de les accabler de la sorte mais pas moi, oh non pas moi : mes tétons explosent de joie lorsque son gamin de 11 ans vient demander si la peau de la vache sert à garder la vache ensemble. À mes défauts, veuillez je vous pris ajouter l’ironie.

Jusqu’à maintenant je m’en sors tout de même assez bien, dois-je avouer. À travers tous ces cadeaux qui nous font croire qu’on est soudainement le top du citoyen urbain, moderne et branché : j’ai trouvé beaucoup de sourires, de rires et d’amour. Ya de l’espoir, je sais. Ce que je ne sais pas c’est si cette tendance à croire en un demain meilleur est aussi un défaut. Probablement qu’à quelque part oui, puisqu’elle m’a entraîné avec la masse dans la danse du squalp (boxing day) un 27 décembre, alors que circulant parmi les fous furieux aussi bien que si j’étais pris au centre d’une partie de foot, je dépensais allègrement pour une veste en coton ouaté vert olive. Faut dire qu’en même temps, l’espoir d’une démocratie se faisait assassiner d’une balle en pleine gorge et que j’aurais probablement eu la même réaction si je n’avais pas pu mettre la main sur ma tite veste en coton ouaté vert olive. Toutes passions mènent aux abus, que la démocratie se le tienne pour dit.

Bon allez, je vais marcher tranquillement sous le vent et la neige, refaire mes forces pour le réveillon du nouvel an. Bonne nouvelle année amis blogosphériques.


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