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Sylvia de Howard Fast

Publié le 18 janvier 2011 par Leunamme

fast

Alan Macklin est un petit détective privé de Los Angeles. Professeur d'histoire antique à la base, les circonstances de la vie l'ont amené à exercer ce métier pour lequel il n'a un appétit que modéré. Un matin, il est contacté par un milliardaire qui lui confie une mission particulière. Il doit reconstituer le passé de la jeune femme que l'homme d'affaire veut épouser. Pour cela, il ne dispose que d'une photo et d'un recueil de poèmes qu'elle a écrits.

Howard est un des meilleurs auteurs américain de romans noirs. Militant communiste (ce qu'il revendiquera dans sa magnifique autobiographie "Mémoires d'un rouge"), il va être poursuivi par le maccarthysme et censuré pendant très longtemps, ce qui l'obligera à publier sous diffférents pseudonymes.

"Sylvia" est le premier opus de la série de 12 titres écrite par Fast et comportant un prénom féminin. Le principe en est simple : retracer la vie d'une femme en partant de zéro ou presque, ce qui aboutit en creux à deux portraits, celui de la femme et celui du détective.

Le roman est formidable pour deux raisons au moins. La première parce qu'il nous plonge au coeur d'une enquête privée, avec sa part de chance et d'intuition. Nous déduisons les prochaines étapes de la réflexion du détective en même temps ou presque que lui. La deuxième parce qu'il s'agit d'une plongée dans les bas-fonds de l'Amérique des années 50, dans ce qu'elle a de plus sordide et violent. L'envers du décor en quelque sorte. De plus, aucun roman policier policier ne saurait être captivant s'il n'y avait le style, et celui de Fast est limpide. Chaque phrase appelle logiquement la suivante, chaque situation découle parfaitement de la précédente. Bref, un petit bijou à lire absolument.

Sur le sujet :

On trouve d'excellentes critiques chez De Bloomsbury en passant par Court Green (qui retranscrit en plus l'intègrale de la première page, histoire de vous faire envie) et chez Les lectures de Folfaerie,

Sur d'autres sujets :

Les échos de la gauchosphère relate pourquoi Stéphane Hessel n'a pu faire une conférence sur la Palestine à l'ENS.

idees rouges s'engage pour la Palestine et la diffusion des idées communistes.

tueursnet explique l'origine de son pseudo.

Pour découvrir l'artiste de rue Bansky, c'est chez a tort ou a raison.

Chez panier de crabes l'auteur du film "notre poison quotidien", un enquête sur l'industrie agro-alimentaire, nous explique sa démarche.

Bon billet de jef sur l'affaire Médiator.


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