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Pourquoi les médias français ignorent l’indice de la liberté économique

Publié le 18 janvier 2011 par Lecriducontribuable
2011 Index of Economic Freedom

Le 12 janvier dernier, le Wall Street Journal et la fondation Heritage ont publié leur indice 2011 de la liberté économique dans le monde, qui  analyse 179 pays. Cet indice est une synthèse de 10 sous-indices, mesurant la facilité de créer une entreprise, le respect des droits de propriété,  la corruption, la liberté d’investir,  le poids de l’Etat et des impôts, etc. Les médias français ont ignoré cette publication. Celle-ci mérite pourtant une place au moins aussi grande que les comparaisons internationales de Shanghai sur les universités ou l’enquête PISA de ll’OCDE sur les élèves du secondaire. Elle montre en effet que la prospérité des nations est directement liée à leur liberté économique. Les pays en tête du classement -  Hong-Kong, Singapour, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suisse, le Canada – sont des pays qui ont un haut niveau de vie, se développent et ont le moins de chômeurs. Les derniers du classement – Corée du Nord, Cuba , Zimbabwe – sont les plus pauvres.

Une raison de cette ignorance des médias est peut-être que la France y est mal classée : 64 ème. Des pays comme la Bulgarie, la Roumanie, le Costa Rica, la Lituanie la précèdent. Des 34 pays développés adhérents à l’OCDE, seules l’Italie , la Grèce, le Portugal et la Turquie sont derrière elle.

Mais si les médias ont ignoré cette publication, c’est sans doute pour une autre raison : la cause de ce mauvais classement ne leur plait pas.  En effet, pour la plupart des sous-indices, la France est dans la moyenne des pays développés. Elle est même bien classée sur l’ensemble des pays pour la facilité à créer une entreprise (24e sur 179) ou la protection des droits de propriété (20e).  Son mauvais classement s’explique par le poids des dépenses publiques, où elle est dans les derniers, juste avant  six pays : Cuba, Zimbabwe, Corée du Nord, Kiribati, Micronésie  et Timor oriental.

Pour tous ceux qui dans notre pays ont fait de l’Etat leur idole, cette explication est insupportable. Quand on croit que l’accroissement de la dépense publique est la solution à tous nos problèmes, on ne peut admettre que l’excès de dépense publique est un frein au développement et une cause du chômage.

Voilà pourquoi les Français ne verront rien dans leurs médias sur l’indice de la liberté économique.

Alain Mathieu, président de Contribuables Associés

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