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A la découverte de quelques pavillons de l’expo universelle de Shangaï…

Par Programme_cpi

Impression des gagnants de CPI 2009 partis à Shangai, épisode 3 !

La plupart des pavillons nationaux ne représentent pas un grand intérêt du point de vue de l’innovation. En effet, ils sont souvent de simples vitrines où sont mis en avant la culture, les territoires et quelques entreprises partenaires.

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Nous pouvons prendre l’exemple du premier pavillon que nous avons visité, à savoir le pavillon marocain. En forme de riad, on peut trouver à l’intérieur des fresques réalisées de manières traditionnelles, des projections d’images du Maroc. On peut également y voir des artisans en action, des tapisseries et quelques objets représentatifs de la culture marocaine.

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L’exemple du Qatar est encore plus marquant, car après nous avoir exposé le mode de vie traditionnel qatari, le pavillon met en avant la Qatar Airways et permet à certains visiteurs d’essayer les sièges d’une cabine de première classe ou de découvrir comment le Qatar investit dans le futur.

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Il en est de même pour le pavillon des Emirats Arabes Unis, où seul le procédé de projection est innovant. Des personnages à taille humaine sont projetés sur plusieurs faces de cubes suspendus. Ici encore, la culture et l’histoire du pays sont mises en avant.

La situation est encore plus délicate pour les pays ayant attribué un budget modéré à l’expo, pour lesquels le pavillon est contenu dans un hall commun à plusieurs pays. Ici, l’exposition est réduite à l’essentielle : la simple présentation du pays.

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Plutôt décevant, le pavillon de l’Arabie Saoudite, malgré un budget colossal, ne propose pas plus qu’une promenade de quatre minutes sur un tapis roulant au-dessus d’un gigantesque écran hémisphérique (le plus grand du monde) où l’on peut voir des images et vidéos de paysages de l’Arabie Saoudite. La démarche est certes impressionnante mais ne nous convainc pas pour autant.

L’exposition permet aussi d’explorer des pavillons insolites, en l’occurrence des pavillons tels que le pavillon iranien qui accueille le visiteur avec un message du président de la république islamique dans lequel il nous explique qu’une meilleure ville est une ville où les hommes se tournent vers le divin. Son proche voisin (sur le site de l’expo), la Corée du Nord nous assure que son état est un « Paradis pour le peuple », allégation uniquement étayée par des vidéos, dont la colorimétrie trahit leur âge avancé, et dans lesquelles le dit peuple est soit absent soit en train de défiler en souriant.

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Le pavillon français nous réserve heureusement une meilleure surprise (cocorico). Ici toujours pas d’innovation mais la découverte d’un concept intéressant : la ville sensuelle.
La visite commence par la traversée d’un patio depuis lequel on peut admirer le jardin vertical présent sur la façade intérieure de l’édifice. Puis un escalator nous emmène directement au sommet pour le début d’une promenade circulaire descendante.
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Le long des couloirs, le visiteur est interpelé par des fontaines de lumière, des tableaux interactifs ou encore un mur semi-virtuel - mélange de fenêtres donnant sur la cuisine du pavillon et d’écrans affichant des angles de vue différents de cette même cuisine, et donnant un aperçu cubiste de l’ensemble.  
Viennent par la suite des stands d’entreprises partenaires (Lafarge, LVMH, Sanofi-Aventis, Michelin) qui jouent eux aussi avec les sens des visiteurs.

Les autres pavillons européens cachaient sans doute d’autres surprises, mais n’ayant pas d’accès prioritaire particulier dans les autres pays, il ne nous était pas possible d’en visiter beaucoup, principalement à cause des temps d’attente impressionnants.
Un des pavillons les plus intéressants était situé dans la zone des pavillons régionaux. Il s’agit du « Pavilion of Future ». Le seul qui nous ait réellement plongés dans une vision prospective de la ville idéale grâce à l’usage de nouvelles technologies.

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On retrouve dans le premier hall la diffusion d’extrait de films culte de science fiction mettant en avant des paysages urbains (Métropolis, Blade Runner). Dans le hall suivant est projeté sur des écrans en forme de livres ouverts l’état de l’art en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme avec la présentation de projets connus comme ceux de Le Corbusier ou Frank Lloyd Wright.

Dans la salle suivante, il est possible de découvrir une multitude de nouveaux projets innovants en termes d’urbanisme regroupés par pôle – énergie, communication et transport.

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Dans le troisième hall, on retrouve des jeux de lumières et de sons autour de pôles symbolisant chacun un centre névralgique de la ville.  Et pour finir dans la quatrième et dernière salle sont présentées des innovations technologiques.

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A part pour quelques pavillons dont le pavillon du futur, on est assez loin du « Better City, Better Life », le thème de cette exposition universelle. L’innovation réside principalement dans l’architecture de certains pavillons.
Les cinq à dix minutes de visite de pavillon valent-elles les deux à quatre heures de queue nécessaires pour en faire la visite ?

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Ceci est une question légitime, surtout lorsque l’on considère certains visiteurs, étrangement en proportion non marginale, qui traversent les halls d’expositions au pas de charge, ne s’arrêtant que devant le spectaculaire et arrivant donc à établir des records de vitesse de visite.

Il est intéressant de noter que ces derniers prendront néanmoins le temps de faire apposer sur leurs « passeports de visite » le tampon du pays qu’ils viennent de traverser.



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