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Être solidaires avec les roms, ce n’est pas accepter que se créent ou perdurent des bidonvilles !

Publié le 27 janvier 2011 par Blanchemanche
Être solidaires avec les roms, ce n’est pas accepter que se créent ou perdurent des bidonvilles !
Être solidaires avec les roms, ce n’est pas accepter que se créent ou perdurent des bidonvilles !
Être solidaires avec les roms, ce n’est pas accepter que se créent ou perdurent des bidonvilles !
le 27 janvier 2011
Mise au point de la municipalité de Montreuil
Être solidaires avec les roms, ce n’est pas accepter que se créent ou perdurent des bidonvilles !
Plusieurs associations de solidarité ont récemment fait connaître leur désaccord avec la volonté de la municipalité de Montreuil de résorber l’important bidonville constitué progressivement depuis plus d'un an sur les murs à pêches, rue de Rosny.
Elles l’appellent par conséquent à revenir sur la demande transmise l’an dernier à la justice de mettre fin à la situation qui prévaut sur ce terrain et qui amènera le tribunal à se prononcer ce 28 janvier prochain.La municipalité de Montreuil entend tout à fait les interrogations suscitées par sa position. Elle rappelle toutefois les éléments qui la conduisent à agir ainsi danscette affaire :• Dès le début du mandat, des moyens considérables ont été mis en place par laville pour accompagner près de 350 Roms présents à Montreuil depuis plusieurs années, vers le logement et l’insertion, dans le cadre d’une Maîtrise d’Oeuvre Urbaine et Sociale (Mous)...
Cette politique de solidarité, quasi unique en France à une telle échelle, a fait l’objet de nombreuses attaques et polémiques, y compris de la part des forces de la gauche montreuilloise qui en ont parfois refusé les crédits.• Au printemps 2010, suite à l’expulsion violente par l’Etat et sans solution alternative, de plusieurs campements roms dans des localités comme Bobigny,Saint Denis, Saint Ouen ou Noisy-le-Sec, le terrain de la rue de Rosny a connu l’arrivée progressive de plusieurs dizaines de familles, soit jusqu’à 200 personnes, dans des conditions qui se sont rapidement dégradées. Des cabanes de fortune ont été construites présentant des risques majeurs d’incendie et d’asphyxie. Malgré les efforts des uns et des autres, se sont accumulées plusieurs tonnes d’immondices.
Des menaces infectieuses lourdes sont apparues pour les populations présentes sur le site, dont la manifestation la plus inquiétante est la présence massive d’énormes rats sur la parcelle. Des phénomènes de perception de « droits » d’occupation ont également été constatés qui constituent autant d’insupportables formes de racket sur les roms eux mêmes...• Dès le début du processus de constitution de ce bidonville, la municipalité a confirmé qu’elle ne pourrait assumer seule les efforts considérables nécessités par l’accompagnement de ces nouveaux arrivants...
Elle a cependant dans la même période accepté la présence de familles engagées dans le projet Ecodrom sur un site municipal. Elle a en outre été amenée à héberger récemment trente cinq autres personnes, dans un lieu dont la gestion est désormais confiée à une association de solidarité.Dominique Voynet a alerté le Premier ministre sur la dégradation de cette situation : elle a été reçue sans aucun résultat par le ministre du logement. Avec d’autres élus de la Seine Saint Denis, elle a appelé, en vain, à la tenue d’une table ronde régionale par laquelle l’Etat et l’Union Européenne seraient incités à prendre une part plus importante des efforts accomplis en faveur des Roms,citoyens communautaires. La politique de la ville est claire et repose sur un double aspect : la promotion d’une véritable politique de solidarité dans laquelle chacun prend ses responsabilités, mais aussi le refus que se constituent où que ce soit des bidonvilles.En conséquence elle a fait savoir son opposition résolue à l’occupation du terrain de la rue de Rosny, qui risquait par ailleurs de s’étendre à toute la zone des murs à pêches...
Sa responsabilité civile et pénale étant engagée en cas de drame, et comme elle y est d’ailleurs légalement contrainte face à de tels dangers 1 , elle a donc lancé une procédure visant à y mettre fin.Parallèlement, elle a entrepris le dégagement par des moyens lourds des déchets présents sur le site, évalués à ce jour à plusieurs dizaines de tonnes, et cela pour réduire au maximum les risques de toute nature qu’ils engendrent.
1 Le terrain, propriété du conseil général, est placé par convention sous gestion de la ville de Montreuil .Il est situé dans le périmètre des Murs à pêches.
Afin que les personnes présentes ne soient pas à nouveau plongées dans une situation d’errance, Dominique Voynet a demandé à l’Etat, dans une lettre adressée au Préfet, de prendre en charge pour elles la recherche d’un autre terrain.Lors de l’audience du 28 janvier qui examinera l’affaire, la municipalité demandera au tribunal qu’il charge l’Etat, co-responsable de leur situation actuelle,de trouver pour les occupants une solution alternative et durable de stationnement.Fidèle à ses principes, elle confirmera sa disponibilité pour donner à quelques familles un délai supplémentaire de maintien dans les lieux, dans le seul cas où une association montreuilloise en prendrait explicitement la responsabilité, sur la base d’une convention temporaire à signer avec la ville. Au delà du cas de la rue de Rosny, il convient d’attirer en général l’attention des associations et des montreuillois sur la difficulté suivante : Si des situations illégales de squats peuvent être comprises de nos concitoyens comme forme de lutte légitime dans des situations de survie particulièrement aiguë,elles ne peuvent être acceptées, dès lors que, s’étendant au delà d’un certain seuil et n’étant pas maîtrisées par quiconque, elles sont à l’origine d’importants problèmes de sécurité ou de voisinage. La municipalité appelle ainsi chacun à prendre en considération les efforts considérables effectués à Montreuil, à ne pas se tromper de cible, à ne pas pratiquer d’amalgame, et à pointer les véritables responsabilités dans le sort fait aux Roms et à d’autres populations : l’absence de politique gouvernementale de construction de logements, les discriminations qui frappent les populations immigrées ou réfugiées, et plus généralement les pauvres et les précaires.
Montreuil le 27 janvier.
Contact presse : David BRESSON • Tél. 01 48 70 64 98 • 06 29 61 52 22 Courriel : david.bresson@montreuil.fr
Hôtel de Ville • 93105 Montreuil Cedex Montreuil

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