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RSE et activisme

Publié le 28 janvier 2011 par Christophefaurie
Novethic s’inquiète d’une trahison de Grenelle 2.
Aux entreprises de quelle taille doit-on demander de publier des informations pour rendre compte des impacts sociaux et environnementaux de leurs activités ? Cette question, loin d’être anodine, en recouvre une autre : doit-on réserver cette obligation à quelques très grandes entreprises (plus de 5000 salariés) déjà organisées pour répondre aux interrogations des investisseurs ou des ONG sur leur stratégie RSE ce qui inclut, par exemple, la mesure de leurs émission de CO2 ou leurs politiques de lutte contre la discrimination, ou doit-on étendre cette obligation à des entités plus petites (plus de 500 salariés seulement) ce qui permet de déployer à une plus grande échelle l’intégration de critères dits de développement durable dans les stratégies et la communication des entreprises ?
La RSE est-ce simplement une « réponse aux investisseurs et aux ONG » ? Est-ce, avant tout, une question d’émission de CO2, de lutte contre les discriminations ?
S’engager dans une telle démarche est complexe, loin de la culture de la PME, coûteux, et a clairement un impact négatif sur la rentabilité d’entreprises - qui souffrent beaucoup aujourd’hui. Contradiction ? La première responsabilité de l’entreprise n’est-elle pas de jouer son rôle social, c’est-à-dire de vivre ?
Si la RSE est portée par des activistes qui veulent appliquer une réforme idéologique et irréaliste à des gens qu’ils condamnent sans même les connaître, elle a peu d’avenir. 

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