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Les investissements européens aux Etats-Unis

Publié le 22 janvier 2008 par Bigmac
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Un récent article du New York Times étudie comment la chute du billet vert rend le territoire américain de plus en plus attractif pour les investisseurs étrangers. Parmi eux, les Européens tâchent de saisir certaines opportunités. En 2007, 414 milliards de dollars ont été investi par des étrangers aux Etats-Unis, soit une somme deux fois supérieure à celle des dix années passées. Ce phénomène risque d’ailleurs de se renforcer. En effet, au cours des deux premières semaines de 2008, 22,6 milliards de dollars ont déjà été investi. Les investisseurs les plus actifs ont été l'an dernier les Canadiens avec (65,6 milliards de dollars). Les leaders européens sont les Britanniques (45,8 milliards), les Espagnols et les Allemands (24,2 milliards chacun). La France quant à elle a investi 10,5 milliards, ce qui la place aux alentours de la dixième place. La plus grosse opération financière européenne a été le rachat par la firme britannique AstraZeneca de l’entreprise américaine Medlmmune pour 14,7 milliards. L’attractivité du territoire américain réside aujourd’hui dans la compétitivité des couts de production et dans les perspectives de conquêtes de marché en raison du nombre de consommateurs potentiels.
Face à ces investissements, les opinions américaines divergent. La tonalité de l’article tout d’abord qui qualifie ces investissements d’ « agressifs » ou qui parle d’un véritable déluge financier venu de l’étranger. Les renvois historiques aux années 1980 durant lesquelles les Japonais investissaient massivement sur le territoire américain et qui ont peu à peu conqui des parts de marchés et mis en péril des entreprises comme General Motors. Les fonds sont ensuite classés en fonction de leurs origines géographiques. Ils entretiennent une plus grande méfiance vis à vis des fonds asiatiques et moyen orientaux.
Dès lors, certaines élites appellent à la plus grande prudence afin que ces investissements étrangers ne pénètrent pas les systèmes financiers et les entreprises de l’armement. Cette question devient également un des sujets de débats pour les démocrates durant leurs primaires avec l’appel à ce que la plus grande transparence soit faite dans ce domaine. Cependant, les réalités économiques et la nécessité de redynamiser certaines régions telles que celle de la « rusty belt » s’opposent aux principes de puissance de la part de certaines élites et accueillent ces investissements à bras ouverts. Entre volonté de puissance et réalités économiques, les Etats-Unis hésitent.

Crédit photo : Sanja Gjenero/Stock Exchange


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