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John Edwards doit absolument se remettre en course dans les deux prochaines primaires

Publié le 22 janvier 2008 par Exprimeo
John Edwards disparaît dans le duel Obama versus Clinton. Sans fait d'armes rapide, son score sera très bas lors du super tuesday et scellera sa défaite. Le sort de John Edwards met en évidence une réalité électorale majeure. La politique repose sur des duels. Il n'y pas de place pour el troisième. Sans "fait d'armes" le 26 ou le 29, le super Tuesday du 5 février s'annonce dramatique tant la campagne démocrate se bipolarise entre Obama et Clinton. John Reid Edwards est né le 10 juin 1953. En 2004, il fut candidat aux primaires américaines au sein du Parti Démocrate. Il s'installe progressivement comme le principal concurrent de John Kerry avant de se retirer puis d'annoncer son ralliement à John Kerry. A ses côtés, il a effectué un parcours de candidat à la Vice-Présidence dans des conditions particulièrement performantes. Auparavant, il s'était fait remarquer dans trois circonstances particulières. Tout d'abord, sur le plan professionnel, il a fait fortune comme avocat en engageant des procès retentissants contre des grandes sociétés accusées d'avoir lésé des consommateurs en particulier face à des cigaretiers. Ensuite, lors de la procédure d'impeachment contre le Président Clinton, il fut l'un des avocats les plus exposés dans la défense du Président ; ce qui lui assura une reconnaissance rapide au sein du Parti Démocrate. Enfin, il devint Sénateur de la Caroline du Nord à l'issue d'une campagne au ton novateur se voulant en permanence le "champion des gens ordinaires". Issu d'un milieu modeste, John Edwards a gardé un ton populiste. Son physique télégénique lui a assuré une rapide notoriété. Sur le terrain, John Edwards multiplie les rencontres à thèmes : visites d'usines, hôpitaux… Toutes ces visites sur le terrain ont un point commun : aller au contact et à la rencontre des plus défavorisés. Il a développé les thèmes novateurs qu'il souhaite porter dont : * le caractère immoral d'acceptation d'un certain seuil de pauvreté, * les arbitrages nouveaux à opérer. Il dénonce les aides accordées aux grands groupes pétroliers démesurées par rapport aux aides accordées par exemple aux organismes chargés de promouvoir la couverture santé des enfants, * la mise en place d'un " salaire minimum ", * la stigmatisation de la coupure croissante entre la " riche Amérique " et celles des " pauvres ", * les abus des grands groupes industriels, …. John Edwards est actuellement à la peine. Il y a deux raisons majeures. D'une part, il n'arrive pas à faire rebondir sa campagne. Pratiquement, une primaire crée des évènements à partir d'une information pas encore connue de tous. John Edwards n'arrive pas à faire naître ou à gérer l'inconnu. Tout est maîtrisé, trop maîtrisé et devient donc lisse. Par conséquent, sa campagne est sérieuse mais manque de temps forts pour s'installer au centre du tourbillon médiatique. D'autre part, John Edwards est trop modéré. Il ne s'installe jamais au départ ou en cours d'une forte polémique. Pour ces raisons, il a progressivement acquis une image de second. Un second certes sérieux et fiable mais un second. Et il n'arrive pas à détacher cette image de second. A ces facteurs anciens s'ajoute l'impact du duel destructeurd 'espace entre Clinton et Obama. C'est dommage car c'est probablement le leader le plus qualifié pour occuper le poste de Président.

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