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Louis Bertignac au Bus Palladium

Publié le 03 février 2011 par Antoine Dubuquoy

Bus Palladium. LE Bus, mythique. Bondé. Blindé. Bière. Au fait, les barmen du Bus, le coup du citron dans le goulot de la bouteille de Déspé c'est louable, voire sympathique, mais faudrait voir à voir moins grand... Parce que pour le coller au fond de la bouteille sans s'imbiber de bière... Mais j'dis ça... De toutes façons j'attends Louis. Avec l'oncle Tof, mon beauf'. Un tout petit peu plus jeune que Louis. Bref, on est des vieux. Mais on n'est pas seuls dans la salle. Pas d'ados boutonneux glapissants, ils sont déjà couchés. On est entre adultes consentants. On va écouter du rock. Louis l'a dit. Pas du areunbi mollasson.

louis bertignac, grizzly, bus palladium, concert, téléphoneIl débarque sur scène avec un batteur et un bassiste, formule power trio, Gibson en bandoulière. La fameuse Gibson (voir épisode précédent).Et c'est parti, 22m2 speedé. Louis est en forme, il déconne entre deux morceaux, est désolé de ne devoir jouer que de nouveaux morceaux mais demande à un public conquis de faire comme s'il les connaissait et de hurler sa joie de les entendre dès qu'il en énonce le titre... Et ça marche. Du rock, du solo de guitare, les versions de l'album entendues lundi soir sont retaillées  pour la scène, dopées au Guronsan, aux vitamines C, aux amphètes. Louis joue avec les dents, avec bottleneck, le guitar hero au top de sa forme, souriant, suant, content d'être là. On constate de visu ce qu'il énonçait: le plaisir d'être sur scène, un boulot presque comme un autre, la jubilation en plus. Petit break, Cendrillon. Première incursion dans le répertoire de Téléphone. Je chante en choeur. J'ai 18 ans. A nouveau. Cendrillon fait une incursion dans So Lonely. Extase. Retour à Grizzly, le nouvel opus. Les fans rugissent.Louis joue avec les dents, fait glisser son bottleneck sur le manche de la guitare, alterne les effets, jubile, en transe. Se marre, meuble les silences entre les morceaux, déconne avec un magnifique sens de l'auto-dérision, fume une clope. Bloody Mary Tabasco, Costards Tzigane et Grizzly... Les nouveaux titresOn sent une vraie complicité avec ses deux musiciens, bassiste et batteur. Des djeunz. L'album défile. Puissant. Bercé par quelque moments acoustiques. Fin de première partie, le goupe s'éclipse quelques minutes, revient sur scène, embraye. Séquence Téléphone. New York Avec Toi. J'ai à nouveau 20 ans... C'est vraiment toi. Rooooh! Jubilation extrême. Et pourtant, j'avais décroché de Téléphone. Parce que trop mainstream, quand j'étais en pleine période post-punk/new wave... Et pourtant, je me remémore les hymnes. J'ai 15 ans. Le public aussi. Sauf ceux qui n'étaient pas nés à l'époque. Ils ne peuvent pas savoir. Ca c'est vraiment toi, avec des citations de Satisfaction, le riff des Stones placé au coeur du morceau, digression et pur plaisir. Deuxième rappel. Le public ne partira pas. C'est bon le pur rock'n'roll. La tête dans les baffles.Sortie de scène, fin du concert. Généreux.J'ai la banane, je ne suis pas le seul.Enjoy!

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