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Pique-prune : le Conseil général de l'Yonne en flagrant délit de récidive ?

Publié le 15 février 2011 par Unpeudetao

En novembre 2009, grâce à l’intervention des associations de protection de la nature, les arbres centenaires de l’allée de Tanlay abritant du pique-prune et des chauves-souris ont été sauvés de l’abattage planifié par le conseil général de l’Yonne. Ces travaux prévus pour des raisons de sécurité publique étaient menés au mépris de la réglementation en matière d’espèces protégées. Des travaux d’élagage vont être entrepris prochainement, toujours au mépris de la réglementation en matière d’espèces protégées. Réactions des associations.

France Nature Environnement (FNE), l’Office pour la Protection des Insectes et de leur Environnement (OPIE), Yonne Nature Environnement et le comité de sauvegarde des allées de Tanlay ne remettent pas en cause la nécessité d’intervenir sur ces arbres qui représentent un risque pour le public. Elles ont donc appris avec satisfaction que les tilleuls de Tanlay, seraient élagués prochainement au lieu d’être abattus.

« Cette démarche est positive, souligne Catherine Schmitt, présidente de Yonne Nature Environnement, mais elle reste toujours incomplète puisque aucune garantie réglementaire n’est remplie quant à la prise en compte du pique-prune et chauves-souris ».

Depuis plus d’un an maintenant, soucieuses de voir la sécurité restaurée rapidement sur la Route départementale D118 à Tanlay, les associations naturalistes se sont proposées d’accompagner gracieusement le Conseil général de l’Yonne dans la rédaction des demandes de dérogations obligatoires d’un point de vue réglementaires pour intervenir sur les tilleuls avant la fin de l’hiver. L’obtention de ces dérogations constitue pour les associations l’assurance que les espèces protégées et leurs habitats seront effectivement pris en compte et épargnés autant que possible.

« En dépit de nos diverses propositions d’accompagnement conformes à la réglementation, nous n’avons eu aucune réponse officielle » précise Catherine Schmitt, « le Conseil général, en restant sur ses positions, retarde la sécurisation du site et élude la réflexion sur le renouvellement des allées sur le long terme ».

Les associations de protection de l’environnement s’étonnent également que le tronçon de l’allée qu’emprunte la Route départementale D118 soit toujours accessible aux véhicules et aux piétons. Les associations demandent donc au Conseil général de fermer ce tronçon d’allée dans les meilleurs délais pour éviter tout risque d’accidents mortels en attendant les indispensables travaux de mise en sécurité faits dans les règles de l’art.

Les associations de protection de l’environnement ne souhaitent pas devenir les boucs-émissaires d’accidents qui pourraient survenir.

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 France Nature Environnement :

http://www.fne.asso.fr/


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