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La mobilité durable, un enjeu concret

Publié le 15 février 2011 par Fabulousfab

Entre crise économique et impératifs environnementaux, la mobilité durable s’est imposée comme un vrai sujet de préoccupation. La SNCF s’en est saisie depuis plusieurs années et a organisé début janvier pour la deuxième année ses Rendez-vous clients. Une vitrine pour présenter et débattre des innovations destinées à développer, améliorer et simplifier la mobilité des 4 millions de personnes qui font appel chaque jour à ses services.

train (DR SNCF)
L’écomobilité, c’est un nom fédérateur pour l’ensemble des innovations mises en place afin d’ agir concrètement en faveur d’une mobilité durable et responsable. Les voyageurs en train y sont sensibles comme citoyens, mais aussi comme utilisateurs. Pour le Président de la SNCF, Guillaume Pépy,  » Cela revient, en fait, à traiter la mobilité complète des biens et des personnes, dont le rail forme un élément certes nécessaire mais pas suffisant. Nous avons conscience de l’importance de l’interconnexion avec d’autres modes de transport (vélo, bus, tram …) pour faire davantage préférer l’usage du train à celui, par exemple, de la voiture« . Preuve que l’écomobilité suscite de plus en plus de vocations,  le baromètre MACIF 2009 de la mobilité durable montre que 52 % des Français sont prêts à utiliser de manière régulière le covoitu­rage, l’auto-partage ou le vélo, tandis que l’INSEE a établi à 25 % la progression des trajets quotidiens réalisés à bicyclette entre 1994 et 2008. Des demandes encore diffuses existent, et les initiatives se multiplient.

Répondre à des besoins, de façon économique et écologique

Pour être pertinente, l’offre de mobilité doit avoir un prix raisonnable, pour les voyageurs comme pour les collectivi­tés. Les spécialistes affirment que les  solutions de mobilité qui seront durable sont celles qui permet­tront de se déplacer non seulement de plus en plus, mais encore de mieux en mieux. Simplement, confortablement et dans le respect de l’environnement. Cela implique de diminuer le recours à la voiture individuelle à énergie fossile et de stimuler les modes de transport « doux », collectifs ou partagés. En France, les lois Grenelle 1 et 2 ont misé sur un effort budgétaire massif à l’amélioration du bilan écologique des transports. Et c’est un enjeu clé: alors que les émissions de CO2 ont globalement diminué de 6,4% entre 1990 et 2008, elles ont augmenté de 17 % dans le secteur des transports sur la même période. D’où des efforts nécessaires pour réduire les émissions de CO2, baisser la consommation d’énergies, éliminer les sources de pollution, etc.

La SNCF, un acteur engagé

Aux enjeux strictement environnementaux s’ajoute un argument commercial : l’éco­mobilité est une véritable attente des consommateurs. Entre deux offres de mobilité sensiblement équivalentes en termes de prix et de qualité, le client opte de plus en plus pour la mieux-disant sur le plan environnemental. Depuis plusieurs années, la SNCF travaille sur son propre fonctionnement pour améliorer son bilan et dans de nombreux domaines : achats durables (ils représentent 39 % du total des achats de la SNCF en 2009 contre 29 % en 2008), dématérialisation des processus (mise en place du e-billet), économie «circulaire» favorisant la réutilisation des déchets d’activité ou encore éco-conception de plus en plus avancée des gares et des matériels. Sans oublier une intervention volontariste dans le domaine du fret: SNCF Geodis s’est fixé des objectifs ambitieux : 1 million de trajets-camions reportés vers le rail en 2020 pour 1 million de tonnes de CO2 évitées. Pour valoriser l’écomobilité, la compagnie ferroviaire s’est également associée à de nombreuses initiatives :

- SNCF s’est associée avec Green Cove Ingénierie, leader du covoiturage en France et éditeur du site 123envoiture.com, pour combiner train et covoiturage. De plus en plus de gares affichent les offres de covoiturage existantes autour de la gare. Par ailleurs le site propose, à partir d’un téléphone mobile, les offres de covoiturage disponibles aux prochains arrêts du train dans lequel l’utilisateur se trouve.

- Chercher la liste des trains accessibles au vélo, se renseigner sur les aménagements pour deux-roues, les loueurs et les itinéraires cyclables situés à proximité des gares… Toutes ces infor­mations sont désormais consultables en ligne grâce à la carte interactive Train + Vélo. Disponible en Bretagne, en Bourgogne et dans le Nord-Pas de Calais, ce plan détaillé a été conçu par la SNCF en partenariat avec les Conseils régionaux et les Comi­tés régionaux du Tourisme. Il permet aux mordus de cyclisme comme aux moins initiés de préparer leur excursion en quelques clics.

- Le Languedoc-Roussillon est à l’avant-garde avec une formule combinant TER et au­topartage dans les villes de Narbonne, Montpellier et Nîmes. Avec l’offre Modulauto Liberté, les usagers du train régional bénéficient d’un accès à tarif préférentiel au service d’autopartage – un service de location de voiture à très courte durée (à partir d’une heure), en libre service 24h/24 et 7j/7 grâce à un badge RFID, sur le modèle du Vélib’.

Sans oublier le positionnement de Voyages-sncf.com, acteur majeur du tourisme en France qui stimule de nouvelles façons de voyager. Le pionnier dans la promotion et la valorisation du tourisme responsable mise sur les services sur le site tels que l’empreinte carbone, le mini-portail responsable sur Voyages-sncf.com, et les campagnes de sensibilisation en participant à des salons professionnels et grand public. Sans oublier les Trophées du Tourisme Responsable.

Les filiales aussi

Acteur engagé, la SNCF l’est aussi par ses filiales comme Eurostar, qui affiche le bilan carbone de chaque voyage sur le billet vers Londres. De son côté Thalys, la compagnie qui roule vers la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas. Tout dernièrement, Thalys est devenu le premier opérateur ferroviaire à offrir à ses clients une alimentation saine, goûteuse et moins « carbonée ». La restauration à bord est basée sur des principes reconnus en matière de maîtrise des émissions de CO2 liées à l’alimentation : privilégier les produits bio, de saison et régionaux, utiliser des circuits d’approvisionnement courts… Le service de restauration à bord varie notamment selon le pays d’origine du train. Cette initiative, qui a déjà permis une réduction de 30 % des émissions de CO2 de la restauration à bord, s’inscrit dans une démarche plus large de Thalys autour de quatre enjeux : la performance environnementale, le voyage durable de porte à porte, le bien-être du voyageur et, enfin, l’éthique et les bonnes pratiques managériales.

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