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Il faut sauver le collège Pierre Mendès France...

Publié le 16 février 2011 par Philippemeoule

coll_ge_pmf.jpgA Val-de-Reuil, dans l'Eure, les combats sont quotidiens : pour la rénovation urbaine, pour le commerce, pour la qualité de vie... et pour l'éducation. Le maire PS, Marc-Antoine Jamet s'y emploie, et ses équipes avec lui.

C'est pourquoi l'étonnement (l'effarement ?), fut total à l'annonce de l'éventuelle fermeture du collège Pierre Mendès France, par le Conseil général... socialiste !!!

Marc-Antoine Jamet me demande de relayer sur mon blog, le communiqué de presse qu'il a rédigé à ce sujet. Je le fais bien volontiers, pensant comme lui que:" Les promesses de la Gauche ne peuvent seulement engager ceux qui les écoutent. C'est l'éthique... mendésiste. C'est la nôtre". A lire ci-après.

Mercredi 16 février 2011, Communiqué de Marc-Antoine JAMET, maire de Val-de-Reuil, Vice-président du conseil régional de Haute-Normandie

POURQUOI LE PS DOIT ETRE SOLIDAIRE DES ELEVES, DES PARENTS, DES PROFESSEURS DU COLLEGE PIERRE MENDES FRANCE

Je serai ce matin avec la centaine de manifestants venus demander, à Evreux, devant le Conseil Général, à Jean-Louis Destans, non seulement le maintien, mais surtout la réhabilitation du collège Pierre Mendes France de Val-de-Reuil.

Avec les élèves, les parents, les professeurs du collège, ma solidarité est entière, comme l'est celle de mon conseil municipal où PS, verts, PC et UMP ont été unanimes pour défendre cet établissement.

Chacun connaît les raisons objectives qui nous ont poussées à adopter cette position.

Pédagogiques, on imagine mal les 25 000 habitants de Val-de-Reuil, Le Vaudreuil, Poses et Léry, répartir leurs enfants entre les deux collèges restants, devenus surchargés et artificiellement opposés dans un tête à tête stérile entre le "bon" Michel de Montaigne et le "difficile" Alphonse Allais.

Démographiques : l'Insee indique que notre territoire est par les naissances ou les apports extérieurs le plus dynamiques de l'Eure.

Financières : on voit mal comment serait justifié le bon emploi des fonds publics, c'est à dire de l'argent des contribuables, si certaines des collectivités locales qui participent à l'Anru de Val-de-Reuil, avec l'objectif d'offrir une seconde chance à son germe de ville, conduisaient elles-mêmes cet espoir au charnier en créant une nouvelle friche administrative à cent mètres de la Mairie de la Commune.

Urbaines : autour du collège Pierre Mendes France, bientôt rejoint par les ateliers municipaux et un théâtre neuf, se construit actuellement un nouveau quartier, un éco-quartier, un quartier de plusieurs centaines de logements. Une question identique est invariablement posée aux élus et je la comprends. Où allons-nous scolariser nos enfants ? De la réponse dépend la réussite d'une mixité sociale et d'un épanouissement familial.

Citoyennes : on connaît le besoin en équipements publics de ces habitants qui s'installent et découvrent leur environnement urbain. Ce sont des instruments d'intégration et des repères. Les écoles sont, à Val-de-Reuil, nos églises et nos cathédrales.

Mais il est aussi des raisons politiques que jamais personne ne souligne.

Le canton de Val-de-Reuil est celui qui, tenu par la droite, a fait basculer l'exécutif, départementale au bénéfice de l'actuelle majorité. Je m'en souviens. C'était au moment de mon élection comme maire, alors que le nombre des inscrits dans la ville nouvelle devenait prépondérant parmi le collège des électeurs des communes qui forment la circonscription cantonale. Nous ne sommes pas dans une société de services. Mais, pour autant, la reconnaissance, la gratitude, la loyauté sont des mots qui ont encore un sens. Les électeurs nous ont fait confiance. Ne les décourageons pas. Ne les désespérons pas. Notre démocratie républicaine n'est pas en si bonne santé, ni odeur de santé que l'on puisse courir ce risque à notre modeste échelon local.

Des promesses ont été faites. Depuis dix ans, elles ont été constantes. Ce collège ne fermera pas et il sera développé au besoin en attirant à lui les populations scolaires de Saint-Pierre et de Saint-Etienne-du-Vauvray enfin rassurées par le développement plus harmonieux de la "cité contemporaine". Je les ai faites. Notre conseillère générale les a faites. Le Président Destans les a faites. A Evreux, dans son bureau, ce qui pourrait, à l'extrême rigueur, ne regarder que lui et moi. Mais aussi sur place, devant les principaux successifs, parfois à la communauté éducative. Les promesses de la Gauche ne peuvent seulement engager ceux qui les écoutent. C'est l'éthique... mendésiste. C'est la nôtre.

Enfin, nous sommes à la veille d'une grande consultation politique. Législatives et Présidentielle sont dans un an. On sait le programme de la droite. Toujours moins pour l'école. 16 000 postes d'enseignants supprimés cette année. J'ai écouté Martine Aubry voici quinze jours à la Mutualité et les dirigeants du PS qui s'exprimaient sur l'éducation. Oui au maintien des collèges à taille humaine, des établissements de proximité, à l'expérimentation pédagogique. Oui au soutien aux ZEP, à la politique de la Ville, aux quartiers de la rénovation urbaine. Il ne peut avoir vérité à Paris qui ne soit une erreur dans l'Eure. Les socialistes parlent d'une seule voix.

C'est pourquoi j'ai logiquement la certitude que Jean-Louis Destans prendra pour le collège Pierre Mendes France de Val-de-Reuil la bonne décision, la décision légitime, celle de l'avenir pour la jeunesse, de la justice sociale et du progrès : maintien et modernisation.


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