Conseils pratiques aux colombiculteurs.

Par Selectionsavicoles

CONSEILS PRATIQUES AUX COLOMBICULTEURS

‑ Il est préférable que les débutants aient une idée assez précise de la race avec la­quelle ils aimeraient commencer.

‑ La conception ou l'aménagement des volières doit dépendre de ce choix, c'est-à-dire être fonction des caractéristiques et du tempérament des pigeons.

Toujours s'assurer que le pigeonnier est convenablement éclairé et aéré, et que le cas échéant, les ouvertures puissent être réglées pour assurer le confort des oiseaux.

‑ Lors de la construction ou de l'aména­gement du colombier, faire le nécessaire pour que les rats et les sauvagines ne puis­sent jamais pénétrer dans le local d’élevage.

‑ Déterminer à l'avance, la nature de la litière qui sera utilisée, et faire en sorte que l'approvisionnement soit facile.

‑ Les locaux d'élevage doivent toujours être fin prêts avant que soient introduits les premiers habitants. Cela évite d'avoir à ef­frayer inutilement les nouveaux venus.

‑ Ne jamais acheter des reproducteurs pour leur prix avantageux, mais opter avant tout pour la meilleure qualité possible. Ceci est d'une importance capitale.

‑ Il est indispensable de se renseigner le mieux possible sur les techniques d'éle­vage, mais c'est surtout en pratiquant que l'on acquière de solides connaissances.

‑ Il est assez normal qu'avec de jeunes reproducteurs, la première et même la deuxième couvée soient infertiles.

‑ Il ne faut pas s'attendre à ce que tous les jeunes issus d'un couple de valeur, soient de la même qualité que leurs pa­rents,

‑ Dans le cas où aucun des jeunes n'est d'une qualité supérieure à celle de ses pa­rents, il convient de refaire les accouplements ou de se procurer de nouveaux su­jets de qualité, si bien sûr on désire pro­gresser.

‑ Plutôt que de rechercher sans cesse ici et là, des sujets améliorateurs, il est tou­jours préférable de créer sa propre souche, ce qui évite bien des surpises désagréa­bles, aussi bien dans le domaine de la qua­lité que sur la plan sanitaire.

‑ Adhérer à une association active dans le but d'enrichir vos connaissances et d'échanger de saines idées et de bons pi­geons.

‑ Ne présenter dans les expositions que les produits de son propre élevage pour pouvoir être content et fier de son travail, lorsqu'ils feront l'admiration des autres éle­veurs.

‑ Ne faire participer à des concours, que des sujets qui auront été préparés pour cela, si l'on veut qu'ils partent à égalité de chance avec les autres concurrents.

‑ Adopter un comportement sportif dans les expositions. Ouvrir ses yeux et ses oreilles, et s'efforcer de ne retenir que ce qu'il y a de mieux.

‑ En toutes circonstances, c'est à dire dans votre élevage, dans celui de vos amis, ou dans les expositions, ne pas hésiter à prendre des notes.

‑ Dans la mesure du possible, visiter d'au­tres élevages, et comparer les méthodes et la qualité des oiseaux. En tirer les ensei­gnements qui s'imposent.

‑ Quand on n'a pas la possibilité de choi­sir soi-même les animaux que l'on désire se procurer, préciser les qualités que l'on re­cherche en priorité, et éventuellement les défauts que l'on peut accepter, de façon à être aussi bien servi que possible par le fournisseur si bien sûr ce dernier est de bonne foi.

Pour acheter, il vaut beaucoup mieux se rendre chez l'éleveur qui vous fait des of­fres. Dans la grande majorité des cas cela permet d'éviter bien des malentendus.

Éliminer d'emblée les fournisseurs qui parlent plus volontiers des prix que de la qualité. Se souvenir qu'une publicité tapa­geuse n'est pas une garantie quant à la qualité des pigeons proposés.

   Ne jamais oublier que vos pigeons dé­pendent entièrement de vous. Dites-vous bien que rien ni personne d'autre que vous n'est responsable des satisfactions ou des déconvenues que vous pourrez connaître avec eux. Si vous êtes un colombiculteur attentionné, soyez assuré que vos pigeons vous rendront au centuple ce que vous leur aurez donné, et vous apporteront une joie que vous ne soupçonnez peut-être pas.