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Création d'entreprise, le statut qu'il me faut

Publié le 28 juin 2010 par Dailyconso

Le nombre de créations d'entreprises en France a battu son record l'année dernière avec 580 193 nouvelles sociétés enregistrées. La loi de modernisation de l'économie de 2008 est pour beaucoup dans ce chiffre avec près de 320 000 personnes qui ont opté pour le nouveau statut d'auto entrepreneur, simple et sans gros risque à la clé. Si vous aussi avez décidé de vous lancer, Dailyconso fait le tour des options pour vous aider à trouver le statut qui conviendra à votre projet.

Les différents statuts

L'auto entrepreneur :

Nouveau statut instauré depuis le 1er janvier 2009, il s'adresse aux personnes qui ne veulent pas obligatoirement créer une société commerciale et pouvoir arrêter ou commencer facilement leur activité. Les démarches de création sont simplifiées et les charges sociales ou fiscales calculées sur le chiffre d'affaire. Si vous ne gagnez pas d'argent, l'état ne vous en demandera pas non plus.

L'entreprise individuelle :

Aussi appelée société en nom propre ou en nom personnel, c'est la structure choisie par la plupart des petites entreprises car aucun apport de capital n'est demandé au départ. Le propriétaire et son entreprise ne font qu'un : les bénéfices vont directement dans sa poche, mais en cas de pépin ce sera aussi pour sa pomme. Le conjoint peut y apporter sa contribution.

L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) :

Mélange de société en nom propre et de SARL, la responsabilité du propriétaire d'une EURL est proportionnelle à ce qu'il a investi dans l'entreprise.

La société en nom collectif (SNC) :

Même principe que la société en nom propre pour les commerces tenus par deux associés minimum.

La société à responsabilité limitée (SARL) :

Fonctionne comme l'EURL mais avec au moins deux associés et cent au maximum. Aucun capital minimum n'est exigé pour créer une entreprise sous ce statut.

La société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) :

Association de plusieurs personnes exerçant une profession libérale réglementée, l'entreprise fonctionne ensuite comme une SARL.

La société civile professionnelle (SCP) :

SELARL avec les mêmes risques que la société individuelle : les associés sont personnellement responsables des éventuelles dettes de l'entreprise.

La société par action simplifiée (SAS) :

Un capital minimum de 37 000 euros était autrefois demandé, depuis la loi de 2008 il est désormais librement déterminé dans les statuts. Une SAS rend chaque associé responsable en fonction de son investissement. La direction et les décisions collectives sont librement déterminées par les membres de l'entreprise.

L'enregistrement au registre du commerce

Après avoir trouvé le bon statut, il faut le rédiger et faire enregistrer l'entreprise. Un passage chez un expert comptable et une visite chez un avocat sont fortement conseillés pour ne pas faire d'erreur d'appréciation et retrouver son chemin dans les méandres de la réglementation. Les clauses indiquées dans le statut peuvent parfois être modifiées lors de décisions extraordinaires, mais mieux vaut prévenir que guérir et envisager dès le départ toutes les éventualités (associations, croissance...).

N'hésitez pas à vous adresser à la Chambre de Commerce et de l'Industrie de votre lieu de résidence ou à l'Anpe si vous êtes sans emploi ; ils vous guideront dans vos choix et vous aideront à monter votre dossier si besoin est. N'oubliez pas non plus qu'il existe des aides à la création d'enreprise !



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