Le canard siffleur.

Par Selectionsavicoles

SIGNES DISTINCTIFS

Bec très court, bleuté, onglet terminal noir.

Tête roux vif, large bande blanche ou crème allant du front à la nuque.

Miroir : vert encadré de blanc et de noir.

Poitrine : lie de vin.

   Ailes : pointues, très longues dépassant la queue quand elles sont repliées.

Pattes : grises.

Queue : sous‑caudales noires.

Ce bel oiseau fait son apparition dans notre pays dès le mois de septembre, mais le gros de la troupe ne passe qu'en novem­bre.

La migration de retour débute vers le 15 février pour se terminer, en règle générale, aux environs du 15 mars, bien qu'il puisse passer encore quelques attardés jusqu'à la fin d'avril. Le siffleur accompagne souvent le pilet dans ses déplacements. La nidification a lieu, comme pour la plupart de nos visiteurs, avec un décalage d'envi­ron six semaines sur celle du Colvert, c'est‑à‑dire du début mai à la fin juin. Le siffleur niche en Ecosse, mais surtout en Scandinavie et dans les marais de Sibérie.

Son alimentation est essentiellement végétale et elle se compose tout particuliè­rement de zostères marins ; cette particu­larité témoigne des graves difficultés qu'il a en commun (bien qu'à une moindre échelle) avec la Bernache cravant : la ma­ladie cryptogamique des zostères le prive de son plat préféré et même de la base de son alimentation. Malgré la ponctualité dont il fait preuve dans ses migrations, il reste très instable et irrégulier aussi bien dans ses déplacements que dans son compor­tement. Il peut rester inaperçu pendant plu­sieurs années pour revenir en force brus­quement.

photos : de la poule à l'autruche