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Les fausses croyances, ou croyances limitatives

Publié le 01 mars 2011 par Do22

Les fausses croyances, ou croyances limitatives Consciemment, nous croyons à bien des choses et avons chacun nos points de vue :- croire que la poire est un fruit;

- croire que l'homme descend du singe;
- croire que 2 + 2 = 4;
- croire que les feuilles des arbres sont vertes;
- croire en une réalité, etc. 

Inconsciemment, nous avons un nombre souvent incalculables de fausses croyances :
- Je dois être gentil(le) si je veux qu'on m'aime;
- Je n'ai pas le droit de me mettre en colère car ce n'est pas bien;
- En tant que gars, je ne dois pas pleurer;
- Je dois être fort(e);
- Mon père m'a abandonné;
- Je n'ai pas le droit d'être aimé(e);
- etc.

Pourquoi dit-on que ce sont des fausses croyances ?
Ces croyances sont imprimées dans notre inconscient dès notre plus jeune âge, pour la majorité, découlant de gens nous ayant fait vivre des situations, certaines à répétition, qui s'avèrent être fausses quand on travaille en cheminement personnel.

Il suffit parfois d'une seule phrase ou d'une attitude, une fois, pour que l'enfant imprime dans son inconscient une fausse croyance avec laquelle il vivra et pour laquelle il répétera la réaction qu'il a «choisie» d'avoir lorsque cette croyance refera surface et ce, par simple réflexe.

C'est la raison pour laquelle plusieurs personnes réagissent différemment face à une même situation, chacune ayant sa propre façon d'y réagir, sa propre fausse croyance imprimée en rapport avec cette situation.

On les appelle des «fausses croyances», ou croyances limitatives, car elles ne sont pas fondées sur la vraie réalité de chacun. En effet, lorsqu'on met à jour, en thérapie notamment, les fausses croyances qui amènent une personne à toujours réagir de la même façon à une situation, on remarque que, souvent, elle ne correspond pas à la réalité actuelle de la personne. Il s'agit en fait d'une croyance basée sur une situation vécue et non dans un tout.

Pour illustrer cette explication, reprenons le premier exemple ci-haut :

«Je dois être gentil si je veux qu'on m'aime».
On remarque que cette croyance a été imprimée suite à une éducation éventuellement stricte où l'enfant n'a pas le droit d'exprimer ses sentiments, ses émotions, où on le culpabilise d'être un enfant spontané, enjoué, vivant.

Au lieu de lui avoir dit, entre autres, «Tu as le droit de t'amuser mais ne dérange pas tout le monde», ses parents lui ont probablement dit, par exemple, «Va dans ta chambre, tu n'es pas gentil !», lui faisant comprendre qu'il n'était pas aimable, se sentant ainsi rejeté et non aimé. Cette situation se répétant, l'enfant a fini par imprimer qu'il doit être gentil pour être aimé...

Plus tard, sa vie d'adulte sera imprimée de cette fausse croyance, le faisant agir toujours en prenant soin de ne pas déranger, ne faire du bruit, ne pas parler trop fort; il sera aux «petits soins» avec tout le monde, etc., toutes les réactions qu'on connaît quand on sent - en relation avec nos fausses croyances inconscientes - qu'on pourrait faire quelque chose qui nous rendrait non-aimable. Mais être aimable ne veut pas dire s'écraser... Thomas d' Ansembourg le dit bien dans son livre Cessez d'être gentil, soyez vrai : Être avec les autres en restant soi-même !

Les fausses croyances sont toujours mêlées à des sentiments de culpabilité, de non-droit à la vie, à l'amour et à l'abondance. Elles provoquent des peurs d'être en relation à des niveaux parfois très subtils.

La guérison de celles-ci permet à l'être humain, à travers son cheminement personnel, de déconnecter de nombreuses réactions inconscientes dans la vie de tous les jours, de retrouver son estime de soi, sa dignité, son essence et sa capacité d'être une personne à part entière, aimable et aimée.
Dominique Jeanneret


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