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La reine de Saba

Publié le 28 janvier 2008 par Véronique Bessard

La reine de Saba, personnage légendaire, était fabuleusement belle et riche. Son royaume situé peut être au Yemen ou alors en Ethiopie devait sa prospérité aux larmes d’un petit arbre tordu, et aguerrit à la vie dans le désert ; le Boswellia sacra. C’est à l’encens que Bilqis, qui séduisit Salomon, devait sa grande richesse. (Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire la suite)


Voyageons dans le temps et l’espace! Ensemble, nous allons assister à une leçon sur la récolte de la précieuse résine que Bilqis, en mère attentionnée, donne à ses deux enfants.
« Accompagnés par la nourrice, ils sortent du palais, puis de Marib du côté qui n’est pas irrigué par le barrage.
Le terrain est pierreux, le calcaire affleure. De loin en loin poussent des arbres noueux dont les épaisses branches jaillissent très bas sur le tronc. Les feuilles sont minuscules, légèrement argentées. Des hommes s’affairent au milieu des arbres dispersés, un bol en bois et un grattoir à lame de bronze en main. Les enfants courent vers les arbres pour toucher du doigt la riche résine. Ils reviennent vers leur mère :

- Raconte nous encore toute les qualités de l’arbre magique, crient-ils à Bilqis. Bilqis recommence une histoire cent fois répétée.

– L’arbre à encens livre sa substance pendant presque l’année entière. Quand on écorche légèrement une branche, des petites gouttes blanches se mettent à couler. Trois semaines plus tard, lorsqu’on entame un peu plus la même blessure la résine s’écoule fournissant de l’encens de deuxième qualité. Ce n’est qu’en grattant la troisième fois que l’on obtient l’encens blond, que les Egyptiens appellent le « parfum des dieux ». D’ici quelques temps, à la mi-automne, les arbres à encens fleuriront. Vous reverrez leurs fleurs à cinq pétales, blanches et au cœur rouge. Nous ferons une grande fête.

Yohab et Sillah applaudissent et réclament que leur mère décline les utilisations de l’encens.

–Vous devriez vous en souvenir maintenant, dit Bilqis. Il existe trois variétés : la poudre foncée couleur d’ambre qu’on prend en infusion contre le mal à l’estomac. Mouillée cette poudre peut être étendue sur les blessures. L’encens blond sous forme de minuscules lingots est brûlé en l’honneur des dieux. Enfin, l’encens blanc, celui qu’on mâche pour fortifier les dents et les gencives, éclaircit les esprits embrumés par la maladie ou l’alcool. »

Anette Colin-Simard, Au Nom de la Reine de Saba, édition : Olivier Orban Fayard


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