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Quand les spécialistes sont …

Publié le 28 janvier 2008 par Hugo Jolly

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Hier soir, en regardant « Une heure sur Terre », je me suis vite aperçu des vraies vertus de Bill Graham (Libéral con-vaincu de la mission afghane) et de Jean-François Lépine, pseudo-journaliste qui a fait preuve de totalitarisme plat concernant ce dossier précis. Les deux « acteurs », interprétant des spécialistes du sujet, ont totalement confondu le coup d’état militaire qu’est la mission afghane et le travail difficile des soldats canadiens. Comme si le fait que le travail soit dur, permettait de donner son approbation à une dictature mise en place par un coup d’état militaire, mené par la coalition de pilleurs que sont les membres de l’OTAN.

Les deux ont étroitement lié, le travail difficile des soldats canadiens en Afghanistan, avec le questionnement quant à la poursuite de la mise en place de cette dictature. C’est que Hamid Karzaï et son gouvernement, n’ont jamais été élus et qu’en fait, les talibans rasés et les seigneurs de guerre peuplent désormais le parlement afghan.

Les prétentions otanienne de ce même groupuscule des puissants, viennent nous dire que Hamid Karzaï aurait été élu démocratiquement. Le fait est que l’Afghanistan était trop instable pour permettre de vraies élections, surveillées et entièrement démocratiques, même que certaines régions du pays, n’avaient tout simplement pas été visitées par les troupes d’occupation. Rappelez-vous que le Canada ne veut pas sortir ses troupes avant au moins, l’année 2011, prétextant que le secteur est trop instable. Donc, s’il est assez instable aujourd’hui pour permettre la sortie des troupes d’invasion, alors comment est-ce possible de permettre une élection, c’est-à-dire un jour ou deux de scrutin, dans le vaste et périlleux territoire que représente l’Afghanistan (il y a plus de mines anti-personnelles en Afghanistan que tous les autres pays réunis)? Comment peut-on prétendre à la fois que c’est trop instable pour quitter, mais assez pour voter? Un peu comme le fameux sondage de Radio-Canada, qui affirmait que les afghans appréciaient la présence étrangère et occupante, et quoi encore? Ils aiment les hot-dog et les nouveaux bourgeois que sont les seigneurs de guerre? Comment ont-ils pu aller faire un sondage crédible, alors qu’en même temps, on affirmait que les talibans détenaient plus de 53% du territoire.

Le totalitarisme, c’est quelque chose de bien présent dans notre société et ces deux pseudo-spécialiste en ont fait la preuve. Ils ont agit, comme si Hamid Karzaï, représentait la venue de la démocratie, or, ce n’est pas tout à fait le cas, comme nous avons pu en témoigner récemment avec les nouvelles afghanes. Torture, mise à mort, répression, parlement corrompu, et bien sûr, Hamid Karzaï lui-même, ancien consultant chez UNOCAL, où à l’époque, il négociait avec la dictature talibane, afin de faire passer l’oléoduc désiré (qu’il a approuvé sous sa propre dictature ensuite) à travers l’Afghanistan. Il n’a tout simplement jamais été élu par la population afghane, mais mis en place par le gouvernement impérialiste états-unien et ses amis loyaux, qui veulent bien sûr, se partager les gains (ressources naturelles et humaines à bon marché).

Comme autres exemples, nous pourrions prendre le privé en santé. En quoi est-ce que ça a aidé ailleurs le privé? En rien à part de diversifier les sources de profit d’un crasseux parasite minoritaire, nommé le bourgeois. Et qu’est-ce qu’ils nous font croire ici nos amis les lucides? Que c’est la solution, alors que ça ne fonctionne évidemment pas dans le pays de la liberté, les États-Unis terroristes d’Amérique du Nord qui eux, songent de plus en plus au système public, soit gratuit et universel.

Bref, les deux pseudo-spécialistes ont fait glisser un totalitarisme, en mêlant, ou en tentant de mêler, la population en parlant en même temps, du rôle « difficile » des soldats qui, soit-dit-en-passant, participent en fait à un coup d’état militaire (mise en place d’une dictature par les armes). La difficulté de la mission pour ces braves soldats, équipés de matériel à la fine pointe de la technologie, contre des hommes en sandales dans le désert munis d’armes défectueuses, n’a strictement rien à voir avec la légitimité de la mission qui n’est en fait, qu’un autre, parmi tant d’autres, coup d’état militaire des États-Unis impérialistes et terroristes d’Amérique du Nord. Seulement, cette fois-ci, nous y participons!

En soutien à nos camarades soldats (malheureusement participant à la répression étatique), engagés à leur insu dans un crime contre l’humanité, de guerre, et contre la démocratie, j’appelle tout le monde à soutenir les soldats, en souhaitant leur retour le plus rapide possible, bien qu’ils croient manifestement aux mensonges proférés par leurs dirigeants, des menteurs impérialistes. Ne blâmons pas nos soldats volontaires, quelqu’un leur a menti de toute façon.

Sylvain Guillemette


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