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« Le scandale des délocalisations » : Non la mondialisation n'est pas heureuse !

Publié le 14 mars 2011 par Slovar
« Le scandale des délocalisations » : Non la mondialisation n'est pas heureuse !Quelques beaux esprit se plaisent à nous expliquer régulièrement que les délocalisations sont au pire inéluctables, au mieux insignifiantes. Ce n'est pas l'avis d'Eric Laurent qui vient de publier : « Le scandale des délocalisations». Il a accepté de répondre aux questions de Slovar
Les délocalisations sont un très grave problème. A tel point que le 17 février, la Cour des comptes dans son dernier se montrait sévère sur le soutien public, accordé aux entreprises exportatrices . Allant comme l'écrit le Moniteur du Commerce International : « (...) jusqu’à appeler à « la définition d’une politique d’internationalisation des entreprises tenant compte de ses conséquences en termes d’emplois », une manière d’inciter les pouvoirs publics à ne pas favoriser des délocalisations via leurs soutiens (...)»
On pourrait également évoquer l'information de l'Auto Journal n°824 du 10 mars 2011 qui indiquait en page 32 que : « (...) PSA et Renault n'ont produit que 29,7% de leurs automobiles sur le sol français en 2010 (...) » A noter que si Peugeot affiche 37,2% et Citroën 36,8% de véhicules assemblés en France, Renault dont l'état est toujours actionnaire n'en a produit que ... 26,4% !
C'est dans ce contexte que, le livre d'Eric Laurent « Le scandale des délocalisations », vient opposer la réalité du terrain, aux propos d'économistes libéraux nous expliquant que : « les délocalisations sont des atouts puisqu'elles permettent de créer de nouveaux emplois chez nous». Il a accepté de répondre à nos questions. Attention c'est du lourd !
Slovar : Vous êtes grand reporter et spécialiste de politique étrangère. Vous venez de publier « le scandale des délocalisations » pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Eric Laurent : Je m’intéresse avant tout aux ressorts cachés qui sous tendent les grands enjeux politiques et économiques. Mes livres sont le résultat d’enquêtes qui ont porté aussi sur la famille Bush ( « La guerre des Bush ») que sur les manipulations et des informations autour du pétrole (« La face cachée du Pétrole »), pour ne citer que ces deux exemples. Si je devais résumer ma démarche, je dirais que je m’efforce de découvrir la réalité, cachée derrière la vérité ou les discours officiels.
Slovar : Dans votre livre vous dressez un portrait sans concession de la destruction massive d'emplois en Europe et aux Etats Unis. N'avez vous pas peur de vous faire clouer au pilori par les économistes français qui de leur côté, minimisent l’ampleur du phénomène ?
EL : L’ampleur des délocalisations constitue le scandale politico économique probablement le mieux dissimulé à l’opinion, en Europe et aux Etats Unis. Alors que la France est le pays européen qui se désindustrialise le plus vite, que son secteur des services et lui aussi touché de plein fouet par ce phénomène, il n’existe depuis 2005 aucun rapport officiel, aucune évaluation publique sur la grandeur de ce processus en cours, qui s’est d’ailleurs accéléré depuis la crise de 2008. Les économistes, comme d’ailleurs tous les experts ont tendance à corroborer avant tout une pensée dominante, celle d’une « mondialisation heureuse » où il n’y aurait que des gagnants. Ils font le choix de l’illusion au détriment de la réalité, alors qu’il faudrait au contraire dissiper l’illusion pour maîtriser la réalité. Et cette réalité, en France, en Europe et aux Etats Unis est angoissante : la liste des perdants, ou plutôt des vaincus de la mondialisation qui ont vu leurs emplois dévalorisés, ne cesse de s’allonger, alors que celle des gagnants se ramène en tout et pour tout en trois catégories : les dirigeants des entreprises qui délocalisent, leurs actionnaires et les pays émergents qui bénéficient non seulement des emplois délocalisés mais aussi les transferts de technologie qui les accompagnent.
Slovar : Depuis un certain nombre d'années, les économistes et politiciens libéraux nous expliquent que nous serions destinés à devenir des pays de "services". Or vous nous expliquez, par exemple, que l'Inde est en train de prendre ces emplois. Sommes-nous condamnés aux services à la personne et autres emplois artisanaux peu délocalisables ?
EL : Le développement de la mondialisation a incité les entreprises occidentales à opérer deux choses : se réorganiser et délocaliser. Une réorganisation ne revêt pratiquement jamais un caractère définitif mais les délocalisations, au contraire, ont crée des dommages irréversibles.
Pendant des années, nous avons observé, fascinés, la montée en puissance de l’Asie, pour découvrir tardivement qu’elle était, due à notre aide involontaire. En « exportant » ( l’Europe et les Etats Unis), nous avons crée les conditions de notre dépendance. Les « bienfaits du libre échange » défendus par les libéraux constituent le credo plus totalement erroné. La Chine et l’Inde sont, elles, les économies ouvertes pratiquant le dite échange ? La réponse est clairement non. L’accès à leur marché est délicat, limité, et leurs entraves visent à renforcer leurs champions nationaux qui deviennent déjà concurrentiels sur la scène mondiale. Le résultat est édifiant : le déficit commercial de l’Union Européenne avec la Chine atteignait en 2009 le montant de 169 milliards de dollars et ne cesse de s’accentuer. Par contre la Chine exporte ou s’installe sans entraves sur le marché européen.
Dans un tel contexte, imaginer que nous pourrions rester des pays de « services » témoigne d’un aveuglement sans nom. Nous ne sommes plus en mesure de décider de notre avenir et croire que nous pourrions encore imposer une division du travail qui prolongerait notre domination relève de la stupidité. Les faits sont là : à compétence équivalentes, un informaticien indien est payé 1/5 e du salaire de son homologue européen ou nord américain, selon Alan Blinder, professeur à Princeton et ancien président du bureau des gouverneurs de la Réserve Fédérale, 28 des 42 millions d’emplois dans le secteur des services américains sont « susceptibles d’être délocalisés » et il semblerait que cette nouvelle vague de délocalisation soit si importante et rapide que les sociétés occidentales éprouvent de grandes difficultés d’ajustement. Pour lui, et je partage son opinion, à l’avenir la distinction cruciale ne sera plus entre travailleur hautement qualifié et les autres, mais entre ceux dont l’emploi peut être délocalisé et ceux qui ne courent aucun risque.
Slovar : Néanmoins, de par la libre circulation des personnes en Europe, les français ne vont-ils pas à terme être en concurrence (directive Bolkestein ) avec d'autres travailleurs venus de l'UE ? En clair les emplois peu ou pas délocalisables ne risquent-ils pas de souffrir de dumping de la part de salariés d'autres pays de l'UE ?
EL : Il faut le dire clairement : l’Europe encourage et finance les délocalisations à l’intérieur de son propre espace. Ses règlements, si contraignants, pour la conquête de nouveaux marchés extérieurs, se révèle à l’intérieur de ses frontières un véritable pays de cocagne pour les chefs d’entreprise, et un véritable cauchemar pour les travailleurs. Le secteur automobile s’est vu octroyer des aides massives alors qu’il avait déjà largement délocalisé, après la chute du mur de Berlin, dans des pays d’Europe de l’Est à bas salaires. Entre 2000 et 2005, la production automobile ainsi délocalisée a augmenté de 39,2% alors que les ventes ne progressaient que de 11%. Une nouvelle preuve que les économies de coûts sont au cœur de cette stratégie. La Cour de justice européenne, elle, se prononce en faveur du dumping social à travers plusieurs de ses jugements. Elle a donné raison à une entreprise lettonne qui faisait travailler en Suède, des salariés lettons payés aux normes salariales de ce pays ; même chose pour des travailleurs estoniens employés en Finlande. En France, quand on ne peut pas délocaliser les chantiers, on utilise des travailleurs portugais, payés entre 1300 et 1500€, primes comprises, et travaillant 6 jours sur 7, 60 heures par semaine. Ce travail à bas coût digne des conditions du 19e siècle a été pratiqué par une filiale de France Télécom.
Slovar : Que répondez-vous à l'Institut Montaigne qui affirme, en citant le même exemple que vous sur la Porsche Cayenne : " (...) N’oublions pas que les délocalisations peuvent aussi sauver des emplois. Par exemple, on sait que les constructeurs automobiles allemands ont préservé leur compétitivité en délocalisant en Europe de l’Est une partie de la production, et en important aussi plus de pièces détachées (...) Pourtant cela n’empêche rien, ni le succès de cette voiture, ni l’idée qu’on se fait de sa « germanitude », ni le fait qu’elle crée des emplois en Allemagne ! (...) " quelle est votre réaction ?
EL : La démonstration de l’institut Montaigne n’est pas tout a fait exact. L’économiste Hans Werner Sinn qui a popularisé l’exemple de l’effet Cayenne parlant de : « l’économie de bazar », pour illustrer ces délocalisations allemandes dans les pays d’Europe de L’Est. Pour ce président de l’institut de la recherche économique de Munich, cette évolution est « favorable aux entreprises mais pas aux travailleurs » « Le commerce internationale, ajoute-t-il, ne va pas contribuer à développer le marché du travail ce qui est le vrai test pour mesurer la capacité d’un pays à réagir au mouvement de la mondialisation. Beaucoup d’emplois industriels ont disparus et leurs anciens titulaires ne changent pas forcement de secteurs d'activité mais deviennent des assistés sociaux »
Slovar : Vous expliquez dans votre livre qu'un grand nombre d'entreprises délocalisent avec la complicité et l'aide de l'état, des régions et de l'Union européenne. Quelques exemples ?
EL : Il existe un exemple saisissant, celui de l’équipementier automobile Treves, qui obtenu 55 millions d’euros d’aide publique pour délocaliser. Depuis des mois, les salariés de deux de ses usines étaient mobilisés contre la fermeture. Ils ont appris que le groupe avait perçu un financement venant d’une filiale du fond stratégique d’investissement, un organisme crée en 2008 par Nicolas Sarkozy pour justement atténuer les effets de la crise et tenter de maintenir l’emploi. Le 14 octobre 2009 les élus du comité d’entreprise on été reçu à Bercy par le directeur de cette branche du fond d’investissement qui a déclaré « nous avons décidé en janvier 2009 d’intervenir dans le groupe Treves pour éviter un dépôt de bilan et la décision a été prise en février. Nous ne pouvons intervenir sans une restructuration massive, la seule solution viable était le fermeture de deux usines non rentables » Ainsi l’argent destiné à la sauvegarde de l’emploi en France, octroyé par un organisme d’état a permis aux dirigeants de ce groupe de licencier en toute quiétude plusieurs centaines de salariés et de financer leur délocalisation dans un pays à bas coût.
En 2001, l’aide aux entreprises se montait à 1,09% du PIB français, soit 15,8 milliards d’euros pour les seules aides de l’état soumises à la réglementation européenne. Un montant qu’il convient en réalité de doubler. Au niveau européen, un seul parmi de nombreux plans d’aides aux entreprises se chiffre à 50 milliards d’euros. Sur l’autre versant le montant dévolu aux salariés victimes des délocalisations est inférieur à 500 millions d’euros. Ce qui veut dire qu’un ancien travailleur autrichien ou français obtiendra une aide, en tout et pour tout de 22 euros.
Slovar : Que vous inspire la déclaration d'Ernest Antoine Sellières ancien Président du MEDEF et président de Business Europe en 2008 : " (...) Depuis 5 ans en pleine mondialisation, alors que le thème de la délocalisation est constant, on a créé en Europe 9 millions d’emplois, et donc nous avons le sentiment qu’il ne faut pas exagérer et c’est pourtant ce qu’on fait politiquement (...) "
EL : Les propos d’Ernest Antoine Sellières sont doublement faux. Ils reprennent les arguments rejetés en boucle par les partisans des délocalisations : « Ces délocalisations sont un processus naturel, une espèce de darwinisme social sur lequel il est inutile de s’attarder puisque à terme les bénéfices réalisés par l’entreprise qui délocalise lui permettrons de créer de nouveaux emplois dans le pays d’origine. C’est en fait un simple slogan dépourvu de toute réalité. Les emplois nouveau qui sont crées ne découlent jamais, ou presque, des délocalisations. Par contre les entreprises se comportent à la fois comme des mendiants et des fossoyeurs : elles quêtent les aides, de l’UE, de l’Etat, des régions, puis ensuite ferment les usines, contrairement à leurs promesses, les délocalisent dans les pays émergents. J’évoquais auparavant le nombre de perdants qui s’accroît rapidement : les gouvernements occidentaux confrontés à une économie mondiale ouverte, n’ont plus, ni les moyens, ni la volonté de protéger leurs populations ; et encore moins le pouvoir d’encadrer les entreprises.
Slovar : Vous citez de très nombreux exemples de délocalisations aux Etats Unis et les dégâts irréversibles qu'elles ont produit. Pensez-vous que ce "massacre industriel" soit en marche en Europe ?
EL : Le célèbre prix Nobel d’économie, Paul Samuelson, est sorti de son silence en 2004 et ses propos ont fait voler en éclats les arguments des pro délocalisations. Il démontre que « des pays à bas salaires comme la Chine ou l’Inde, qui augmentent rapidement leur potentiel technologique, ont la capacité nécessaire pour changer les termes actuels du commerce avec les Etats Unis, et aussi avec l’Europe. Le nouveau marché de travail, ajoute-t-il, aboutit à des rémunérations plus faibles. ». Il explique que les délocalisations ont un effet négatif sur le secteur des services et conduisent les ingénieurs et les programmeurs à accepter des baisses de salaires ou à se résigner au chômage. Il y a, aux Etats Unis, des programmeurs hautement qualifiés acceptant de travailler pour l’équivalent des salaires indiens. Le « massacre industriel » que vous évoquez dans votre question a déjà eu lieu aux Etats Unis, se déroule en France et en Europe, mais touche massivement aussi le secteur des services. Les entreprises sont dominées par un seul objectif: celui du profit à court terme doublé d’un mépris croissant pour les salariés.
Slovar : Vous mettez, à plusieurs reprises, en cause le transfert de technologies dans votre livre, notamment celui à direction de la Chine. Va t-il détruire définitivement les dernières industries de pointe française ? Et n'est ce pas la pire des délocalisations ?
EL : Désormais la mondialisation s’est retournée contre nous et nous ne disposons plus d’aucune carte maîtresse. En délocalisant massivement en Chine et en Inde, les entreprises occidentales sont tombées dans un piège qui se referme désormais sur elles. Face à un occident imprévoyant, la Chine a depuis longtemps anticipé chaque étape de sa stratégie : elle a d’abord ciblé des … d’emplois occidentaux et après les avoir obtenu, elle exige des transferts de technologies, puis l’accès à la recherche et au développement de ces sociétés. Pour Pékin, racheter des firmes occidentales est parfaitement superflu puisqu’elles acceptent d’opérer ces transferts et de se laisser piller. En agissant ainsi les sociétés occidentales n’hypothèquent pas seulement leur avenir, elles programment leur suicide.
Slovar : Nos dirigeants économiques et politiques nous affirment que nous ne pouvons nous en sortir que par la recherche et le développement. Or d'après vous, les laboratoires d'Asie sont déjà en avance par rapport à nous. Cela signifie t-il qu'il est déjà trop tard ?
EL : Deux données expliquent la gravité de la situation. En 2000 le sommet européen de Lisbonne avait décidé que chaque pays consacrerait 3 % de son PNB à la recherche et au développement pour faire de l’Europe la région la plus moderne te la plus innovante au monde. Onze ans plus tard, c’est un échec absolu aucun pays européen n’a respecté ses engagements et le seul pays qui ait appliqué activement la stratégie de Lisbonne, c’est la chine dont les centre de recherche ne cessent de se développer tandis qu’en même temps il accueille les centres de recherches et de développement mondiaux des plus grandes entreprises mondiales. En agissant ainsi l’Europe a signé son arrêt de mort industriel et technologique face à une Asie dont la montée en puissance traduit probablement un nouveau basculement du pouvoir et de la richesse au niveau planétaire comme il s’en produit tous les deux ou trois siècles. Jusqu’en 1825 l’Asie représentait 65 % du PNB. Ensuite la domination et passé à la grande Bretagne, puis au début du vingtième siècle aux Etats Unis. Nous assistons désormais à un véritable glissement vers l’ouest, et à un retour du statut quo. Au fond la domination occidentale n’aura peut-être duré qu’un siècle et demi.
En toute honnêteté, croyez-vous que nos gouvernants et les élus de la nation aient la possibilité d'empêcher les délocalisations ? Et si oui que devraient-elles entreprendre ?
EL : Les responsables politiques pratiquent une véritable omerta en ce qui concerne cet enjeu, alors que depuis quinze ans, le lien de confiance avec la société s’est peu à peu distendu jusqu’à se rompre totalement. Une part croissante de l’opinion se sent totalement impuissante face à la passivité des responsables politiques. Or tout système vacille lorsqu’il apparaît comme trop injuste à ses citoyens. Les entreprises du CAC 40 viennent de réaliser des bénéfices de 80 milliards de dollars. Or, sur l’autre versant elles ont fait passer leurs effectifs en France de 50% à 28%. Il faut savoir que toute entreprise qui délocalise ne détruit pas seulement des emplois mais aussi de la richesse nationale. L’argent qu’elle soustrait en réalisant à l’étranger des bénéfices qu’elle ne rapatrie pas, compromettant le financement des systèmes de santé, d’éducation…
Il faudrait si elle décide de délocaliser qu’elle en paye le prix à la collectivité en acquittant une indemnisation prélevée sur les bénéfices qu’elle réalise en France. Une telle démarche est politiquement réalisable et n’entraverait nullement la compétitivité de ces firmes.
Aux Etats Unis, les fonds spéculatifs s’indignent d’être imposés à 15%, s’ils l’étaient à 40% ils ne partiraient pas pour autant. Faut-il rappeler que la prospérité sans précédent des Etats Unis dans les années 50-60 s’accompagnait d’une taxation sur les hauts revenus qui pouvaient atteindre jusqu’à 90%.
Slovar : Que souhaitez-vous ajouter ?
EL : Le constat peut paraître alarmant, mais je pense que la réalité en terme de délocalisation est encore réversible. Mais je crois qu’il est fondamental que l’opinion soit informée sur ce phénomène volontairement occulté par les responsables politiques et le monde des affaires.
Je terminerais par une question en forme de boutade : Connaissez vous la différence entre un pessimiste et un optimiste ? Réponse : un pessimiste est un optimiste mieux informé…
Merci Eric Laurent
Bibliographie
Le scandale des délocalisations Editions Plon
Blog d'Eric Laurent
Crédit photo
Editions Plon
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