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[Critique] Dragon Age II

Publié le 24 mars 2011 par Odakawoi@yahoo.fr

Dragon Age II - Bioware

Genre : Jeu de rôle
Date de sortie : 10 Mars 2011
PEGI :
18+

De la difficulté de réitérer un exploit

Bien qu'appuyé par un puissant éditeur, Bioware est l'un de ces studios qui s'est forgé une réputation mondiale en l'espace de quelques années : la saga des Mass Effect, les MMO Warhammer Online & Star Wars... et Dragon Age. Ce dernier avait fait l'effet d'une bombe en 2009, renouant avec les intrigues garnies d'un véritable souffle épique et un background heroic-fantasy faisant la part belle aux dragons. Agrémenté d'une multitude de DLC (des contenus additionnels payants, plus d'une dizaine pour le premier volet de Dragon Age), il avait non seulement su combler les critiques mais également s'assurer un succès commercial digne de ce nom. Or, désireux d'orienter son soft vers plus d'action, Bioware a cette fois-ci décider de reléguer le côté RPG au second plan et de miser sur un gameplay dynamisé... Un suicide, en quelques sortes.

Alors que la plupart des publicistes ne manqueront pas de vous faire remarquer que la première impression joue à 80% sur l'appréciation du produit par le  consommateur, Dragon Age II décide de passer outre et de nous livrer une introduction ridicule. Après avoir "personnalisé" son avatar (aux moyens d'options très limitées, auxquelles le développeur a préféré substitué la possibilité d'incliner ou non le visage de l'avatar dans la barre d'état...), notre héros et sa soeur se retrouvent perdus sur des hauteurs et doivent livrer bataille contre une horde de squelettes ; tandis que nous, joueurs, nous contentons de mitrailler les boutons correspondant à des sortilèges dont on ignore tout. D'emblée, la caméra n'en fait qu'à sa tête et rend le ciblage des monstres difficile.

Cette sorte de prologue explique donc que le héros (creux), sa soeur (mage à la poitrine opulente), son frère (le cadet impulsif qui ne fera pas long feu) et sa mère ont fui une attaque visant à massacrer la population de leur village. Ils sont rapidement rejoint par un couple de fanatiques, deux "templiers", dont les répliques-clichées agacent rapidement : "Son sacrifice n'aura pas été vain !"... Vous l'aurez compris, Dragon Age II se présente comme l'opposé de son prédécesseur en abandonnant complètement l'idée d'une intrigue riche, complexe et immersive et lui préfère une foule de stéréotypes

" Des vessies pour des lanternes "

La principale qualité de Dragon Age II est sans doute de se "laisser jouer", tout comme on entend un morceau à la radio sans l'écouter. Le jeu ne s'encombre d'aucune nouveauté, et se contente d'assembler toutes sortes de mécanismes qui ont fait la gloire d'autres jeux de rôle : un arbre de spécialisation à six branches, des cinématiques composées de dessins similaires à ceux de Fable, une linéarité extrême qui propose au joueur d'enchaîner dialogue/combat sans autres fioritures... et même un système de "hauts-faits" qui récompense certaines actions par des points ! Chouette !

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