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L’évolution des villes dégrade le niveau de vie des enseignants

Publié le 29 mars 2011 par Veille-Education

Que l’on donne quinze, dix-huit ou vingt-cinq heures (moyenne européenne) de cours compte moins que l’organisation de l’emploi du temps. A quoi sert-il en effet d’avoir des créneaux libres si c’est pour ne pas pouvoir rentrer chez soi ? En France, les enseignants du secondaire n’ont pas de bureaux dans leurs établissements. Ceux-ci ont été conçus pour que chacun vienne faire cours, qu’il participe dans les salles communes aux activités éducatives (réunions, conseils de classe, rencontres avec les parents, etc.) et qu’ensuite il retourne à son domicile.

Même un enseignant expérimenté bénéficiant d’un poste intéressant dans un lycée sélectif n’échappe pas au lot commun, à moins d’avoir pu dans un temps reculé acheter (et rembourser) son logement dans un quartier agréable à défaut d’être huppé. Mais d’une façon ou d’une autre, il doit accepter la hausse de ses impôts locaux. S’il habite en centre-ville, il doit se résoudre à faire ses courses dans une grande surface parce que les commerçants du coin s’adaptent à la clientèle, autre conséquence indirecte de la gentryfication. Son futur remplaçant a commencé à exercer dans un établissement déclassé, souvent dans la périphérie, et a connu les transhumances domicile-travail. Celles-ci vont continuer parce qu’il ne peut s’installer dans les beaux quartiers.

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