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Nouvelles «Provinciales» de mémé Kamizole pour sauver Libé-Orléans et les autres Libévilles de la rage destructrice de Nathalie Collin et Nicolas Demorand

Publié le 29 mars 2011 par Kamizole

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Libé-Orléans et les Libévilles une nouvelle fois dans le collimateur de la direction de Libération !

Je ne connais pas cette Nathalie Collin – déléguée par la direction du quotidien - pour rencontrer l’intersyndicale CGT-SNJ-SUD accompagnée des élus délégués du personnel et du Comité d’entreprise selon l’article que je lis à l’instant sur le blog de Circé45 Confirmation des menaces qui pèsent sur LibéOrléans et tous les Libévilles (29 mars 2011) - mais je subodore qu’on lui aura implanté une calculette dans le lieu normal de l’enten-dement.

Nicolas Demorand se serait rangé sur sa position. Je n’en suis nullement surprise. Quand on a commencé à parler de lui en remplacement de Laurent Joffrin qui avait réussi à redonner de très belles couleurs à Libé cela m’avait paru une monstrueuse connerie. Demorand est un journaliste de «coups» médiatiques ce qui est peut-être bon – et encore ! – à la radio ou à la télévision mais cela ne tient nullement la route dans la presse écrite ou il faut «du fond» et c’est à l’évidence ce qui manque le plus chez lui au contraire du «laboureur et ses enfants» de La Fontaine : «Travaillez, prenez de la peine ! C’est le fonds qui manque le moins»…

Sans doute aussi un peu trop «tendre» (jeune) pour assumer la direction d’un grand journal de la presse écrite alors qu’il n’a travaillé que dans l’audio-visuel. Il faut un peu plus de bouteille et d’expérience et n’est pas meneur d’hommes (et de femmes) qui veut. Les journa-listes de Libé étaient assez partagés et quand bien même l’auront-ils adoubé alors, je doute qu’il conservât longtemps bonne presse – c’est le cas de le dire ! – au sein de la rédaction de Libé.

J’étais au courant depuis la fin de la semaine dernière mais faute de temps je ne pus que signer la pétition Pour la sauvegarde d’une presse de qualité : NON à la fermeture de LIBEORLEANS initiée par Circé – vous pouvez encore la signer - et envoyer un courriel à Mourad Guichard lui demandant de me tenir au courant. Outre son grand talent journalistique il est éminemment sympathique.

Pour les Orléanais(e)s je signale qu’une réunion se tiendra le samedi 2 avril à 11 heures à la salle Délicat&Scène du Cinéma Les Carmes, 7 rue des Carmes 45000 Orléans.

Il y a un certains nombre d’années je n’aurais pas hésité à sauter dans le train – j’avais toujours le pied levé et fut une époque où j’effectuais quotidiennement le trajet Paris-Orléans pour aller travailler à l’hôpital Tenon – mais en ce moment je suis bien trop fatiguée et mes finances tout autant.

Voilà pour l’intendance. Sur le fond, c’est une pure aberration qui devrait de surcroît nuire au dévelop-pement du lectorat de Libération en province. Les Libévilles ont précisément été créés en réponse à l’accusation de «parisianisme»… C’est sans doute vrai de la plupart des quotidiens de la presse nationale qui ne dépêchent des envoyés spéciaux qu’à l’occasion d’événements importants. Je ne saurais dire pour les autres grandes villes – Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Rennes, Strasbourg Toulouse – dont je lis à l’occasion les articles quand ils relatent des faits sur lesquels je travaille ou des sujets qui m’intéressent.

Certains objecteront qu’Orléans n’a pas la taille des grandes mégalopoles régionales et je me souviens que lors de la première offensive contre LibéOrléans la proximité de Paris fut avancée comme argument pour le supprimer.

D’abord, Mourad Guichard ne traite pas uniquement l’actualité d’Orléans ou même du Loiret mais de l’ensemble de la Région Centre : Bourges et le Cher, Châteauroux et l’Indre, Tour et l’Indre-et-Loire, Blois et le Loir-et-Cher, Chartres et l’Eure-et-Loir… Je cite ce qui fut longtemps mon petit «pré carré» suivant l’ordre de ma mémoire.

Quant à la proximité de Paris, laissez-moi rigoler… Certes, il est des personnes qui font pour leur travail le trajet quotidien comme ce fut mon cas (et même après quand je travaillais à Orléans, j’avais conservé mon abonnement parce que me rendais très fréquemment à Paris). Pour autant que je le sache, le plus grand nombre des enseignants de la fac de La Source résident à Paris. Mais pour le reste, et je ne crois pas que cela ait beaucoup changé – Circé le confirmera sans doute – pour la plupart des Orléanais aller à Paris reste un événement…

Enfin, Nicolas Demorand – que l’on pourra très certai-nement taxer de «parisianisme» - devrait vivre un an à Orléans pour se rendre compte que LibéOrléans est un instrument indispensable à la vie culturelle et politique d’Orléans. Je ne crois pas que cela ait beaucoup vraiment changé en 28 ans !

C’est quand même autre chose que La République du Centre, quand bien même signalerais-je souventes fois la très bonne qualité des éditos de Jacques Camus - intelligemment et finement critique à l’égard des malencontreuses initiatives de Nicolas Sarkozy mais c’est le «sujet» lui-même qui s’y prête, ne cessant de se tirer tout seul des balles dans le pied !

Quant aux autres publications prétendument indépen-dantes elles servent allégrement la soupe à Serge Grouard, calamiteux, réactionnaire et anti-démocrate en diable maire d’Orléans.

Il y a urgence à se mobiliser : la fermeture des Libévilles est prévue pour le 30 avril 2011 !

Si ce n’est cette réunion avec Nathalie Collin et Demorand – demandée par les représentants du personnel – cette décision intervient «sans que la direction n’ait ouvert le débat sur la situation des Libévilles, ni même valablement consulté les instances représentatives»… Les élus du personnel qui ont rencontré Nathalie Collin et Nicolas Demorand ont demandé «un moratoire afin de permettre la recherche de nouvelles alternatives pour le financement des Libévilles qui reste d’un faible coût ! C’est moi qui souligne

Or donc, cela me semble ressembler furieusement à un «plan social» qui ne dirait pas son nom… Pour des économies de bouts de chandelles et sans doute la perte encore plus importante d’une partie de son lectorat de province. Si Libération piétine aussi facilement le droit social, il aura perdu son âme de gauche !

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NOTA BENE

Si Collin, Demorand et quelques autres doutaient encore de l’utilité sociale de Libé-Orléans qu’il me soit permis de ne citer qu’un seul exemple : l’exceptionnel mouvement de solidarité qui s’est créé à partir de novembre 2008 et d’un article de Mourad Guichard Marie-Laure où la vie après soi (25 novembre 2008) autour de Marie-Laure Mézionnaud que j’avais appelée la mère courage de Puiseaux (Loiret) car non seulement elle devait lutter contre un cancer qui ne lui laissait que quelques mois à vivre mais aussi contre la DDASS du Loiret qui n’acceptait pas qu’elle eût pu elle-même décider que ses quatre enfants seraient accueillis – ensemble ! elle ne voulait pas qu’ils soient séparés comme c’est trop souvent le cas – par la famille qu’elle avait elle-même choisie à l’évidence en fonction de qualités qu’elle connaissait.

Libé-Orléans a centralisé tous les témoignages de sympathies et les offres d’aides et cadeaux divers qui n’ont pas manqué. Cela n’a pas patté en route : le 30 novembre 2008 je pouvais écrire «Ouf ! retour sur «mère courage» à Puiseaux (Loiret) : Marie-Laure a gagné…Je devais apprendre sa mort le 10 août 2009, d’abord sur France Info, ensuite sur LibéOrléans Marie-Laure, apaisée, s’en est allée.

Je reste hautement persuadée que la volte-face du Conseil Général du Loiret est due au vaste mouvement de solidarité qui s’est créé autour d’elle et aux articles empreints de sensibilité discrète de Mourad (rien à voir avec le larme-à-l’œil dégoulinant la sensiblerie à quatre sous de certaines émissions de TF1 par exemple) et il m’a suffi de mesurer à mon petit niveau le nombre stupéfiant de visites et réactions sur les articles consacrés à ce sujet pour imaginer les records d’audience enregistrés par LibéOrléans…

Les financiers de Libération sont-ils seulement capables de comprendre que lorsque nous citons les sources des articles que nous utilisons – liens à l’appui, ce que je ne manque jamais de faire – nous faisons nettement plus pour leur notoriété et la fréquentation des sites de presse que tous leurs petits calculs mesquins d’apothi-caires ?


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