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La lignée

Publié le 08 avril 2011 par Lael69
La lignéeGuillermo del Toro
Chuck Hogan
Pocket
Traduit de l'anglais (USA) par Hélène Collon
Paru en Octobre 2010
565 pages
7,90 euros

Quatrième de couverture : Depuis son atterrissage à l'aéroport de JFK à New York, un avion en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle. Le spectacle qu'Ephraïm et son équipe d'épidémiologistes découvrent à bord a de quoi glacer le sang : tous les passagers, sauf quatre, sont morts, en apparence paisiblement. Ont-ils été victimes d'un attentat au gaz ? D'une bactérie foudroyante ? Lorsque, le soir même, deux cents cadavres disparaissent des morgues de la ville, Ephraïm comprend qu'une menace sans précédent plane sur New York. Lui et un petit groupe décident de s'organiser. Et pas seulement pour sauver leurs proches, car c'est la survie de l'humanité tout entière qui est en jeu...
A propos des auteurs : Le réalisateur Guillermo Del Toro a signé des films aussi différents que Hellboy, Made 2 ou encore Le Labyrinthe de Pau, récompensé par trois oscars.
Chuck Hogan a quant à lui publié plusieurs thrillers salués par Stepheh King, dont Face à face (Albin Michel, 1997) et Le Prince des braqueurs (Seuil, 2007).

Si j'ai été attiré par La lignée c'est tout d'abord par le nom de l'écrivain Guillermo del Toro. J'avais beaucoup aimé son Labyrinthe de Pan. Intriguée, j'avais envie de découvrir ce dont il était capable côté écriture, même si le livre a été coécrit avec Chuck Hogan. Je partais donc sur aucun a priori et je me suis laissée tenter par le résumé très alléchant du roman : angoisse, horreur et bien évidemment vampires.
Un boeing 777 atterrit à JFK Aéroport de New-York, sans incident, sans drame. Quelques minutes auparavant, la tour de contrôle témoignait d'une excellente liaison avec l'appareil. Posé, l'avion n'émet aucun signe de vie. Il semble vide et tous les hublots sont baissés. Un avion "fantôme" dont le silence est immédiatement sujet aux plus tragiques hypothèses : accident bactériologique, attentat, prise d'otage, défaillance du système de climatisation... En fait rien de cela. Les passagers de l'avion en provenance d'Europe sont morts. Ils semblent ne pas avoir été conscients de ce qu'ils leur arrivaient car les visages sont sereins, les attitudes normales. Rien n'est logique, rien de traduit une mort violente mais ce dont on est sûr c'est qu'elle n'a rien de naturelle. Toutes les analyses effectuées ne signalent rien qui puisse présager la propagation d'un virus. Le lendemain, une éclipse totale plonge New-York dans la nuit et laisse le champ libre à une créature...celle qui est restée dans la soute de l'avion, dormant dans un cercueil et attendant patiemment que l'heure soit venue de contaminer toute une population.
La lignée est le premier tome d'une trilogie vampirique qui tient plus du scénario à sensations que d'un bon roman d'angoisse. L'écriture de Guillermo del Toro est très visuelle. Les scènes ressemblent fortement à des plans de caméra et les personnages sont assez stéréotypés. Pourtant j'ai totalement adoré. J'en ai eu des frissons et des sueurs froides. Les créatures imaginées par Guillermo del Toro sont laides, horrifiques et repoussantes : un aiguillon qui sort d'une bouche et vous happe la gorge, pompant le sang humain. Un virus qui se transmet, une contamination à grande échelle : tout cela tient du scénario catastrophique, un film d'horreur aussi angoissant que flippant. J'ai passé un agréable moment même si le roman souffre de défauts. Les personnages sont caricaturaux : le docteur Ephraïm, scientifique de nature et d'âme n'arrive pas à réaliser ce qui se trouve face à lui, le vieux professeur sorti des Balkans, qui a étudié le "Maître" et qui ne vit que pour le supprimer, une sorte de Van Helsing moderne... Il y a de l'action, du rebondissement, des scènes cinématographiques où le sang gicle, la tension monte. Il y a de la peur, de l'effroi et de l'adrénaline. Il y a même les petites anecdotes sur la vie privée du personnage principal : son divorce, sa relation avec son fils... dont d'ailleurs on se passerait bien! Tout tient du script. Alors oui ça marche pour ceux qui sont comme moi, amateurs de frissons. Oui on passe un moment de lecture électrisant mais ce n'est pas de l'écriture : c'est du consommable!
Lire l'article très critique du Cafard cosmique
L'avis de Book en Stock, Hecate

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