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Pratiques managériales défaillantes ? Les conseils d’un guide de haute montagne (1/2)

Publié le 11 avril 2011 par Delphesconseil

Pratiques managériales défaillantes ? Les conseils d’un guide de haute montagne (1/2)Pierre d’Alboy, guide de haute montagne et coach expose l’analogie que l’on peut observer entre un guide de haute montagne, responsable de cordée, et le manager en entreprise. Comment ce dernier ferait bien de s’inspirer du premier.

« S’attaquer à un sommet, présuppose une envie, un rêve. C’est également susciter l’adhésion autour d’un projet. Et puis, à partir de cette envie, il faut se donner les moyens. Tout comme le manager, le guide ne peut pas atteindre l’objectif tout seul, il va constituer une équipe et permettre aux personnes de cette équipe d’y arriver. Cependant, il ne pourra pas les porter à bout de bras tout le long, c’est impossible. L’idée, en montagne comme en entreprise, c’est de coopérer, de collaborer pour avoir un maximum de solidarité. Et non seulement une solidarité avec le guide ou le manager mais également une solidarité au sein de la cordée. »

Pierre d’Alboy insiste sur ce dernier point en prenant pour exemple les raisons invoquées pour expliquer les suicides en entreprise : au-delà d’un management musclé ou de restructuration, il y a surtout une absence de solidarité, l’isolement quotidien dont souffre les salariés aujourd’hui.

« Un projet en montagne oblige à une adaptation continue aux éléments, une prise en compte constante des indicateurs. Cela demande de la vigilance et de la présence d’esprit, de la conscience, ICI ET MAINTENANT. Quand on est obsédé par le gain, par le résultat, par la performance, on a du mal à prendre en compte les indicateurs qui pourraient modifier l’objectif, corriger le positionnement ou de réguler l’équipe. On a tendance à évacuer ces signaux car, bien souvent, le manager estime que les prendre en compte serait au détriment de l’atteinte de l’objectif. La vigilance décroît et la catastrophe arrive. Une catastrophe n’est pas liée à un événement unique, ou à une personne isolée mais à un ensemble de facteurs qui mis bout à bout débouchent sur un accident, un suicide, ou au projet qui échoue. Parce que l’on n’a pas pris en compte le stress, la pression, le manque de lucidité, le manque de partage… Le rôle du guide, du coach ou du manager est de prendre en compte les éléments endogènes, propres à l’équipe, mais également ceux liés à l’environnement. »



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