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Côte d'Ivoire: Gbagbo arrêté par l'armée française.

Publié le 11 avril 2011 par Zako

Je ne pense pas être le seul à ressentir un malaise quand j’écoute ou regarde les informations sur la côte d’ivoire. Le rouleau compresseur médiatique nous laisse peu de temps pour comprendre la situation dans ce pays où le ver est dans le fruit. Le bras de fer engagé entre Gbagbo et Ouattara, au lendemain du 2e tour de l’élection présidentielle du 28 Novembre 2010 n’a duré que quatre mois. Depuis quelques jours, ce bras de fer est dans sa phase critique : celle de la guerre civile que tout le monde redoutait ; tous les coups sont permis, mêmes ceux qui donnent la mort et après, il est impossible de retrouver les coupables… L’on se souvient de ce qui s’est passé au Rwanda, en Afrique centrale : le génocide rwandais. La France y était impliquée. Aujourd’hui, en côte d’ivoire, la France y a encore fourré son nez pour placé un ami au pouvoir, quitte à bafouer les droits de l’homme et du citoyen, conformément à la déclaration universelle, ce principe inaliénable des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et tous les politiques français se rétractent, rejetant la responsabilité sur l’Onu. La France dira d’ici peu à propos de Ouattara : «  J’ai beurré les tartines mais j’ai oublié le jambon ». Ce bras de fer vient de tourner en faveur d’Ouattara, reconnu et soutenu militairement par la communauté internationale qui l’a installé au pouvoir. Ouattara sait comme vous et moi que celui qui arrive au pouvoir par les armes finira par les armes. L’exemple du Général Guéï est un mauvais exemple mais je pense qu’Ouattara s’en souviendra car c’est dans ses propres rangs que se trouve le vrai danger. C’est une guerre globale, illégale et inégale à tout point de vue, dans laquelle ces deux hommes, Gbagbo et ouattara ont entraîné le peuple ivoirien, humilié, meurtri, divisé qui commence mal le 21 Emme siècle avec une guerre civile. L’on agite à nouveau le concept d’ivoirité, ce virus comme le sida qui détruit la vie de millions de personnes à travers le monde. L’on murmure qu’Ouattara est un mauvais ivoirien, de part son origine du Burkina Faso. L’on en veut aussi à Bédié qui a vendu son pays pour une bouchée de pain en incitant son ethnie, le Baoulé qui est aussi celle du président défunt Houphouët Boigny à voter pour Ouattara. On parle  de la bataille d’Abidjan. Abidjan, théâtre de batailles de rues, prison à ciel ouvert, admissible seulement aux caïds, rompus, aguerris aux combats armés ; la population se terre chez elle, au risque de sa vie. J’ai vu Abidjan sous les feux de bombes, de missiles ; j’ai cru un jour du 14 Juillet à la française. Ceux qui se souviennent des bombardements américains  en Irak lors de la guerre du Golf vous le diront ; l’atrocité de la poudre de canon, les destructions massives, tous ces édifices que l’homme a mis des années à construire pour son bien et qui sont anéantis du jour au lendemain sous le prétexte de conquérir le pouvoir. Les rues sont jonchées de cadavres : Abidjan, poulo condor, la ronde des hyènes, des chiens, des charognards, des corbeaux autour des cimetières qui n’ont plus de place pour donner une sépulture à ces malheureux soldats inconnus, morts pour défendre les couleurs de leur leader, Gbagbo ou Ouattara, ces balles perdues qui respiraient la santé , la joie de vivre, qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment, sur le chemin de la libération de la côte d’ivoire. A l’intérieur du pays, des escadrons de la mort ont vu le jour notamment à Duokoué, dans l’ouest de la côte d’ivoire. Le bilan est plus que sanguinaire : Des milliers d’ivoiriens égorgés, brûlés vifs, dans leurs cabanes de chômes, de feuilles de palmiers ; quand on sait le degré de température qu’il fait souvent en Afrique, il est traumatisant de savoir que des gens ont brûlé vivant et agonisant dans ces cabanes. Pour ces personnes, je leur imagine, prisonnières, dans le même cas de figure que les passagers du vol Paris-Rio, qui à 15.000 pieds ont vu l’appareil à bord duquel ils avaient pris place se perdre dans le vide et ont souffert avant de mourir lors de leur dernier voyage sur terre. Paix à leur âme. Il y a de quoi regretté le défunt Houphouët boigny qui, durant 40 ans, a su conjuguer la multiethnicité de la côte d’ivoire pour composer son parti unique sans heurt car le problème de la côte d’ivoire est l’association des gens venus de toute part sous le même toit et qui ont du mal à cohabiter. La révolte des Bétés en 1970 à Gagnoa, ethnie de Gbagbo, menée par des nationalistes tels que dignan Bailly, kragbé gnagbé, opprimée, étouffée dans l’œuf par Houphouët boigny, avec le  soutien de l’armée française, reste malgré tout dans les mémoires. Remarques, en 1970, c’est la première décennie de la franceafrique. La presse muselée, rien ne passe au travers les mailles du filet ; Circulez, y’a rien à voir. Et la vie a continué comme si de rien n’était…Des centaines de milliers de morts pour rien. Dieu ne dormira pas éternellement sur le sort de ces victimes des crises politiques en côte d’ivoire. Ce jour 11 Avril 2011, au journal de 20h sur France télévision,  je suis choqué par l’image que je vois de Gbagbo, montré en pleine déconfiture, il a maigri d’un coup de 20 kilos, dégoulinant de sueur, essuyant son visage, ses aisselles avec sa propre chemise, le regard perdu entre les siens et ses bourreaux , l’arrivée de sa femme Simone, décoiffée, une bretelle  tombante, donnant l’impression d’une femme qui vient de perdre son mari, les traits du visage tirés, tous les deux épuisés par de rudes semaines de combats, avec l’idée qu’ils seront traduits devant le tribunal pénal international, une façon de leur enlever leur dignité et leur signifier qu’ils étaient après tout responsables de la crise sévère et soudaine qui vient de froisser la côte d’ivoire. C’est l’image qu’on avait montré au monde entier de Nicolas et Helena Ceausescu au moment de la chute de la dictature roumaine. La guerre civile, on sait quand elle a commencé. Depuis 2002 qu’elle hante l’esprit des ivoiriens, personne ne sait quand elle se terminera. Personne n’est aussi sûr d’en tirer un profit, ni du côté de Gbagbo ou d’Ouattara. L’on dit souvent aussi que la guerre est fille de la paix. Mais cette guerre qui divise les ivoiriens qui ont mal de la politique, de la démocratie est loin d’être terminée. La seule raison pour laquelle la réconciliation sera difficile est que la communauté internationale était juge et partie dans cette affaire en faveur d’Ouattara. L’Afrique est au bout de sa peine avec son sous sol qui pisse du pétrole, ce liquide qui est actuellement le nerf de la guerre dans nos contrées jadis tranquille. ZAKO Gnali

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