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Il y a des plages...

Par Lilicastille

 

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Il y a des plages sur terre où il fait tellement chaud que ton vernis à ongles se met à fondre et devient tout poisseux, que tu te barbecuetes les cuisses en moins d’une ½ heure de bronzette et qu’une seule bouteille de San Pellegrino au bisphénol A oubliée 20 minutes au soleil te garantit un cancer du sein ou de la prostate 2 mois après ton premier jour de retraite (m’en fous je veux mourir jeune).

Et bien c’est très exactement là où je suis en ce moment, à 9 heures de vol de Paris. Et figure-toi que même moi, la ritale pur souche qui ne chope JAMAIS de coup de soleil, je me retrouve aujourd’hui avec le drapeau cubain dessiné dans le dos (j’ai bien fait le bikini bandeau…) et le hâle banane plantain caramélisée. Couleur locale quoi.

Alors évidemment, impossible de rentrer le pied dans ce que l’on appelle communément une chaussure. Exit mes jolies paires méticuleusement choisies avant de partir : L’escarpin est un étau, la sandale un fil à saucisse et la bottine un trip sous acide par ce climat dantesque. J’avais tout de même prévu les espadrilles (j’adore les espadrilles, m’emmerdez pas avec ça !) mais alors sous un pareil climat j’aime encore chausser mon gant de crin ! 

Du coup j’ai craqué. J’ai commis l’impensable : j’ai acheté des « tongs en plastique ». Je jure que c’est vrai. Si un jour quelqu’un m’avait dit que je chausserais pareille chose, j’aurais tourné les talons avec force dédain et unfollow garanti. 

Mais en fait j’ai craqué. Et récidivé. Tellement c’est le pied. En fait ces trucs en plastoc ont sauvé mes vacances. J’ai dégoté une petite paire de Havaianas Wonder Woman qui me fait bien marrer en plus de sauver mes vacances. Et du coup la totale family a fait son shopping tongueux. Et comme dans la famille Castille, tout le monde a le droit de choisir ses vêtements dès le plus jeune âge (ce qui donne parfois des accoutrements hauts en couleur mixant cubisme, pop culture et expressionnisme allemand), ça donne ça : Milo, 3 ans, a choisi « le monstre qui fait peur et qui fait aaaarggggh». Matteo, 9 ans, un truc de sport dont j’ai pas tout compris avec un côté collector tous les 4 ans que les gars à l’école vont trouver trop stylé. Et Jules l’amour, toujours très chic et sans prise de risque, un gris taupe, rien à dire. Classe max même pour une tong.

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Mais, bon je vais pas vous mentir, quand le soleil se couche, mon épiderme terrestre sort de sa torpeur floridienne et la claquette en plastoc rentre au placard dare-dare. Et plus vite que ça ! Je ressors alors ma jolie paire de vraies chaussures que savoure jusqu’à l’ascenseur où généralement je croise la cagole made in Miami Bitch perchée sur échasses (plateau de 3 et talon de 15) et qui lutte de tout son être contre le nouveau centre de gravité que lui inflige son 100 E tendu comme un ballon de fête foraine. La même qui me scrute de la tête aux pieds - et je vous assure que 18 étages c’est un long parcours – et finit par me lancer un tout aussi impérieux qu’impudique « Oh my goooooooooooooood !!! Are those Louboutaaaaaiiiiiiiin ? «  servi avec un incroyable rictus de nez plissé sur bouche en cul de poule boursouflé figé pendant 10 secondes. Et là, je vous assure que je suis à deux doigts de courir remettre mes tongs.

Voilà, mon billet de pétasse est terminé. Merci de l’avoir lu jusqu’au bout. Je vous promets de remettre mes neurones bientôt. A la fin de la semaine.


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