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Sur les traces de René Caillé

Publié le 04 février 2008 par Sebastien Rambour

Entre deux séances de pédalage intense, l'heure est à la lecture et à la réflexion...

Les villes ne sont pas beaucoup mieux. Il n’y a aucune organisation. Le tout à l’égout est au milieu des rues. Chacun se débrouille pour gagner quelques francs. Les ferrailleurs dépieutent les carcasses de camions abandonnés pour en faire des louches, des casseroles. Des femmes vendent des beignets frits dans l’huile. Les enfants réclament des bouteilles vides pour les revendre remplies par la suite.   Dans ces conditions, il est très difficile de faire des rencontres désintéressées. Les blancs sont riches et sont une source de rentrée d’argent plus sûre que n’importe quel autre commerce. Je me pose beaucoup de questions quant à l’intérêt de ce voyage. J’ai le sentiment d’être venu observer la misère de la même façon que je me rendrais dans un safari pour y voir des animaux. Au milieu de tout ça j’essaie d’être discret. Je laisse mon équipement photo dans les sacoches.

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