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Cocktail de dettes

Publié le 18 avril 2011 par Apprendrelabourse.org

Ce début de semaine, écourtée compte tenu de la fermeture vendredi et lundi prochains de la bourse de Paris pour les fêtes de Pâques, démarre sous de mauvais auspices. Le ballet des rumeurs concernant la dette de la Grèce (environ 350 milliard d'euros) se fait de plus en plus pressant. Le sujet commence à être traité de plus en plus durement non plus seulement en fonction d'échéances à court terme en terme de refinancement ou d'accès au marché mais également sous l'angle de l'insolvabilité pure et simple et donc d'une possible restructuration.

Fondamentalement, la Grèce lors de son entrée dans le viseur du marché fin 2009 – début 2010 présentait une situation plus dégradée que l'Argentine au moment de sa faillite en 2001 selon les principaux critères financiers repris ci-dessous.

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Cette confrontation des chiffres est toutefois à tempérer, non seulement du fait des efforts entrepris depuis et d'un programme de privatisations de 50 milliards, en raison d'une exposition des banques grecques au risque souverain grec 2 fois inférieure à celle que supportait leurs homologues argentines vis à vis de leur propre État à l'époque, et surtout, compte tenu d'une dette libellée dans sa monnaie en euro à plus de 90 % contre 90 % de la dette libellée en dollars pour l'Argentine dont la monnaie était le peso en 2001.

La Grèce ne subit aucun différentiel de valorisation dans des devises différentes pour l'heure entre actif et passif susceptible de l'affaiblir encore comme se fût le cas en Argentine avec une spéculation contre sa monnaie mais la flambée des taux à 2 ans au-delà de 20 % éloigne la perspective d'un retour sur les marchés l'an prochain voire même au-delà. Le report éventuel des échéances est un scénario qui prend du poids.

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Parallèlement, ce 18 avril marque la confirmation de la note de crédit long terme des USA à « AAA » par Standard & Poor's mais avec une perspective (outlook) qui est révisée en baisse et qui passe de 'stable' à 'négative' pouvant donc donner lieu à moyen terme à une éventuelle dégradation (pour mémoire, la note LT de la France a été confirmée à 'AAA' perspective stable le 23 décembre 2010)

L'appréciation de l'agence de notation est particulièrement explicite. Elle désigne sans détours l'absence de chemin clair pour résoudre des déficits très importants et un endettement en hausse. Citation : « Il y a un risque réel que les responsables politiques américains ne parviennent pas à un accord sur la manière de répondre aux difficultés budgétaires à moyen et long terme d'ici à 2013. S'il n'y a pas d'accord et qu'une mise en place significative n'est pas lancée d'ici là, cela rendrait à notre avis le profil de risque des USA significativement plus faible que celui des autres pays notés 'AAA' »

Si la baisse des valeurs bancaires apparaît classique en pareil contexte, de forts dégagements touchent également les assureurs, gros détenteurs d'obligations, avec une chute de 5,74 % d'AXA et de 4,77 % d'Allianz à la bourse de Francfort.

La nouvelle accentuation de la baisse redoutée en cas de passage des cours sous les moyennes mobiles à court et moyen terme (MM20 & MM90) comme évoqué dans le dernier point de trading mercredi se solde par un repli de 2,35 % du CAC40. La configuration d'ensemble reste inchangée (biseau d'élargissement descendant en bleu) A court terme, toute rupture complémentaire sous le support ascendant (3855-3862) ouvrirait la porte à d'autres dégagements dans une zone très imprécise sans réel soutien avant 3800 et le gap haussier du 18 mars.

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