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Cauchemar en voix off

Par Poclatelephage
Depuis que je l'attendais, j'ai forcément regardé avec intérêt la première de « cauchemar en cuisine » sur M6 et la deuxième aussi tant que j'y étais.
Conclusion, je suis relativement séduite, voilà bonne journée à vous, attention le temps se gâte à partir de demain.
Je peux développer un peu effectivement.
Cauchemar en voix off
L'émission souffre d'un énorme défaut, elle est calquée totalement sur l'original, donc comme Gordon joue les voix-off de marque dans son programme, Philippe Etchebest fait de même et il faut un bon moment pour s'habituer à ses commentaires atterrants et à son « jeu » plus que passable. Passé ce très gros bémol, l'émission se laisse regarder.
La production a quand même glissé sa touche française dans la franchise anglaise. Notre cuisinier à nous est un peu le Pascal le grand frère des cuistots. D'ailleurs, il est ancien rugbyman et boxeur à ses heures, donc logiquement dans le premier sujet de la soirée pour faire comprendre au restaurateur comment une équipe fonctionne, il l'a emmené sur le terrain pour un affrontement viril mais correct.
Deuxième french touch, M6 aime les programmes qui occupe toute la soirée. Il a donc clairement fallu allonger la sauce et la production a opté pour une grosse louche de mélo. Le premier couple de restaurateurs n'a jamais de temps pour sa fille, la fée Philippe Etchebest leur permet d'aller passer une soirée glauque dans un karaoké désert avec leur gamine.
Sinon, la recette est la même, au début tout est nul et le cuisinier refuse de collaborer et à la fin tout s'arrange et les affaires repartent.
J'avoue quand même que le deuxième cas de la soirée avec ce qu'on doit désormais appeler le « soupegate » m'a beaucoup amusée. Le chef débarque dans un bled atroce (qui ne l'est pas d'après mes commentaires) et doit venir au secours d'un restaurant qui a....mauvaise réputation. Le précédent propriétaire aurait en effet transformé le troquet de la ville en « bordel » et les repreneurs n'ont jamais songé à communiquer sur la nouvelle identité des lieux, laissant sur la façade d'angoissants mannequins vêtus de costumes traditionnels, un repère pour les bordels dans la région a priori. A l'intérieur, ce n'est guère mieux, la serveuse fait peur et le cuisinier semble sur le point de se pendre. Sa situation ne s'améliore guère quand le coach culinaire lui interdit de servir une soupe « piquée » qu'il a préparée « la semaine dernière ». Comme nous ignorons à quel moment de la semaine en cours nous sommes par rapport à la précédente, cette mention demeure angoissante. Pendant un quart d'heure, le cuisinier responsable des lieux se reproche sa négligence au sujet de la soupe et le chef est incapable de lui faire surmonter cette épreuve.
Le téléspectateur comme Philippe Etchebest finit par le supplier d'oublier cette damnée soupe.
Au final, le restaurant est transformé en sandwicherie et tout repart sur les bons rails. Les gens sont informés que les lieux ne font plus bordel et la foule afflue, ce qui extrêmement crédible (a priori).
Le fond entre la version anglaise et l'adaptation française reste le même et demeure toujours aussi alléchant pour le téléspectateur sadique : des restaurateurs inexpérimentés / sales / débiles légers / inconscients (les mentions inutiles sont à rayer) se lancent dans une aventure qui les dépasse et ils ont besoin d'être repris en main par un coach énergique. Ainsi, hier, j'ai beaucoup ri en découvrant la serveuse du premier restaurant secouru qui est notoirement incapable de sourire – je me suis même demandé si elle en était capable physiquement – et qui ferait fuir n'importe quel client sensé. Il ne vient jamais à l'idée de son patron de lui demander de se dérider un instant pour attirer le chaland.
Mais au final, la magie opère. Les cuisiniers étaient à chier, le chef leur apprend deux recettes à lui et ce qui sort dans les assiettes devient mirifique. La salle était atroce, seul bon point des designers professionnels transfuges des « maçons du coeur » - j'en suis certaine – viennent la transformer. Le restaurant est situé à 150 bornes de la première sortie d'autoroute au fin fond de la Creuse, les « experts » - ça aussi, c'est nouveau. Philippe Etchebest s'entoure de trois « experts » professionnels de la profession qui lui donnent les clés pour apporter une solution à son problème de la semaine – changent la donne (ou pas).
Je vous confirme que « cauchemar en cuisine » est vraiment une bonne émission mais surtout pour le téléspectateur à mon avis.

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