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Le 15 avril, à 20h 45 sur la chaine National Geographic Channel : « LES MYSTERES DE L’UNIVERS – Eruptions volcaniques et tremblements de terre ».

Par Ananda

 

L’émission débute par un constat, hélas, trop vrai : « personne ne peut prévoir » ces catastrophes naturelles majeures que sont éruptions volcaniques et tremblements de terre.

En dépit de la faculté qu’a l’Homme actuel d’ « écarter tous les obstacles qui se dressent devant lui », il reste désespérément « impossible d’anticiper les fureurs cosmiques de la nature », et cela donne un sentiment d’impuissance.

Et, si l’on sait que, sur TERRE, « les éruptions volcaniques se déclenchent régulièrement », l’on n’en découvre pas moins – avec un certain étonnement voire avec un étonnement certain – qu’elles constituent des phénomènes communs à de nombreuses planètes de notre système solaire : « nos plus grosses éruptions ne sont rien comparées à celles qui existent sur d’autres planètes » !

A tel point que l’on peut, à bon droit, considérer séismes et éruptions comme « les plus violentes manifestations naturelles de notre cosmos ».

Commençons par LA TERRE : « chaque jour, de nombreux séismes ont lieu dans le monde » (mais il s’agit, en général, de séismes mineurs), et l’on a évalué à 75 millions de personnes le nombre total des gens auxquels de semblables catastrophes ont ôté la vie.

Ces manifestations libèrent une énergie considérable, évaluée au moyen de ce qu’on appelle « l’échelle de Richter ». L’ échelle de Richter est une échelle de magnitudes allant de 0 à 10 (voire davantage). Un séisme de magnitude 9 causera forcément beaucoup plus de dégâts qu’un séisme de magnitude 4.

Pour « expliquer » ce genre de phénomène, il n’y a pas trente-six solutions : il y a lieu de « comprendre l’architecture de notre planète ».

Au centre de la Terre se trouve le « noyau interne », constitué de fer et de nickel à l’état « solide ».

Autour de ce noyau central, nous trouvons un épais « manteau » de magma très chaud, pouvant atteindre les 1 900 degrés Celsius.

Troisième te dernière composante, en surface : la croûte, soit seulement « 1% de la masse de la planète » ; pour mieux imager leur propos, les scientifiques la mettent sur le même pied que la peau d’une pomme par rapport à l’ensemble du fruit.

Dans le cas des éruptions et séismes, ce sont le manteau et la croûte qui nous intéressent.

« Le manteau est fluide » parce que constitué de « roches en fusion » parcourues par des « courants de convection » qui agissent sur les « plaques tectoniques en mouvement » de la croûte. C’est ainsi que, subissant des « pressions énormes », « les plaques peuvent se chevaucher, glisser l’une sur l’autre ». Lorsque deux plaques se pressent l’une contre l’autre, il y a séisme. A ne jamais oublier : « les plaques sont en mouvement constant ».

Pour illustrer un peu le propos, l’émission nous entraîne à New-York, sur l’île de STATEN ISLAND. Nous y voyons des roches qui portent encore les traces de « divergences tectoniques » très anciennes, puisqu’elles nous font remonter jusqu’à 400 millions d’années en arrière, au temps où la Terre n’avait pour seul continent que la PANGEE. On nous raconte que cette Pangée a fini par « éclater », creusant notamment, par ce processus, il y a 200 millions d’années, l’Océan Atlantique.

La planète Terre est le théâtre d’une évolution sans répit.

Il faut savoir – et ne pas l’oublier non plus – que « son aspect actuel ne représente pas plus de 1% de son histoire totale » !

Commentaire (logique) d’un savant : « les configurations continentales et océaniques actuelles vont changer ».

Le moins qu’on puisse dire, c’est que, sous nos océans et continents, « s’affrontent des forces gigantesques ».

Une éruption volcanique, c’est, d’abord, « la libération d’une énergie accumulée depuis des centaines voire des milliers d’années ».

A chaque instant, ce ne sont pas moins de « 12 volcans » qui entrent en éruption sur terre. On garde encore en mémoire les éruptions majeures les plus récentes : celle du MONT SAINT-HELENS aux Etats-Unis qui date de 1985, ou encore celle du volcan philippin PINATUBO, en 1991. Ces cas sont de très bons exemples de ce qu’on nomme « éruptions explosives », à savoir éruptions au cours desquelles « le magma libère ses gaz, qui explosent » en projetant, à leur tout, magma, nuage de cendre et pierres dans les airs.

Mais allons maintenant faire une petite promenade dans l’espace…

Planète ultra-violente, la planète VENUS « est couverte de volcans » ; on y compte « plus de 1 600 structures volcaniques majeures ». Par contre, elle diffère de la Terre en ce que les plaques tectoniques y sont inexistantes. A cela, une raison : « elles s’effondrent à l’intérieur de la planète ».

Tout comme la terre, Vénus possède un noyau interne, ainsi qu’un « manteau rocheux en fusion ». Cependant, sa croûte, beaucoup plus épaisse que celle de notre planète, « fonctionne à la manière d’une cocotte-minute ».

Imaginez…on a découvert, sur l’inhospitalière planète, « une rivière de lave » qui court depuis le pôle nord jusqu’au pôle sud !

La planète MAS n’est, pour sa part, pas en reste, puisqu’elle aligne « les plus grands volcans du système solaire », parmi lesquels culmine le roi des rois des volcans, le fameux MONT OLYMPE, qui fait 25 kilomètres de haut. Pourtant, fait étrange, à les regarder de plus près, ces méga volcans martiens ne nous paraissent guère impressionnants : la base du Mont Olympe, par exemple, est d’une largeur telle que, « si vous la gravissiez, vous n’auriez même pas l’impression de gravir » ! Explication : « la lave, comme sur Vénus, se forme toujours au même endroit ».

Le SUPER-VOLCAN, on le voit, est loin d’être un phénomène rare.

Pourtant, chez nous, sur Terre, il peut avoir des conséquences gravissimes : ne doit-on pas la plus grande des extinctions d’espèces vivante (soit 95% de la biosphère) à l’éruption cataclysmique d’un super-volcan sibérien, bien avant l’extinction qui a frappé les dinosaures ? Cette extinction fut la conséquence de l’éjection de « centaines de milliers de km3 de cendre et de lave ».

Autre exemple, celui-là bien contemporain, celui du YELLOWSTONE, aux U.S.A. Tout le monde a entendu parler de ce célébrissime parc naturel semé de geysers, d’une beauté époustouflante. Ce qu’on sait moins, c’est que, sous Yellowstone, se cache un super-volcan très actif, dont la dernière éruption remonte à 640 000 ans. Pour les avants, ça ne fait pas de doute, Yellowstone se réveillera un jour. Mais quand ? Ils se le demandent eux-mêmes.

Avec « une chambre de 70 km de largeur » (qui, actuellement, alimente geysers et sources chaudes), le monstre ne fait que dormir d’un œil…ce qui rend la situation, tout de même, assez préoccupante. Pour le moins soucieux, les volcanologues pondent leur scénario-catastrophe : « une super-éruption provoquerait des ouragans de pierres déplacées à une vitesse de 150 km/h, en sus d’une vague de chaleur déversée sur l’ensemble de notre planète et d’une pollution de la stratosphère par des nuages de cendre »…Brrr !

Il n’y a pas à dire : comme s’évertue à le souligner la série de documentaires baptisée « Les Mystères de l’Univers », « nous sommes menacés par toutes sortes de scénarios apocalyptiques ». Non contents de devoir compter avec les astéroïdes, les rayons gamma et les trous noirs (probabilités toutefois « très faibles »), nous avons de surcroît à nous focaliser, cette fois bien plus sérieusement, sur cette caldera de Yellowstone, qui, désormais sous haute surveillance, nous a révélé qu’elle était sujette à une éruption tous les 600 000 ans.

Donc, le méga volcan n’a qu’à bien se tenir : les spécialistes le scrutent avec grand soin ; leur optique est d’étudier « tout ce qui se passe entre deux éruptions », en particulier au moyen du G.P.S. Ils ont d’ores et déjà appris que le monstre « grandit de plus en plus vite », très exactement de « 8 centimètres par an ».

Cela se confirme : Yellowstone est une vraie « bombe à retardement ».

Mais les super-volcans de ce type ne sont pas l’apanage de la planète Terre.

Tournons-nous vers IO, une « lune de JUPITER de la taille de la nôtre ». Un scientifique nous le dit plaisamment : la  planète « ressemble à une pizza », avec ses innombrables « rivières de roche en fusion » et « lacs de soufre », ses « volcans gigantesques » qui crachent des panaches montant « à des centaines de mètres » et donc visibles depuis le télescope Hubble .

La raison du « niveau volcanique élevé » de la petite planète Io est à trouver dans la proximité de sa planète-mère, Jupiter exerçant des « forces de marée » extrêmement puissantes ; jugez-en : « à marée haute, la surface d’Io se soulève jusqu’à une hauteur de trente étages ». En conséquence, nous avons affaire à une planète « très chaude », constituée d’une « croûte solide » et d’un « intérieur en fusion ». On ne sera pas étonné d’apprendre que le satellite jovien « compte beaucoup de super volcans », dont, sans conteste, le plus remarquable est le LOKI, d’une taille quatre fois supérieure à celle de notre Yellowstone et large de 190 km. Impressionnant, non ?

Rosalie LOPEZ est une volcanologue américaine qui « cherche à comprendre le volcanisme de Io en étudiant le volcan KILAUEA, à HAWAÏ ». Elle nous apprend que « le volcan est alimenté par une rivière de roche en fusion, encore appelée panache mantellique ». Ce panache agit et donc, crée du volcan en perçant la croûte. Or, sur Io, il y a des centaines, sinon des milliers de panaches mantelliques dont la lave est à 50 degrés Celsius de plus que la lave terrestre. « Io , nous explique R. Lopez, pourrait être une fenêtre sur le passé de notre planète ».

Grâce à l’efficacité et à la précision de leurs « nouveaux outils », les scientifiques sont mieux à même, maintenant, de cerner le comportement de cette dernière.

Ce qui les a le plus frappé, c’est sans doute sa fragilité : « au moindre changement, la Terre connait un véritable traumatisme », et « les séismes ont des répercussions sur de très longues distances, des distances de l’ordre de centaines, de milliers de kilomètres ».

Ainsi que nous l’avons déjà vu, les séismes « frappent sans prévenir ». D’où l’absolue nécessité, nous explique-t-on, de « découvrir de quoi la faille est faite », ce qui est loin d’être facile, cette dernière étant « enterrée sous des kilomètres de roche solide ».

Un bon exemple est celui de la faille de SAN ANDREAS, en CALIFORNIE.

Courant le long de la côte californienne sur une longueur de 12 000 km, cette faille se trouve, en réalité, « à la jonction entre la plaque Pacifique et la plaque nord-américaine » qui « se frottent l’une contre l’autre ». Tout comme Yellowstone elle est l’objet d’une étroite surveillance, ainsi que d’une recherche ayant pour objectif de « déterminer le lien entre petits et gros séismes ». Les chercheurs y ont plongé un « micro détecteur de vibrations », avec pour mission d’ « entendre ce qui se passe aux tout premiers instants d’un tremblement de terre ». L’espoir ultime est, bien sûr, d’en « détecter les signes annonciateurs ». A suivre…

Mais croyez-vous que les séismes soient propres à la bonne vieille Terre ? Une fois de plus, non.

Figurez-vous que la LUNE sait aussi ce que c’est que les secousses telluriques, celles-ci étant, dans son cas, induites par les forces de marée que sa planète tutélaire exerce sur elle.

Il existe même – le croiriez-vous ? – des « tremblements solaires ».

Là, ça ne rigole plus : il s’agit d’ « énormes explosions », aussi appelées « éruptions solaires », qui projettent de gigantesques jets de plasma dans l’espace et auprès desquelles l’explosion de « toutes les armes nucléaires de la planète entière » feraient plutôt pâle figure. On se souvient, pour donner un exemple, qu’en 1978, un de ces séismes, de magnitude 11,3 sur l’échelle de Richter, a été enregistré sur l’astre de lumière.

Plus extraordinaire, plus impensable encore : le cas des MAGNETARS.

La magnétars sont aussi des étoiles ; des étoiles à neutrons. Dotés d’un « champ magnétique très puissant », ces astres tournent sur eux-mêmes à une vitesse vertigineuse, de l’ordre de « milliers de tours à la seconde ». En fait, on pourrait voir en eux des sortes de « boules de cristal géantes », dont la croûte solide serait faite de « neutronium pur ». Lorsqu’une telle croûte « craque, se fêle », on peut sans peine admettre que les séismes atteignent des degrés qui vont « au-delà de l’entendement » ; on en a enregistré qui étaient à 32 degrés sur l’échelle de Richter ! Un savant, en riant, nous assure que pareille intensité « retournerait la croûte terrestre comme une crêpe ».

Ces « tremblements de magnétars » ont, on le constate, de quoi faire peur. Représentent-ils un quelconque danger pour notre chère petite planète ?

La réponse des spécialistes arrive sans tarder, catégorique : nous le sentirions passer ! Le plus grand danger serait la destruction – assurée – de la couche d’ozone, qui nous condamnerait à « l’exposition aux ultra-violets ».

Reste à savoir si ces étranges astres sont nombreux dans notre voisinage. Difficile à dire…Pour l’instant, l’on n’en a repéré qu’une dizaine, dans notre galaxie. Les astronomes soupçonnent cependant qu’ « il doit y en avoir beaucoup plus ».

Par conséquent, ne nous leurrons pas, et acceptons cette fatalité, une fois pour toutes : face aux puissantes forces qui se déchaînent, dans les espaces comme sur Terre, le jour où nous ferons un tant soit peu le poids n’est pas encore venu.

Et c’est sur ces accents pour le moins grandiloquents que le film se termine : « les fureurs cosmiques seront toujours là pour remettre l’Homme à sa place ». Amen. Et qu’on se le dise !

P. Laranco


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