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Journée spéciale “garces”. Épisode I. On a de la...

Publié le 19 avril 2011 par Mmepastel
Journée spéciale “garces”.
Épisode I. On a de la...

Journée spéciale “garces”.

Épisode I. On a de la chance de vivre aujourd’hui.

À mon avis, quand en 2009, Kate Atkinson a écrit ce recueil de nouvelles acides, elle avait bien relu son Joyce Carol Oates illustré. J’ai vraiment pensé à l’auteure américaine en lisant celui de l’écossaise, tant ses portraits de femmes sont faits au vitriol, avec ce mélange de bizarre, d’ironie, de cruauté, d’humour et de grotesque flirtant avec le fantastique. Des contes cruels.

J’avais déjà parlé précédemment d’une de ces nouvelles, Je ne suis pas une Joan, particulièrement réussie à mon avis. Mais je n’avais encore tout lu. C’est chose faite. Et j’ai envie de m’attarder sur la nouvelle qui ouvre le recueil, Affaires de coeur, car elle symbolise assez bien le mélange british évoqué par la couverture et l’acidité réelle du livre. 

Le Franklin, pauvre faux héros de cette nouvelle, rencontre Connie, une jeune femme séduisante et lisse (“Connie avait des cheveux bruns raides qui n’avaient jamais l’air de s’emmêler, une haleine légèrement mentholée à toute heure du jour et jouissait d’une carnation sans défaut qui va de pair avec une conscience claire”, et se croit propulsé, tout comme nous, dans un univers à la Jane Austen : un mariage se profile rapidement à l’horizon (““C’est exactement comme dans Jane Austen”, fit Connie” au moment où l’affaire s’enclenche). Franklin se laisse glisser dans sa future famille avec passivité et confiance : “Il nageait dans le marais génétique des Kingshott comme une loutre heureuse caressée par le soleil.” Peu importe si une des soeurs de Connie est étonnamment entreprenante, si la mère semble naviguer sur les remous des effets du Prozac à hautes doses, et si le père se révèle un emmerdeur de première. Il est délicieusement pris au piège… Il épousera Connie et sa famille.

Oui, mais… Les quatre femmes de cette famille révèleront de tout autres projets que l’innocente mascarade matrimoniale… Il y aura un meurtre, façon Cluedo (dans la bibiothèque, avec un couteau). Et Franklin sera tout naturellement le coupable désigné. Les hommes, dans cette sombre histoire, seront les victimes d’un gynécée particulièrement astucieux et dénué de scrupules. Et nous, lecteurs, on s’étranglera en sirotant notre thé, moitié hilares, moitié horrifiés.

Les femmes de Kate Atkinson sont désormais en pleine forme.


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