Magazine Bien-être

L'enfant doué, hypersensible, hyperactif

Publié le 02 mai 2011 par Do22

014 chld resize «Quand j'étais petite, je n'étais pas grande.» chantions-nous à l'école ! Pourtant, déjà toute petite, j'étais grande mais je ne le savais pas.
 
Je me suis toujours sentie différente, à part, pas comme tout le monde. Toujours première de classe au primaire, en plus d'être la plus grande (en taille !) de ma classe.  
 
Les amies de maman disaient que j'étais un «petit génie». Ah bon ?! Personne de ma famille ne me le disait pourtant. Sans être un bouc-émissaire, je n'avais pourtant pas d'ami(e)s au primaire. Ma tante m'a dit dernièrement que, déjà jeune, je ne participais pas aux jeux avec mes  cousins/cousines dans les réunions familiales. Je ne m'y sentais pas à ma place.

Arrivée au secondaire, je me suis fait une amie avec qui j'ai partagé mes rires et mes jeux pendant 2 ans. Pas mes peines, je ne les montrais pas. Mes notes ont chuté pour me faire atterrir dans les derniers de classe, un des symptômes de l'enfant doué. Puis j'ai eu un grave accident qui m'a fait passer six mois de convalescence à la maison. J'avais 14 ans.
 
Changement d'école, de classe, de matières. Mes nouvelles «amies» étaient des jumelles qui avaient besoin de moi pour leurs devoirs. Je me suis découvert un rôle qui durera près de 20 ans, et qui dure toujours (sauf que j'ai appris à aider sans m'oublier maintenant !) : aider les autres à être heureux. Enfin, je me sentais utile. L'aide psychologique et spirituelle que j'apportais à mes copines de classe m'a valu le titre de «psy de la classe» au Cégep. Je ne faisais rien de spécial, ça venait tout seul et ça me rendait heureuse de savoir que je pouvais aider quelqu'un à être plus
heureux.
 
Mon poste dans les dernières de classe a duré jusqu'à mon DEC(=Bac). J'ai toujours eu l'impression que les profs m'ont «donné» ce diplôme pour se débarrasser de moi ! Je m'en fichais, je voulais avoir ce papier pour ma famille et je ne suis même pas allée à la remise des diplômes !
 
Je réussissais tout ce que j'entreprenais, du plus petit bricolage à l'organisation de camps de vacances. Je me sentais pourtant toujours seule, différente, incapable de me faire de vrais amis. Je lisais beaucoup, je travaillais et étudiais (pour moi) la psychiatrie et la psychologie, la spiritualité, mon rêve était de devenir infirmière et thérapeute pour pouvoir aider les gens. J'ai voyagé à travers le monde, à la recherche de «quelque chose» que j'ai finalement trouvé au Québec : Moi !
 
En dernière année de secondaire, je jouais de la guitare au lieu de faire mes devoirs, mes notes s'en trouvaient améliorées, ma mère se faisant naturellement beaucoup de soucis de me voir si studieuse. sur ma guitare ! Au Cégep, je suivais les cours de littérature en tricotant plutôt que de prendre des notes, j'avais remarqué que je réussissais mieux aux examens en agissant ainsi, au grand dam du professeur qui n'avait jamais dû voir ça de toute sa longue carrière !
 
En mathématiques, j'excellais en géométrie et en algèbre mais étais «pourrie» dans les courbes et la physique. J'ai même mis en doute, devant toute la classe, certains dogmes mathématiques que le prof, qui prenait sa retraite en même temps que je recevrais mon diplôme, devait aller vérifier tellement ma logique avait l'air implacable. et parfois, il n'arrivait pas à me convaincre même après vérification.
 
Enfant douée, je m'en suis rendue compte beaucoup plus tard. En fait, dans quelques examens d'école, j'avais réussi à trouver la solution à des problèmes que je trouvais enfantins, sur lesquels mes collègues de classe planchaient des heures sans trouver la réponse. Au test psychométrique de secondaire, je dois avoir fait un QI de 130. Au test d'orientation scolaire pour savoir ce que je voulais faire dans la vie, j'ai répondu exactement ce qu'il fallait pour qu'on me dise que je voulais devenir infirmière, ce que je voulais profondément. C'est une psychologue que j'ai consultée à l'âge de 26 ans qui m'a dit que je devrais m'inscrire à MENSA, l'association internationale des gens surdoués. «Pour faire quoi, aller jouer aux échecs avec des «bollés» ? Je ne vois pas ce que j'y ferais» lui ai-je répondu.
 
Quand arriva le temps de commencer mon cours d'infirmière, mes parents me répétaient «Tu es bien trop intelligente pour faire SEULEMENT infirmière !». Y'a pas de sot métier pourtant. J'étais préposée aux bénéficiaires depuis l'âge de 15 ans durant toutes mes vacances scolaires, je rêvais d'être infirmière pour aller travailler dans le Tiers Monde. J'ai finalement abdiqué et suis entrée en faculté de médecine. J'ai réussi à faire trois fois la première année avant d'aller en psychologie. que j'ai laissé tomber après une session, je trouvais les théories qu'on y enseignait bien trop désuètes en rapport avec toute l'aide que je savais déjà apporter aux gens.
 
J'étais une enfant renfermée, solitaire, tout le temps en train de lire, j'avais une soif inextinguible d'apprendre, de créer toutes sortes de choses, de faire de la musique dans ma chambre ou d'aller me promener dans la nature, découvrant les fleurs, les arbres, les animaux, etc. J'étais une enfant qui posait tout le temps des questions, vive d'esprit, très curieuse, hyperactive mais, à cette époque-là (dans les années '70), on ne parlait pas d'hyperactivité, qui est un des symptômes des enfants surdoués. J'avais aussi toujours le dernier mot ! Un autre symptôme .
 
Je m'entendais toujours mieux avec des personnes plus âgées que moi, plus matures, je pouvais discuter avec des adultes de sujets d'adultes alors que je n'avais que 8 ou 10 ans.
 
Au-delà de tout ça, un autre symptôme de l'enfant doué est l'hypersensibilité. Un rien me touche, l'équilibre est difficile à atteindre et, surtout, à garder. La dépression est une épée de Damoclès en permanence sur ma tête, n'arrivant pas à vivre «comme tout le monde», ayant des aspirations «dingues», des projets de vie «débiles». «Sky is the limit» pour moi et rien ne pourra jamais m'arrêter. mais à quel prix !
 
Être un enfant doué, ce n'est pas évident quand ni les parents, ni les éducateurs scolaires ne le remarquent. et qu'ils préfèrent peut-être même envoyer l'enfant chez le médecin qui lui prescrit des médicaments pour calmer son hyperactivité.
 
Un enfant doué a besoin de plus d'attention qu'un enfant «normal», il demande beaucoup, il doit satisfaire sa soif d'apprendre, de découvrir et pose souvent des questions qui peuvent paraître incongrues mais auxquelles il est bon de répondre de façon adulte et non en renvoyant l'enfant à ses billes. Un autre symptôme est que l'enfant est souvent, et restera toujours, un «leader».
 
L'enfant doué est aussi souvent hypersensible et fragile émotionnellement, sa capacité «d'en prendre» est parfois très grande mais, surtout, proportionnelle à ce qu'il va ressentir profondément.
 
Ne pas être reconnu et encouragé dans sa douance, l'enfant pourra prendre de «mauvais chemins» de vie, sombrant parfois dans la drogue, l'alcool et la dépression, la psychose ou la schizophrénie même, découragé de ne pas pouvoir vivre «comme tout le monde».
 
Reconnu et encouragé, l'enfant doué pourra devenir quelqu'un de grand qui aura du succès dans sa vie et connaîtra le bonheur d'être soi-même, mais il se sentira toujours différent...

Dominique Jeanneret
Intervenante en psychospiritualité
www.dominiquejeanneret.com

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