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Man Utd 4 - 1 Schalke

Publié le 05 mai 2011 par Dlem

Les remplaçants de United n'ont pas déçu en s'imposant hier soir face à Schalke, confirmant la finale à Wembley face au Barça tout en laissant au repos la majorité des cadres en vue du match contre Chelsea.

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Fergie a-t-il des testicules aussi grosses que des melons ? C'était le titre assez équivoque d'un sujet sur le très populaire forum anglais consacré à United, RedCafe, hier soir après la demi-finale retour des Red Devils. Et au-delà de cette image fruitée, il faut admettre que l'écossais en a dans le slip. Certes, nous le savions déjà, mais peut-être pas à ce point-là. Combien de managers aligneraient en demi-finale de Ligue des Champions une équipe quasi B ? Combien l'ont déjà fait ? De mémoire, aucun. Certes, l'avantage acquis au match aller nous permettait d'aborder cette rencontre assez sereinement. Certes, Schalke n'est pas Barcelone, le Real ou l'Inter Milan. Mais tout de même ! Après avoir sorti Arsenal de la Cup avec une équipe expérimentale, Fergie a remis ça en CL.

Le manager écossais avait annoncé quelques changements, tout en gardant une ligne défensive expérimentée. Alors quand on a vu que devant Van der Sar se trouvaient Rafael, Smalling, Evans et O'Shea, on a vite compris qu'il s'était à nouveau foutu de la gueule de tout son monde ! A 30 ans, O'Shea faisait office de papy imberbe à côté de ses collègues juvéniles de la défense. Pour l'occasion, Sheasy était promu capitaine, un beau cadeau d'anniversaire pour le joueur connu pour être l'un des plus limités de l'effectif mancunien, mais alignable n'importe où. Au milieu, Gibson jouait les doublures de Carrick, Scholes à la baguette et Anderson pour ratisser. Seuls les ailiers Valencia, à droite, et Nani, à gauche, faisaient office de titulaires habituels et avaient pour but de prêter main forte à Dimitar Berbatov, désormais le troisième choix sur le front de l'attaque, derrière Rooney et Chicharito. Fergie gardait tout de même des solutions de rechange de luxe sur son banc, avec Vidic, Evra, Giggs, Fletcher ou encore Hernandez. Park, Rooney, Ferdinand et Carrick tenaient quand à eux compagnie à hargreaves dans les tribunes.

Un sacré pari tout de même, de l'aveu de Fergie himself après coup, mais compréhensible en vue du choc de dimanche décisif dans la course au titre. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que ce 19ème titre est pour moi plus important qu'une finale de CL face à Barcelone, mais je ne m'attendais pas à autant de changements et cette victoire est du coup encore plus savoureuse. S'il en est un dans le stade qui a dû être surpris également, c'est Monsieur Guardiola. Se taper Barcelone-Manchester en avion pour voir un match de Carling Cup, ça craint ! Le technicien blaugrana n'aura pas appris grand chose hier soir, l'équipe alignée hier n'aura rien à voir avec celle qu'il affrontera dans le remake de la finale de 2009, le 28 mai prochain, mais il aura tout de même noté la qualité de ce onze bis, la faculté de United à utiliser toute la largeur du terrain et la vélocité de nos ailiers.

Car, avec le soutien inconditionnel du public d'Old Trafford, surmotivé, ce sont bien ces ailiers qui vont dynamiter la défense des Königsblau, petit à petit, en multipliant les accélérations et en cassant peu à peu les reins des latéraux allemands. Après un début de match timoré, Anderson profite d'une perte de balle de Jurado au milieu de la pelouse pour servir Gibson. L'irlandais, d'une superbe ouverture verticale, isolait parfaitement Valencia qui n'avait plus qu'à crucifier Neuer entre les jambes. Cette fois il n'y aura pas de démonstration de la part du portier allemand, qui s'incline dès la 26ème minute de jeu. 1-0. La mission de Schalke est toujours la même : ils doivent marquer trois buts pour se qualifier. Mais leurs minces espoirs vont être anéantis six petites minutes plus tard. Sur une rentrée en touche, Rafael trouvait Anderson, le brésilien transmettait le cuir à Valencia qui rendait la pareille à Gibson, bien seul devant le but, qui fusillait un Neuer décidément beaucoup moins impressionnant qu'au match aller. 2-0. Le meilleur gardien du monde a déjà pris autant de buts qu'au match aller et ça le rend nerveux, il se fritte un peu à Valencia mais la réduction du score par Jurado, après une erreur de Smalling, sauvera l'honneur de son équipe. 2-1 (34ème). Ce sera le score à la mi-temps, malgré une nouvelle grosse occasion pour les Red Devils et Valencia, sauvée sur la ligne par un défenseur.

Les remplaçants étant sur le terrain, pas de changement pour Sir Alex. United, sans maîtriser le ballon à outrance (la possession était équilibrée), se montrait efficace et parfois même séduisant, avec de belles combinaisons où Nani, Valencia et Anderson étaient régulièrement impliqués. Paul Scholes a déjà distillé une poignée de transversales somptueuses qui provoquaient en nous des crampes à la machoire. 55ème, Neuer nous rappelle qu'il n'est pas un manchot en détournant d'une jolie envolée un bel envoi (si, si !) d'Anderson. Rangnick fait alors monter Huntelaar, l'ex-futur-meilleur-attaquant-du-monde (70ème). Un avant de plus, pour un défensif de moins. Schalke va laisser encore plus d'espace derrière et United va en profiter. Smalling, d'abord, inscrit un but refusé pour hors-jeu (71ème). Dans la foulée, Anderson profite d'un bon travail entre Nani et Valencia, encore. Le tir du brésilien est contré mais, dos au but et à terre, il se relève rapidement et envoie un nouveau tir à la retourne pour faire 3-1 (72ème). Le temps pour Fletcher de faire son grand retour en remplaçant Scholes, de sortir un Rafael boitillant au profit d'Evra, et les Red Devils scellaient le score à 4-1. Valencia faisait à nouveau preuve de vista en servant parfaitement Berbatov qui, malgré un compteur but encore vierge en coupe d'Europe, la jouait collective pour permettre à Anderson, seul, de doubler le sien (76ème). Le bulgare laisse alors sa place à Michael Owen, qui aura une occasion d'inscrire son nom au tableau d'affichage mais son bel envoi sera repoussé par Neuer (91ème). Schalke pensera réaliser l'exploit de planter deux buts à Van der Sar quand Huntelaar poussera le cuir au fond des filets suite à un envoie d'Edu relâché par le grand hollandais, mais le juge de ligne brandit son drapeau.

La pire équipe de Manchester United se qualifie donc pour sa troisième finale de Ligue des Champions en quatre saisons et est prête à prendre sa revanche contre Barcelone. L'équipe B de MU a écrasé celle qui a explosé le tenant du titre. 6-1, score cumulé. Raùl, bien muselé par Smalling et Evans, quitte sa compétition préférée pour peut-être ne jamais la retrouver. Les Red Devils et Sir Alex ne sautent pas de joie et nous non plus, ils ont simplement le sentiment du devoir accompli. Fergie a fait confiance à son banc et ce dernier lui a bien rendu. Le sentiment au lendemain de cette victoire est différent des autres qualifications pour la finale, face à Barcelone ou Arsenal, par exemple, ou même au tour précédent, face à Chelsea. La rivalité avec Schalke n'est certainement pas la même et s'il subsistait une légère appréhension pour ce match retour, après avoir gâché tant d'occasions en Allemagne, on voyait mal comment nous pouvions ne pas aller à Wembley. Le public d'Old Trafford a passé une belle soirée, révisant au passage ses meilleurs chants en vue de la venue de Chelsea et de sa future visite de la capitale. Parmis eux, Guardiola est reparti en Espagne comme il en est venu, toujours aussi confiant, mais conscient également que United vendra chèrement sa peau.

Nous pouvons désormais préparer le match de dimanche dans les meilleures conditions. Sir Alex nous a rappelé que l'an dernier, la venue de Chelsea à OT avait suivi de près la douloureuse élimination face au Bayern, qui avait fatigué nos joueurs physiquement et mentalement. Cette fois, nous sommes prêts à en découdre et si l'arbitre le veut bien, nous jouerons à armes égales. Les cadres seront frais et le mental sera au zénit après cette belle qualif. Le plus dur, maintenant, c'est d'attendre dimanche, mais qu'il est bon de supporter une telle équipe !

United : Van der Sar, Rafael (Evra), Smalling, Evans, O'Shea, Valencia, Gibson, Scholes (Fletcher), Anderson, Nani, Berbatov (Owen).

Pas utilisés : Kuszczak, Vidic, Giggs, Hernandez.

Homme du match : Nani et Valencia ont été très bons, tout comme Gibson, il faut bien le dire ! On tape souvent sur l'irlandais, à juste titre, mais hier il s'est montré digne de porter le maillot rouge de United. Les testicules de Ferguson méritent d'être saluées également. Malgré tout, qui aurait parié sur un doublé d'Anderson ? Ses deux buts et son activité incessante, tant en possession qu'en récupération, méritent les félicitations du jury. Bien joué mon bonhomme !


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